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Carnet de bord d’un novice au long-cours (2)

Mon idée «astronomique» pour remplir ma caisse de bord

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  • Publié le : 13/01/2011 - 07:49

Des Açores aux Canaries Parcours d'Orca depuis son départ de St Malo jusqu'à Sal, au Cap Vert. Photo © D.R. (Google / 2010 Europa Rechnologies / 2010 Tele Atlas) Du large et de la nuit en mer, mon expérience est nulle, car j'ai navigué autour de Saint-Malo, mais n'ai jamais dépassé Bréhat ; mon voilier est un Bi-Loup 77 acheté d'occasion et baptisé Orca. Pourtant à 32 ans, ayant quitté mon emploi, je décide de franchir le pas et de me lancer dans une première traversée cataclysmique vers les Açores. (Voir le récit de celle-ci dans mon premier article, ici.)
Ce baptême du feu aura au moins eu l'avantage de m'amariner et un mois plus tard, c'est plus confiant que j'appareille pour les Canaries (où j'aurai l'occasion de refaire ma caisse de bord), puis pour les îles du Cap Vert. Voici la suite de mon carnet de bord.


Açores - Canaries
800 milles - 17 jours

Quand je prends le départ pour ce nouveau périple, j'appréhende un peu. Vais-je à nouveau me faire rincer, comme lors de ma première traversée ? Si oui, je ne sais pas si j'aurais le courage de continuer... Mais il faut bien se lancer !
Belle intuition : cette traversée sera la plus belle. Une seule journée de pluie, une seule journée qui nécessite de prendre le 2e ris, des baignades fréquentes, des vents faibles, des calmes, du poisson et peu de cargos. Des vacances, quoi !

Orca, mon Bi-Loup 77

> Le Bi-Loup 77 est un biquille de 7,60 mètres, dessiné et construit par Whighton Yachts, au tirant d'eau faible, idéal pour s'échouer.
> Orca date de 1988 ; je l'ai eu d'occasion pour 18 000 euros (avec la remorque), en 2005. Son équipement est très simple : un détecteur de radar Mer-Veille, un régulateur d'allure Navik, une VHF portable, une radio grandes ondes, une balise spot permettant à mes proches de suivre ma trajectoire et, étant passionné par la navigation astronomique, un sextant. Pas de sondeur ni de speedo, d'anémomètre, de GPS, ou de loch.
> Pour l'énergie, j'ai un panneau solaire de 45 W posé sur le balcon arrière, en partie orientable, qui suffira largement, tant en traversée qu'au mouillage : le moteur HB Yamaha 4 temps de vingt ans d'âge ne sera jamais mis en route pour recharger la batterie.

On est encore loin des records de vitesse d'Orca, mais je ne suis pas pressé et n'ai de toute façon pas assez d'autonomie en essence pour passer les zones de calmes. Alors bronzette et lecture, ça me va.


Ainsi, je me déclare auto-entrepreneur :
ma petite entreprise s'appellera
"Sea, Sextant & Sun".

J'arrive finalement en vue des Canaries comme un Anglais qui viendrait de faire une sortie à la journée. Bateau propre et rangé, taud de GV mis, vernis impeccables, capitaine rasé de frais. Non, vraiment, une arrivée bien différente de celles des Açores.
À 16 h, j'entre dans le port de Las Palmas sur l'île de Gran Canaria. La marina est bondée à cause des places réservées pour les participants de l'ARC - l'Atlantic Rallye for Cruisers (voir notre récent article sur l'arrivée de l'édition 2010, ici) - et je n'aurai ma place que le lendemain.



Calme blanc Durant cette deuxième traversée, les calmes ont été fréquents, mais ce n'est pas déplaisant. Bronzette et lecture, ça me va ! Photo © Ioannis Rousseaux Las Palmas de Gran Canaria

Si j'ai choisi ce port, c'est surtout pour l'ARC, le rallye transatlantique organisé par Jimmy Cornell... Dès le départ, j'envisageais en effet de refaire ma caisse de bord en vendant des sextants d'occasion et en dispensant des cours de navigation astronomique - qui, en plus d'être ma passion, est mon seul moyen de faire ma route à bord (voir encadré ci-contre) - dans les ports où je faisais escale. Formule à la carte - de une heure à une journée et demie -, en cinq langues - français, espagnol, portugais, anglais ou grec, ma seconde langue maternelle. Et je m'étais dit que sur les 200 participants à l'ARC, il y en aurait forcément que ça intéresserait !

Passion pour le sextant Dans de bonnes conditions, trouver sa position au sextant est un plaisir que l'on a oublié. Dis-moi soleil, où suis-je ? Photo © Ioannis Rousseaux L'idée peut faire sourire, c'est vrai, mais je l'ai prise très au sérieux. Mon objectif est de rajeunir la méthode en proposant des cours simples et pratiques et que tout le monde comprenne le principe plutôt que les formules. Avant de partir, j'ai même rencontré François Meyrier - l'auteur du Mémento Vagnon de la Navigation astronomique - qui m'avait formé par le passé, pour lui demander quelques conseils.
Ainsi, je me déclare auto-entrepreneur : ma petite entreprise s'appellera "Sea, Sextant & Sun", mon amie Caroline me fera le logo, mon pote açorien Joao m'aidera pour les prospectus et il y aura même un site Internet (suspendu actuellement).

L'escale à Las Palmas dure cinq mois. Orca qui, par chance, a une place de choix, est transformée en salle de cours et bariolée de publicité, les prospectus sont distribués chez les shipchandlers et les affiches collées aux points stratégiques. Les cours fonctionnent très bien... Mais à ma grande surprise, 80 % des clients seront des Canariens et personne de l'ARC, mis a part un groupe qui me posera quelques soucis. (En fait, ces gens de l'ARC sont tellement occupés à la préparation de leur bateau qu'ils n'ont pas le temps. La vision que je garde d'eux est celle où ils courent le long des pontons, portable à l'oreille.)

Sea, Sextant & Sun Certains clients de "Sea, Sextant & Sun" deviennent des amis, car contrairement à ce qu'on pense, la nav' astro n'intéresse pas que les capitaines à la barbe blanche : l'idée de ces cours était de rajeunir cette méthode et ses adeptes... Pari réussi ! Photo © D.R. La vie aux Canaries est douce et le climat agréable. Les journées s'enchaînent, la caisse gonfle et gonfle encore, mais avec tout ça, je n'ai guère de temps libre.
Je fais malgré tout quelques belles rencontres. Massimo et Isidro me font visiter l'île et leur rire facile et très communicatif me fait passer de bons moments en leur compagnie. Loïc et Thays sont un couple de Français naviguant sur un Armagnac, mais en escale depuis un an pour refaire eux aussi leur caisse de bord, Christophe est de passage alors qu'il fait un tour de l'Atlantique sur son Etap 26, et puis Javier et Loli, Nicolas et Dagmara, Michelle et Gérard sur Tara, envisageant d'aller au cap Horn... Je fête mes 32 ans à Las Palmas et nous sommes 12 sur Orca.

A Noël, je rentre trois semaines en France, laissant mon bateau le coeur serré... Mais ce sera avec joie que je le retrouverai : qu'est-ce qu'on est bien chez soi !

Fin janvier, Rita que j'avais connue aux Açores vient me rejoindre aux Canaries. Fin février, Orca préparée pour un an de vagabondage, nous quittons le port de Las Palmas direction l'île de Sal, au Cap Vert, où nous devons déposer des vêtements et du matériel scolaire pour le compte d'une association.


Canaries - Cap Vert
850 milles - 11 jours

Orca fait de bonnes moyennes... Enfin ! Naviguer à deux est tout de même bien plus facile ! Le vent est assez faible au début, puis se renforce, mais nous naviguons quasiment tout le temps au portant. Parfois, nous gréons les deux génois en ciseaux ; une fois, on dépasse même un autre voilier ! (Quand nous croiserons son équipage à Sal, il nous dira que c'est impressionnant de voir un voiler débouler avec deux génois!)

Nav' en ciseaux Petit matin, il fait frais et Rita ferle la GV. Nos deux génois en ciseaux marchent comme un turbo ! Photo © Ioannis Rousseaux Seule la dernière journée s'avère vraiment sportive : la mer devient forte, la houle déferle par endroit et déboule sur les trois côtés. Craignant qu'un mauvais surf nous chasse et nous roule, on débranche le régulateur d'allures.

Eau au Cap Vert Corvée d'eau à Sal, au Cap Vert. Notre record : mettre jusqu'à 50 litres d'eau dans notre kayak de compet'. Dis, Rita, tu me passerais pas la rame ? Photo © Ioannis Rousseaux L'un est à la barre, l'autre avertit quand une vague plus haute que les autres arrive, afin que le barreur reste bien droit. Le bateau se met alors quasi à la verticale avant de partir en surf. Les deux quilles semblent fonctionner comme un rail, la barre reste souple. On court les derniers milles sous foc seul, éventuellement avec le tourmentin en ciseaux. Le spectacle des vagues de 5 à 6 mètres, s'il m'impressionne encore, me semble beau. J'aime cette navigation.

Nous rentrons de nuit dans l'anse de Palmeira, à l'Ouest de l'île de Sal, grâce au GPS portable que j'ai embarqué aux Canaries, Rita ne voulant pas partir sans et moi-même craignant de ne pouvoir me situer correctement avec le sextant en cas d'harmattan - ce vent chargé de sable peut fortement réduire la visibilité. D'ailleurs, le détecteur de radar mer-veille ne cesse de se déclencher alors que nous ne distinguons pas les cargos.

Trouver un mouillage où l'ancre croche nous prend quatre heures. Quand enfin ça tient, il est 8 heures, il fait jour et un pêcheur vient nous dire qu'on ne peut pas rester là car l'on risque de gêner les manoeuvres des petits cargos qui viennent de temps en temps... Allez, c'est reparti ! On se pose finalement avec succès bien à l'écart, plus près de la plage.

Sal Le Cap Vert, pas vert du tout ! Nous voilà en route pour un tour de pêche sous-marine. Photo © Ioannis Rousseaux Comme souvent aux escales, le temps se dilate. On ne devait rester qu'une semaine pour ne pas trop tarder et profiter de la saison sèche aux Bijagos. On reste quasiment un mois. L'île de Sal est pourtant la plus petite de l'archipel ; sèche, marron et désertique, elle n'évoque en rien la couleur emblématique du Cap Vert.
Il y fait plus chaud qu'aux Canaries, la vie y est plus lente. Si les programmes ne sont pas trop chargés, on s'y fait très bien... Avec une sieste obligatoire, cela va de soi. En mars, le vent souffle et ce n'est pas de tout repos. Le bruit à l'intérieur du bateau est fatiguant et les allers-retours à terre avec le kayak sont d'un genre sportif. La nuit, ça se calme, mais dès que le jour se lève, cela repart.

Orca à Sal Au fond, Orca au mouillage dans l'anse de Palmeira (île de Sal au Cap Vert). Photo © Ioannis Rousseaux Palmeira est un petit village aux rues pavées, très agréable, avec beaucoup de charme. Les gens y sont très sympas. Les pêcheurs reviennent souvent avec beaucoup de poissons, avec lesquels ils préparent des brochettes qu'ils grillent le soir dans les rues. Le petit bar où ils ont leurs habitudes est animé et résonne au rythme de la musique créole.

Rita, qui y est déjà venue huit ans auparavant nous sert de guide. Elle m'invite à manger une Cachupa, un plat local typique, cuisiné à base de maïs et de haricots, parfois agrémentés de viande de porc. Comme il y a peu de restos, il suffit de demander qui en fait dans le village avant de s'inviter chez l'habitant, moyennant une participation financière raisonnable - 6 euros pour deux. Partager un tel plat est tellement convivial que l'on fera notre propre Cachupa party sur Orca !

Nous faisons connaissance avec les pêcheurs. Quels mecs ! Il faut voir ce qu'ils ramènent et avec quel matériel ! Une semaine, Bongo - avec qui nous nous lions d'amitié - prend trois espadons d'environ 120 kg chacun, avec une ligne remontée à la main et un leurre qu'il a fabriqué lui-même ! Ambiance "Vieil homme et la mer"...
Les mains de Bongo sont pleines d'entailles ; sa barque est minuscule, avec un tout petit moteur. A côté des gens qui payent une fortune pour la pêche sportive, installés dans un fauteuil, une canne dernier cri et une bière dans l'autre main, ça laisse songeur !


Puis c'est le temps d'une dernière glace et d'une dernière boisson fraiche.

Un matin, on se réveille avec un petit voilier jaune dans le tableau arrière d'Orca. Surprise ! Loïc, Thays et son frère Tom nous ont rejoints cette nuit. Avec plus de vent et étant trois à bord, leur descente sur le Cap Vert n'a duré que six jours !
Nous passons quelques jours dans la baie de Mordeira, plus au Sud, en leur compagnie. Nous découvrons une petite grotte, faisons pas mal de pêche sous-marine, quelques feux - bien qu'il soit parfois difficile de trouver du bois - et Loïc met l'ambiance avec sa guitare. Une vie simple et douce, bien différente de celle que l'on a connue aux Canaries où il y a toujours quelque chose à faire.

Pêche miraculeuse De gauche à droite : Rita, Loïc, moi et Tom qui vient de pêcher un beau poisson perroquet, les plus difficiles à avoir. Alors ? On se le fait comment ? Photo © Ioannis Rousseaux A la veille de leur départ pour le Brésil, Thays montre à Rita comment me couper les cheveux. L'apprentissage se fait dans le noir et pendant l'apéro... Autant dire que je ne suis pas convaincu de ma coupe pour les prochains mois !
De notre côté, Rita et moi poussons jusqu'à Santa Maria, tout au Sud de l'île. C'est le coin le plus touristique de Sal et de loin le mouillage le moins confortable. L'eau est très belle, mais les kite-surfeurs et les planchistes n'ont de cesse de raser Orca.

Puis c'est le temps d'une dernière glace et d'une dernière boisson fraiche. On se prépare à larguer les amarres avec beaucoup de regrets, mais la saison sèche en Afrique s'avance et les Bijagos nous ont déjà que trop attendus !

...........
Retrouvez le premier article de la série "Carnet de bord d'un novice", ici.

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Vos commentaires

    • excelent, j'attend la suite avec impatience!

      Ajouté par clinton le 13/01/2011 - 15:12
    • Une préparation soigneuse, physique, technique et mentale et surtout beaucoup de bon sens sont souvent une meilleure garantie de sécurité qu'un matériel hypersophistiqué qui tombe facilement en panne et dont on ne maîtrise pas toujours le maniement. Le courage et la modestie donnent le cap et ouvrent les coeurs. Ces articles sont une leçon d'optimisme et de simplicité. Un vieil équipier qui a appris à naviguer sur un yawl en bois vernis construit pour la one tun cup.

      Ajouté par DR le 13/01/2011 - 18:14
    • c'est très touchant, j'adore cette approche de la mer et des gens, on sent que ce jeune homme cherche autre chose dans ce périple, il privilégie la qualité des contacts et sait respecter la mer, cet élement si imprrévisible...! Il faut quand-même le faire de partir sur "1 coquille de noix" comme son bi-loup...! que sa medestie et sa simplicité le guident et l'accompagnent dans ces prochaines traversées! j'attend la suite aussi avec impatience (je m'aperçois que je deviens "fanne") PNA

      Ajouté par Panayota le 14/01/2011 - 13:18
    • Merci beaucoup pour vous commentaires qui me touchent! Sachez que le prochain article sera sur l'archipel des Bijagos (Guinée Bissau) où nous avons passés 4 mois. Des iles oubliées, extraordinaires, que beaucoup connaissent mais personne n'y va.

      Ajouté par Ioannis le 14/01/2011 - 15:52
    • Bravo, il fallait le faire ! Le pari est gagné ! Lorsque l'on veut les idées de génie viennent plus vite que l'on croit: la preuve, les cours de sextant, il fallait y songer. Une nouvelle vie se profile pour notre navigateur de talent et il a bien de la chance. Continuez et bon vent !

      Ajouté par Calahanne le 15/01/2011 - 13:49
    • Quel plaisir de vous lire. Merci de nous faire rêver, et quelle pub pour les biloups si souvent snobés...

      Ajouté par torpedo le 15/01/2011 - 16:20
    • vivement la suite...merci de partager !

      Ajouté par maulam le 15/01/2011 - 21:19
    • bravo....quel exploi!!!! je relis le 1er article et celui-ci et je dis bravo, non seulement pour "l'exploi" mais parce que ça fait rêver et ça donne envie de changer ma façon d'aborder la mer!!! c'est quand la suite????

      Ajouté par boumiparis le 17/01/2011 - 20:05
    • Un grand bravo pour une telle navigation. La preuve est faite qu'avec un budget réduit on peut faire de grandes traversées. Sur ce bateau tout est simple. D'abord la taille qui le rend maniable sans efforts physiques insurmontables . Pas de débauche non plus d'électronique couteuse et souvent redondante (et consommatrice d'énergie) Enfin le plaisir de naviguer au sextant comme on le faisait il y a quelques années. Le récit est plaisant, un peu à la manière du très bon livre de Jean Mermod : "Des océans pour voir des hommes". BONNE NAVIGATION Amicalement François Meyrier

      Ajouté par sextant le 18/01/2011 - 11:38
    • Bravo et merci de nous faire rêver nous en avons bien besoin. Peux-tu nous décrire ou mettre en photo ton Biloup plan de pont voilure accastillage je pense que ça interressera des voileux que nous sommes.Merci pout tout et surtout ta modestie et ton courage

      Ajouté par mascotte le 24/01/2011 - 11:52
    • Concernant l'aspect technique du bateau, je n'ai pratiquement rien changé mis à part quelques améliorations. Les voiles sont d'origine et il n'y a pas d'enrouleur. Nous avons un génois "lourd", un génois léger ballonné, un foc et un tourmentin. La GV a 3 ris et la prise de ris se fait au pied de mât. Il n'y a pas de rail de GV mais un système de poulies sur le roof, d'origine, très pratique et que l'on aperçoit sur la 1ère photo. Sur ce bateau, tout est simple et on a encore plus simplifié! J'ai fait un petit bilan technique et financier du bateau qui devrait paraître en complément, suite aux articles de voyage. Si il y a des questions spécifiques, je pourrais communiquer mon adresse mail et envoyer des photos plus détaillées.

      Ajouté par Ioannis le 28/01/2011 - 12:24
    • Ton reportage donne envie de larguer les amarres sur les pontons. Quand on a la passion de la mer et des voyages et que l'on concrétise, on réalise un rêve de beaucoup de gens. Félicitation et merci de faire partager cette aventures avec tous les passionnés de voile. Bravo à toi dans l'attente de la suite de ton périple. Panchoa.

      Ajouté par Panchoa le 29/01/2011 - 10:04
    • magnifique récit plein d'humilité et d'humanité. moi qui rêve de partir vous me donnez encore plus envie... tout larguer pour connaître ces moments magnifiques (et même ceux qui sont compliqués!) que vous recherchez avec la mer et les gens. je me sens très proche de vous par l'esprit... bonne route et continuez avec cet état d'esprit!

      Ajouté par bibi52 le 05/02/2011 - 22:05
    • Que ceux qui pensent que naviguer sans plethore d'electronique et sur un bateau de moins de 40 pieds est suicidaire en prennent de la graine. Vivement la suite et que les Dieux leur soient favorables Eole

      Ajouté par Eole le 07/02/2011 - 21:25
    • Deux miracles, en somme: être sorti vivant du Golfe de Gascogne et avoir rencontré Rita - la sage - qui sait parfaitement que le GPS est le meilleur instrument de navigation jamais inventé. Pour information, EGNOS va entrer en service sous peu. Cela n'enlève rien à l'intérêt de la navigation astronomique et à son enseignement, comme référence à l'histoire et surtout incitation à l'observation des astres et réflexion sur notre place dans l'univers. Je suis admiratif, mais ne participe pas, car mon esprit est étanche aux explications des livres spécialisés où on bute toujours sur un dessin mal fait ou une démonstration approximative. Cordialement JMD

      Ajouté par hozro253 le 09/02/2011 - 11:30
    • à Eole : la suite est là http://www.voilesetvoiliers.com/grande-croisiere/article/3940/carnet-de-bord-d-un-novice-au-long-cours-3-notre-voyage-escales-aux-bijagos-iles-oubliees et je crois qu'il y en aura d'autres encore ! pour notre plus grand plaisir !

      Ajouté par penelope99 le 09/02/2011 - 13:38
    • En réponse à Hozro253. Si j'ai fait les cours de navigation astronomique c'est précisément pour ce que vous dites. Moi même j'ai buté sur les livres. Quelques explications orales simples suffisent et pour expliquer le fonctionnement de la terre et du soleil, je prennais une tasse, une assiette et une petite map monde. Et ca marche mieux que les bouquins! Peut être aurais je l'occasion de vous faire la démonstration un jour?

      Ajouté par Ioannis le 13/02/2011 - 13:30