Actualité à la Hune

Route du Rhum 2010

Virtual Regatta : 245 000 skippers sur la Route du Rhum !

  • Publié le : 11/11/2010 - 05:28

Virtual Regatta : la cartographie de la course Chaque concurrent ne peut - heureusement !- visualiser les 244 999 autres concurrents, sans quoi son écran ne serait qu'une bouillie de points ! On peut choisir de voir certains bateaux, et ceux qui sont en concurrence directe avec son propre avatar. Photo © Virtual Regatta - La Route Du Rhum 2010 La voile serait-elle en train de devenir le jeu en ligne préféré des Français ? Quelques jours après le départ de la 9e édition de la Route du Rhum, ils étaient plus de 245 000 skippers virtuels à se mesurer aux concurrents officiels sur le site de Virtual Regatta. Mais qui se cache derrière les pseudos <le Bigouden>, <phare Ouest>, <Passager du vent> ou encore <BOLKI>, qui vient de remporter l'épreuve virtuelle devant <DIOUCK56> ? Des hommes, des femmes, des adolescents, venus de tous les horizons, néophytes, plaisanciers confirmés ou professionnels du nautisme. Portraits croisés de ces régatiers anonymes qui, eux aussi, ne dorment plus la nuit...


LE RÉGATIER AVERTI

Vincent, 34 ans

Dimanche 31 octobre, 13 heures. Sur l'écran de la télé du salon, Vincent ne perd pas une miette du départ imminent de la Route du Rhum. Encore deux minutes à patienter, durant lesquelles il tape frénétiquement sur le clavier de son ordinateur portable, dans l'espoir de valider à temps les réglages de son multicoque. <Non ! Le site vient de planter !> Trop tard, son cap n'est pas pris en compte, et quand il peut reprendre les commandes de son bateau, deux heures et demie plus tard, il est 45 000e et file sous foc seul vers les Scilly, à l'opposé de sa route prévue plein Ouest, sous spi !

Beau joueur, Vincent sait qu'il n'aurait pas dû tant attendre pour s'inscrire sur la course, d'autant qu'il a choisi de ne pas acheter les options de confort payantes : voiles pro, waypoints, régulateur d'allure... qu'on peut acquérir dans leur ensemble dans un pack à 19,90 euros. Dans le même temps, les journalistes de France 3 annoncent des problèmes techniques sur le site de Virtual Regatta, sans doute occasionnés par une affluence record. Trois jours plus tard, Vincent est à la 2 700e place. <La preuve qu'on peut avancer sans les options. Il faut juste jouer ! Faire marcher sa tête et jouer !>

Route du Rhum 2010 : un des 245 000 skippers… virtuels Ils étaient 85 sur l'eau, au départ, pour tenter de remporter la Route du Rhum 2010. Ils sont 245 000 à s'affronter sur écran grâce à Virtual Regatta. Parmi eux, Vincent, moniteur fédéral de 34 ans... Photo © Marie Dufay Nul doute que pour cet entraîneur fédéral de catamaran, rompu à la lecture d'une carte météo et aux subtilités de la régate, l'exercice s'avère moins ésotérique que pour d'autres, d'autant qu'il a l'habitude des jeux vidéos et de leurs interfaces. <Pour autant, Virtual Regatta me semble très accessible au grand public, ce qui explique sans doute son attrait. Il suffit de cliquer pour changer de voile ou de cap, tandis que sur l'eau, les concurrents vivent une réalité tout autre, à plus de 20 noeuds de moyenne ; alors, on ne peut pas se prendre trop au sérieux, il ne faut quand même pas oublier qu'on est là pour s'amuser !>

Son mauvais départ lui reste cependant en travers de la gorge et il passe sa première nuit sur l'ordinateur pour rattraper son retard : <Si tu joues, ce n'est pas pour être dernier non plus !> avoue-t-il en riant. Même s'il sait qu'il ne talonnera jamais les premiers, dont certains sont sans doute équipés toutes options au vu de leur vitesse, Vincent passe autant de temps que possible à optimiser sa route en la comparant à celle des autres joueurs... surtout avant d'aller se coucher, pour ne pas avoir une trop mauvaise surprise le lendemain matin ! <Plus la course avance, moins on grignote sur les autres concurrents ; au départ, on les dépasse par paquets de 1000, puis la progression devient moins spectaculaire. Dommage qu'on ne nous donne ni la force et la direction de la houle, ni le courant, cela dit. Je trouve ce jeu très sympa, et c'est bien qu'il soit en libre accès ; la course réelle devient participative, et attire ainsi ceux qui n'ont jamais navigué. Tant mieux !>

LA NEOPHYTE RETRAITEE
Paula, 63 ans

La recette magique de Virtual Regatta, c'est effectivement que des néophytes en voile se retrouvent parfois dans les premiers au classement, et se piquent au jeu : Paula, une Nantaise de 63 ans, en est le parfait exemple. Hier matin, elle était 9e ; aujourd'hui passé en 169e position, son <Macaline 56 TPN> porte à la fois le nom de son chien et du groupe qu'elle a créé avec d'autres joueurs en 2009 pour la première Cap Istanbul. Tandis qu'elle était hospitalisée il y a quelques jours, ils ont assuré le départ de son bateau, lui ont envoyé fleurs et messages de rétablissement, et ils prévoient tous de se retrouver bientôt <dans la vraie vie> pour naviguer : ce sera une première pour notre retraitée compétitrice, qui n'a jamais mis le pied sur un voilier !

Pourtant, Paula est une concurrente sérieuse depuis son arrivée sur le site en 2008, qu'elle a découvert grâce à l'émission Thalassa : elle fait toutes les courses, sans exception. 99e sur la dernière Solitaire du Figaro, 97e sur le Tour de France à la voile, 59e pour Marseille-Istanbul, 53e sur l'Ag2r... Quel est son secret ? <Je pose des questions aux membres de notre groupe, qui compte près de 80 personnes, dont des informaticiens, des plaisanciers avertis... on communique beaucoup ; et puis à force de jouer, j'ai fini par acquérir des notions théoriques. J'ai acheté le pack toutes-options, et je me connecte 30 minutes le matin, 30 minutes le soir. J'ai également un ami qui vit à Tokyo, et le décalage horaire nous permet de gérer nos deux bateaux en continu ; parce qu'avoir le régulateur d'allure c'est bien, mais ça ne sert à rien si on ne change pas de cap avec les bascules de vent>.

Paula est tellement accro que, quand elle a la chance de pouvoir assister en réel à un départ de course, comme l'an dernier pour le Figaro, elle emmène son ordinateur portable avec elle pour contrôler simultanément son bateau virtuel. Paradoxe amusant venant de cette femme énergique, qui dirige une association d'aide aux femmes victimes d'addictions : <Je leur suggère de s'inscrire sur le site pour régater et rencontrer des gens ; remplacer l'alcool ou les drogues par la voile, c'est quand même plus sain, non ?>

LE PLAISANCIER DEBUTANT
Dimitri, 16 ans

Dimitri, 16 ans, est en première scientifique dans un lycée parisien. Il a découvert Virtual Regatta en 2008 et a couru le Vendée Globe avec son père pour finir aux alentours de la 740e place. <On se répartissait les rôles ; mon père gérait le bateau dans la journée, et je prenais le relais en sortant de cours. On faisait nos quarts, quoi !>

Sur la Transat Jacques Vabre, il finit 1 100e. Cette année, pour la Route du Rhum, Dimitri navigue seul sur son monocoque toutes options. Conscient du succès du jeu, il a anticipé la saturation probable du site au jour du départ, et s'est inscrit une semaine à l'avance. <J'ai pris la météo 48 heures avant le jour J et j'ai bien sûr suivi les préparatifs des coureurs dans les médias ; puis j'ai fait ma sauce. Mes réglages étaient validés deux heures avant le départ, comme ça j'étais tranquille. Je voulais prendre une route Sud, et j'ai regardé attentivement ce que les joueurs de bon niveau faisaient. Malheureusement, ils ont viré avant moi, et je me suis retrouvé distancé. A l'heure actuelle, je suis classé 400e ; si j'arrive dans les 200 premiers, je serai content>.

Dimitri se réveille quelques fois la nuit pour vérifier où en est son bateau, qu'il contrôle environ cinq fois par jour, surtout lors des bascules de vent. Fort des navigations estivales sur le Sun Fast 32 familial basé à Quiberon (dont le nom Lili laTigresse III est également celui de son bateau sur le jeu), il s'est mis l'an dernier au Laser Radial. La régate virtuelle lui plaît d'autant plus qu'elle l'aide à affiner ses connaissances théoriques en météo marine à l'échelle océanique, ce que son expérience pratique en dériveur ne lui permet pas. Il regrette simplement que le site n'actualise pas plus souvent les données météo, mais, dans l'ensemble, il n'a pas rencontré de problèmes techniques majeurs dans sa course virtuelle, hormis un unique changement de cap non programmé. <Tant que je prendrai du plaisir sur ce site, je continuerai à jouer !>


LE PRO INDEBOULONNABLE
Philippe, 42 ans

Philippe est leader du classement général de Virtual Regatta sur l'ensemble des courses de l'année - rien que ça ! Ce Girondin de 42 ans, commercial à la Banque Postale (partenaire principal de la course), s'est naturellement enthousiasmé pour le jeu, mais n'a jamais régaté <en réel> même s'il fait occasionnellement du cata depuis l'enfance.

Un collègue fan de voile lui fait découvrir le site en 2008 ; depuis, Philippe (<Philou33RKN> en course) n'en démord plus, armé cependant du recul et de l'humour indispensables à sa réussite ! Il a lui aussi pris le pack toutes options, validé ses réglages dès le matin du 31 octobre (cinq programmations de cap successives jusqu'à 19 heures), puis embarqué sur un bateau de sa société pour assister au départ à Saint-Malo. Peu après, des amis l'appellent pour lui signaler que son multicoque est échoué suite au bug informatique des premières heures : il arrive à rectifier le tir et regagne rapidement des places.

Virtual Regatta : une table à cartes… presque comme les vraies ! L'écran de contrôle d'un joueur de Virtual Regatta ressemble - presque !- à celui d'un concurrent de la Route du Rhum... en plus simple : d'un clic, on commande ses voiles ou son cap. Sans se faire mouiller et sans être secoué ! Photo © Virtual Regatta - La Route Du Rhum 2010 Pour lui, une analyse météo fine fait toute la différence. <J'y passe une heure le matin, vers 6 heures. J'étudie les fichiers Grib, je vais sur www.windfinder.com, puis je pars au travail. A 18 heures, je reprends mon bateau en main. Il s'agit d'être connecté aux moments-clé des bascules de vent, à 8 heures et 20 heures. Avec le système de routage Pacotool, je rentre mes latitudes et mes longitudes, et je sais précisément à quelle heure je sors des carrés de vent. C'est très utile !>

Philippe n'a jamais joué à aucun jeu de stratégie, mais celui-là lui plaît tellement qu'il y excelle et se retrouve sous les feux de la rampe (voir son interview ici). Il trouve que la cartographie du site est plus précise qu'auparavant, et la programmation multicaps meilleure. Bien évidemment, il vise le podium, et il est pour le moment dans le top 5 malgré son échouage lors du départ. Quand on lui demande si acheter les options de confort est indispensable, il rétorque qu'il a déjà fait deux courses sans, afin de montrer que cela n'empêchait pas de se classer dans les 100 premiers.

Et les autres ?

Dimitri, Paula, Philippe, Vincent, à l'image de tant d'autres, ont créé des liens amicaux durables avec d'autres joueurs sur le site. L'atmosphère est bon enfant : on se donne des conseils, on échange des infos, on discute les tactiques... Cette <double vie> sur la toile incommode parfois les conjoints imperméables aux joies informatiques et nautiques, mais elle démocratise de manière irréfutable la voile dans l'Hexagone ; pour preuve, le nombre toujours croissant d'inscriptions à cette Route du Rhum, comme si un délicieux virus se répandait au sein de la population, sans distinctions d'âge, de sexe ou de catégorie socio-professionnelle.

L'immense majorité des joueurs fait parfaitement la différence entre la course virtuelle et celle qui se déroule sur les flots, et apprécie de savoir que derrière certains pseudos se cachent des coureurs célèbres. Loïck Peyron dit se servir de Virtual Regatta pour s'entraîner, et une bonne moitié des skippers professionnels jouent aux côtés des anonymes. Tous soulignent le côté ludique et convivial de ces régates <pour rire>, même si certains la prennent tellement à coeur qu'ils en perdent leur sang-froid.

En allant faire un tour sur le forum du site, on découvre le <Coin des râleurs>, dédié aux récriminations des joueurs mécontents ; les commentaires y sont semblables à ceux de tous les forums du monde, où les tirs croisés de chacun se soldent par des règlements de compte salés et parfois hors-sujet. Un joueur taxe les responsables de Many Players, la société créatrice de Virtual Regatta, <d'escrocs>, car il estime que ceux ayant acheté les options sont favorisés dans le classement : <Si vous ne souhaitez pas de pauvres sur vos courses, indiquez-le dès le départ !>, s'insurge-t-il. Un autre joueur lui répond qu'il n'a pas été avantagé alors qu'il avait pris toutes les options, mais qu'il rencontre des difficultés à valider son cap. Un autre ajoute : <Vous êtes des assistés... suivez vos bateaux et taisez-vous>. Un quatrième conclut : <La course étant ouverte depuis six jours, ça laissait du temps pour prendre les options. Hier, à partir de 8 heures du matin, on avait la situation des vents pour préparer le départ. Les joueurs ayant acheté les options ont juste programmé leur départ sur trois-quatre heures. Voilà pourquoi ils sont maintenant devant. Si vous ne vous étiez pas inscrit au dernier moment et si vous aviez choisi un cap qui ne vous fasse pas échouer, vous ne seriez pas dans les choux>. Ambiance... Il y a aussi ceux qui se plaignent des publicités trop présentes sur le site à leur goût, ceux qui déplorent qu'une application Virtual Regatta n'existe que pour les iPhone et pas pour les autres smartphones, ceux qui pestent contre l'interface du jeu qui n'affiche pas clairement les cailloux et îlots où leurs bateaux s'échouent...

La rançon du succès

Quelques-uns hurlent au scandale à cause du bug causé par la sursaturation du site le jour du départ ; ils accusent Many Players d'avoir floué les joueurs <sans options>, estimant que les autres s'étaient étrangement retrouvés en tête de course au sortir du <trou noir> de cinq heures.

Dès le 1er novembre, l'équipe de Virtual Regatta présente ses escuses via Canyousea.com : <Le site a subi un pic très important de connexion au moment du départ (plus de 100 000 joueurs en simultané), et quatre de nos serveurs sont tombés en panne, causant une rupture du service entre 13 heures et 14 heures. Un palliatif permettant 50 % de connexion a été implémenté entre 14 heures et 16 heures. Le système fut ensuite réparé et le service a pu reprendre pour retrouver son niveau normal vers 18 heures. Cette chute des serveurs a causé des dommages collatéraux engendrant des anomalies dans la course. Ainsi nous avons pris la décision de déplacer tous les concurrents ayant subi ces avaries et se trouvant derrière le bateau pilote, sur ce même bateau pilote afin qu'ils soient pénalisés le moins possible. Cette décision est celle qui nous semble être la meilleure pour préserver l'esprit sportif de cette course>.

Dimitri, Paula, Philippe et Vincent avouent ne pas comprendre pourquoi certains fustigent Many Players au lieu de prendre du plaisir à participer à un jeu gratuit. <C'est comme le PMU : on joue comme on aime ! explique l'un d'eux. Qu'on n'ait pas envie de s'offrir le pack toutes-options, d'accord, mais à quoi sert-il de se plaindre d'être à la traîne si on ne se donne pas les moyens de gagner ?>

Interrogé sur la polémique qui fait rage sur le forum de Virtual Regatta, Philippe Guigné, l'homme à la barre de Many Players, apporte quelques éléments de réponse. <Quand il y a un problème sur le site, quel qu'il soit, c'est très dur à encaisser pour nous. On avait anticipé le problème de surcharge du réseau mais, sur les autres courses, il n'y a jamais eu plus de 50 000 joueurs connectés en même temps au moment du départ, et on a tous été surpris. Environ autant de personnes se sont inscrites le même jour. On a augmenté la capacité des serveurs, mais ce n'était pas encore suffisant. Là-dessus, on a eu d'énormes soucis avec l'application iPhone, bien plus téléchargée à sa sortie qu'on n'aurait pu l'imaginer... C'est douloureux pour nous de voir sur le forum les noms d'oiseaux dont on nous affuble. A ceux qui s'étonnent que des options soient payantes, je réponds que faire vivre un tel site, gratuit pour l'immense majorité des joueurs, a un coût. Je suis en tout cas fier d'avoir été reconnu comme club par la FFV, et qu'on puisse acheter sa licence de voile sur Virtual Regatta ! C'est l'aspect éducatif de notre travail qui m'intéresse, le fait que ce jeu soit français et qu'on permette aux gens de passer du statut de spectateur à celui d'acteur des sports nautiques>.

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Virtual Regatta en quelques chiffres

Le jeu de simulation en ligne Virtual Regatta a été créé en 2006 par la société Many Players, spécialisée dans les compétitions sportives virtuelles. Depuis, 24 régates ont eu lieu (Vendée Globe, Trophée Jules Verne, Solitaire du Figaro, Velux 5 Océans, Cap Istanbul, Transat Jacques Vabre...), donnant naissance à la plus importante communauté vélique du monde avec plus de 900 000 joueurs.

50 000 personnes se sont inscrites pour la Route du Rhum en 2006.
Pour l'édition 2010, on compte 1 000 000 de visites/jour. Le jour du départ, plus de 100 000 personnes étaient connectées en simultané.


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Dernière heure : la victoire virtuelle pour BOLKI !

La Route du Rhum virtuelle, partie le 31 octobre de Saint-Malo en même temps que les marins réels, a son vainqueur ! Après une dernière nuit décisive durant laquelle il a bénéficié d'une rotation du vent à l'Ouest, BOLKI a arraché la victoire mercredi 10 devant plus de 244 000 adversaires ! Sur son multicoque, il a devancé... d'une petite minute son poursuivant DIOUCK56. Bravo à eux, bravo à tous !

ww.virtualregatta.com

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  1. bilou ne l acirc;che rien  10/11/2010 - 05:40 Route du Rhum 2010 - 60 IMOCA Pas de pause pour monsieur Jourdain Déjà victorieux de la Route du Rhum 2006 sur Sill & Veolia en 12 jours, Roland Jourdain, qui mène actuellement la meute des 60 pieds IMOCA à un train d’enfer, ni pause, ni poésie, va tout faire pour claquer le doublé. Ce qui serait un bel au-revoir au monocoque pour celui qui va passer au MOD 70.
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  3. franck cammas, un vrai g eacute;ant  09/11/2010 - 00:02 La Route du Rhum 2010 au jour le jour / J9 Franck Cammas, la victoire d'un géant ! Cette fois, ça y est ! A Pointe-à-Pitre, au terme de neuf jours trois heures 14 minutes et 47 secondes de course, Franck Cammas a magistralement enlevé la 9e Route du Rhum. Sur son maxi-trimaran vert Groupama 3, Franck aura ainsi - la même année, sur le même bateau !- été le plus rapide autour du monde en équipage, puis le grand vainqueur d'une transat mythique en solitaire. Le lutin est devenu un vrai géant. Et sa performance peut être comparée à celle de Tabarly sur Pen Duick VI lors de la Transat 1976. Pas moins !