Note :
Après Fernando de Noronha, nous avons poussé jusqu'à Mundau, que nous avons trouvé sur Google Earth... Et notre escale a duré trois mois au lieu d'un initialement prévu. CQFD. Ici, Rita invite les enfants du village pour goûter une tarte. Initialement, ils devaient être cinq ; ils sont dix.
Photo © Ioannis Rousseaux
Du large et de la nuit en mer, mon expérience est nulle, car j'ai navigué autour de Saint-Malo sans jamais dépasser Bréhat ; mon voilier est un Bi-Loup 77 acheté d'occasion et baptisé Orca. Pourtant, à 32 ans et après avoir quitté mon emploi, je décide de franchir le pas et de me lancer dans ma première traversée.
Ma descente sur les Açores est terrible, puis je fais escale aux Canaries, aux îles du Cap Vert et enfin aux Bijagos, un archipel préservé de Guinée-Bissau, but de notre voyage, avec Rita, que j'ai rencontrée en chemin. Après plusieurs mois passés là, nous hésitons à remonter au Cap Vert ou à gagner le Brésil...
Et puis nous nous décidons : c'est parti pour la traversée de l'Atlantique, Fernando de Noronha et Mundau. Voici la suite de notre carnet de bord.
Bijagos - Fernando de Noronha
1 350 milles - 18 jours
Cela fait quatre mois que Rita et moi avons mouillé Orca, mon Bi-Loup 77, aux Bijagos, archipel de Guinée-Bissau et l'heure de quitter cet endroit approche. Longtemps, nous hésitons à remonter sur le Cap Vert... Ou traverser vers le Brésil. Et puis, nous nous décidons : le Brésil est trop tentant !!
L'horizon se bouche et ça promet d'être coton ! A croire que les Bijagos ne veulent pas nous laisser partir...
Photo © Ioannis Rousseaux
Rita se charge de l'avitaillement, faisant des conserves maison et s'arrangeant pour qu'on ait un repas facile à préparer par jour.
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Orca, mon Bi-Loup 77 |
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> Le Bi-Loup 77 est un biquille de 7,60 mètres, dessiné et construit par Whighton Yachts, au tirant d'eau faible, idéal pour s'échouer. |
Rita se lance dans des calculs
et assène qu'on irait plus vite à pied !
Le 23, nous mettons le cap sur Fernando de Noronha, îles au large du Brésil. On a le coeur très serré en hissant les voiles et les larmes nous montent aux yeux. Nous quittons nos amis, sachant que l'on ne pourra pas revenir de sitôt, alors que nous avons vécu ici quatre mois inoubliables, intenses, riches. C'est dur.
Ce matin, le ciel est très couvert. On sait qu'on va se prendre un grain et, alors qu'on vient de doubler les dernières îles de l'archipel, il nous tombe dessus. On affale tout. On ne voit quasiment plus rien tant il pleut.
A tribord, je vois des vagues déferler bizarrement... On est censés se trouver à bonne distance d'un banc de sable et ça m'inquiète.
Deux minutes plus tard, Orca tape !
Vite ! Mettre le moteur en route et se dégager avant que la marée ne descende ! Marche arrière, plein gaz !
Ouf ! On se dégage à temps... Et je continue au moteur pendant une bonne heure, sous une pluie battante.
Rita a eu peur. Moi aussi. C'est comme si ces îles ne voulaient pas que l'on parte ! Dans ces conditions, ça aurait pu être grave : s'échouer avec des creux d'un mètre n'est pas franchement recommandé ! Mais nous n'y pensons plus et nous concentrons sur la suite.
Pendant dix jours, on ne voit pas une seule fois le soleil. Nous sommes au près dans une mer complètement désordonnée. Notre Bi-Loup a du mal à avancer et nous, on a mal pour lui. Tiens bon, Orca !
Les grains se succèdent et sont tellement violents qu'en général, on affale tout ou presque. Beaucoup de manoeuvres, jamais de pétole. N'empêche que parfois, Rita se lance dans des calculs et assène qu'on irait plus vite à pied !
Et puis, au fur et à mesure que l'on se rapproche de l'équateur, le soleil revient. On peut enfin déployer nos voiles et faire des moyennes de 120 à 150 milles par jour, au lieu de 60. La mer se fait agitée à forte et ne se calme plus jamais. Le soleil ne nous lâche plus non plus et, comme sur le pont on se fait rincer par les vagues, on se retrouve coincés à l'intérieur où il fait chaud, très chaud.
Un "zéro" dessiné avec des bouts de jambon sur une pizza maison : le meilleur moyen de fêter notre passage de l'équateur !
Photo © Ioannis Rousseaux
Seule journée plus calme, celle où l'on franchit l'équateur. On fait une pizza "0" pour marquer le coup - on dessine dessus un zéro avec des bouts de jambon. On peut enfin rester tranquillement dehors, et comme l'on passe la ligne vers 12h UTC, je ne peux m'empêcher de sortir le sextant... Ce sera un bel exemple pour les futurs cours !
Dix-huit jours et 1 350 milles après avoir quitté les Bijagos, nous arrivons à Fernando de Noronha. L'escale est plus que bienvenue : le moteur marche à moitié, l'électricité doit être revue - une vague qui nous a presque couchés a fait déplacer la batterie -, des soudures au tableau ont sauté... Et on est très fatigués. Trop de vent, trop longtemps. Jamais vu quelque chose d'aussi constant.
On nous avait déconseillé d'accoster à Fernando de Noronha, mais nous n'avons pas regretté cette escale !
Photo © Ioannis Rousseaux
Bienvenue au Brésil !
En arrivant du large, les îles de Fernando de Noronha sont très belles et très vertes. Le tourisme est concentré à l'intérieur et il n'y a quasiment aucune construction sur la côte.
Après avoir mis un peu d'ordre dans le bateau, on met le kayak à l'eau pour aller s'acquitter des formalités. A la capitainerie, monsieur Marco, très sympa, nous offre café et gâteaux en nous expliquant le règlement, puis nous prête de l'argent pour qu'on puisse aller en chercher à l'aéroport ! Incroyable !
La langue brésilienne est chantante, les gens blaguent tout le temps et nous sommes ravis que cela se passe bien. On nous avait déconseillé de venir ici, sous prétexte que c'est cher, mais nous obtiendrons des réductions. Pour Orca, qui mesure moins de 10 mètres, nous payons 30 euros par jour.
C'est vrai que ce n'est pas donné, mais nous n'avons quasiment rien dépensé aux Bijagos et avons besoin de repos. Et puis, on ne passe pas tous les jours dans ces îles - venir en avion nous aurait coûté plus cher.
La météo étant mauvaise au large - un navire commercial en route vers le Brésil devra même faire demi tour -, nous restons dix jours à jouer les touristes, à nous baigner dans les eaux transparentes et pleines de vie - ça nous change des eaux troubles des Bijagos ! Chaque fois que l'on plonge depuis Orca, on tombe sur une tortue sous-marine et tous les matins, les dauphins viennent nous dire bonjour.
Les vrais marins, ce sont eux, pas nous.
Si nous faisons beaucoup de plongée au masque et au tuba, nous ne pêchons pas... Car s'il y a tant de vie sous l'eau, c'est parce que ces îles sont classées réserve naturelle depuis 50 ans. Ça paye ! Evidemment, en venant des Bijagos où le poisson est synonyme de nourriture, il faut faire de gros efforts pour ne pas aller titiller les langoustes et les bons - euh, les beaux - poissons qui s'aventurent tout près de nous, sans s'inquiéter.
La police nous prend en stop, un mécanicien m'explique comme réparer mon moteur. Nous faisons la connaissance d'un couple d'Italiens que nous emmenons naviguer le long de l'île ; en retour, ils nous invitent à prendre une bonne douche à leur hôtel. Bonheur suprême après cinq mois de douches à l'eau de mer, de sentir l'eau douce et chaude couler sur nos épaules !
Mais les bonnes choses ont une fin... Notre compte en banque aussi. Dès que la météo s'améliore, nous mettons le cap sur Rio Mundau, un petit port de pêche au Nord de Fortaleza, que nous trouvons sur Google Earth. On n'a pas les cartes papier et les cartes électroniques ne donnent pas de sondes... On verra bien.
Ouf ! La vue de Mundau au petit matin nous coupe le souffle. Nous sommes arrivées là un peu par hasard et goûtons notre bonheur. Et ce n'est qu'un début !
Photo © Ioannis Rousseaux
Fernando de Noronha - Rio Mundau
420 milles - 3 jours
A Mundau, nous mouillons d'abord Orca à l'aplomb des dunes.
Photo © Ioannis Rousseaux
La traversée est musclée. Une nuit à 4h du matin, une soupe à la tomate fait un gros vol plané et finit sur nos têtes. Y en a partout ! Le troisième jour, on aperçoit les côtes brésiliennes... Grosse émotion !
C'est la première fois qu'il ne s'agit pas d'une île mais d'un continent ! Nous arrivons de nuit et mouillons un peu avant les brisants avant d'aller faire un petit dodo.
Le jour se lève à peine quand je sors sur le pont, le lendemain. Rita est déjà là, un sourire béat sur les lèvres et je regarde le paysage, tout aussi béat. La vue est magnifique. Les dunes au fond ont une couleur rosée. Un petit bateau de pêche à la voile colorée sort du port... On reste vraiment sans voix, avant de rire de bonheur ! On est bien au Brésil ! De l'autre côté de l'Atlantique ! Et on va fêter ça !
Nous reprenons vite nos esprits, car la marée est haute et s'il y a un bateau qui sort, il faut bien regarder où il passe et faire le chemin inverse. Nous rentrons sans problème et posons l'ancre à l'écart du village, au pied des dunes. Une personne vient nous dire bonjour et nous offre huit cocos et une bouteille d'eau fraiche. Ça ne pouvait pas mieux tomber ! Ces Brésiliens sont incroyables !
Orca est finalement amarrée juste devant le restaurant de Roberto et Ivanie, avec trois ancres et trois amarres. Dans le coin, le courant peut facilement atteindre les 5 noeuds.
Photo © Ioannis Rousseaux
Cela prend quelques jours avant que l'on puisse mettre Orca en sécurité, finalement juste en face de "Ocaso", le restaurant de Roberto et Ivanie. Notre Bi-Loup a besoin de ses trois ancres, deux amarres à terre et une autre sur une bouée pour tenir, tellement le courant peut être fort !
Ici, tous les bateaux de pêche sont en bois et colorés. Beaucoup marchent encore à la voile. Le matin, nous nous réveillons au bruit des maillets et on ne se lasse pas d'admirer les entrées et sorties à la voile. Les vrais marins, ce sont eux, pas nous. Ils sortent quasi tous les jours, dans des conditions difficiles et un confort très sommaire...
Quelques jours après notre arrivée, Rita prend l'avion et retourne en Europe pour un mois.
Mundau
On se sent bien à Mundau. La vie y est paisible. Les femmes font une sorte de crochet dans les rues, pavées ou en sable, et les hommes font les filets.
Comme Orca est amarrée juste devant le restaurant de Roberto, Ivanie et leurs trois enfants, Murilo, Mathias et Monalisa, ils m'adoptent littéralement ! Si un jour, je refuse de manger chez eux, Murilo est envoyé pour me porter une assiette au bateau.
La salle d'"Ocaso" est très bien décorée - Roberto et Ivanie ont tout fait eux-mêmes - et la nourriture y est excellente. Les plats sont si bien présentés qu'ils se mangent avec les yeux. On salive, rien qu'en y pensant. Le cadre est splendide, surtout au coucher du soleil.
Le soir, on discute sous un petit préau où des hamacs sont suspendus. Ils me posent des tas de questions sur la vie en Europe. Nos coutumes les choquent parfois. Je me souviens qu'un soir, le père d'Ivanie a trouvé étrange que l'on dorme dans des lits, et pas dans des hamacs. <Mais vous devez avoir mal au dos, non ?>
Murillo tâche de m'apprendre à pêcher à l'épervier, mais j'ai du mal. Le filet ne s'ouvre pas toujours aussi facilement que sur cette image !
Photo © Ioannis Rousseaux
Avec Murillo, j'apprends à pêcher à l'épervier. Pendant des après-midis entiers, il attrape des poissons pendant que moi, je perds patience quand le filet ne veut pas s'ouvrir. David, le frère d'Ivanie, m'apprend à le réparer. Il est un marin et un pêcheur né. De temps en temps, on part pêcher sur sa petite barque au moteur capricieux... et tous les matins, vers 5h, je l'entends partir poser ses filets.
Le week-end, je donne un coup de main au restaurant. C'est le moins que je puisse faire ! Pourtant au début, Roberto insiste pour me payer !
Quand Rita revient, elle est vite adoptée à son tour et se retrouve en cuisine. La petite Monalisa vient souvent l'aider à faire du pain sur Orca... Et met plus de pain dans sa bouche que dans le moule.
De temps en temps, le voilier est transformé en cabinet dentaire et Rita est ravie d'aider ceux qui le souhaitent.
Comme nos deux mamans ont très envie de nous rendre visite et que Fortaleza n'est pas trop éloigné, nous nous arrangeons pour qu'elles prennent le même avion. Ma mère est grecque, mais vit à Paris ; celle de Rita est portugaise et vit à Lisbonne. Elles ont donc fait le voyage jusqu'au Brésil ensemble... Et se sont rencontrées dans l'avion... Ça y est : notre relation est officialisée.
Nos mamans se sont rencontrées pour la première fois dans l'avion, en venant nous rendre visite à Mundau pour quelques jours. Bien que l'une soit d'origine grecque et l'autre portugaise, elles discutent en français... et se sont bien entendues. Ouf !
Photo © Ioannis Rousseaux
Elles ont adoré Mundau. Habituées aux grandes villes, elles sont impressionnées par la différence de rythme de vie... Et elles aussi sont adoptées par Roberto et Ivanie. Au moment de partir, elles fondent en larmes en les serrant dans leurs bras... Pourtant, cela ne fait que cinq jours qu'elles sont là, c'est dire l'accueil que réservent ces gens !
Nous emmenons Roberto, Ivanie et leurs trois enfants sur Orca, pour une excursion de trois jours sur le fleuve... Et aucun problème pour loger tout le monde dans le Bi-Loup 77 !
Photo © Ioannis Rousseaux
Vers la fin de notre séjour, on part avec Roberto et Ivanie passer deux jours dans l'intérieur du pays.
On fait aussi une excursion sur le fleuve, avec toute la famille. On se retrouve à sept, à dormir sur Orca pour deux nuits ! Mais on ne se sent même pas à l'étroit ! Etonnant, ce Bi-Loup 77 !
Bientôt, cela fait trois mois déjà que nous sommes là, alors que nous ne devions rester qu'un seul... On est presque fin novembre et il faut penser à repartir. La saison des pluies arrive et si l'on veut de "bonnes" conditions pour rallier la Guyane française, il ne faut plus tarder... D'autant que notre caisse de bord est presque vide et il va falloir repenser au boulot... Dur, dur. Nous vous racontons tout ça bientôt.
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Lisez ou relisez les précédents articles de ce <Carnet de bord d'un novice au long-cours>, en cliquant sur les liens ci-dessous :
1. Mon baptême de feu dans le golfe de Gascogne
2. Mon idée <astronomique> pour remplir ma caisse de bord
3. Notre escale inoubliable aux Bijagos, îles oubliées
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05/02/2011 - 00:43
Notre escale inoubliable aux Bijagos, îles oubliées
Du large et de la nuit en mer, mon expérience est nulle : j’ai navigué autour de Saint-Malo sans jamais dépasser Bréhat. Mon voilier est un Bi-Loup 77 acheté d’occasion et baptisé Orca. Pourtant, à 32 ans et après avoir quitté mon emploi, je décide de franchir le pas et de me lancer dans ma première traversée. Ma descente sur les Açores est dingue, puis je fais escale aux Canaries et aux îles du Cap Vert… Avant de rejoindre enfin les Bijagos, archipel préservé et étonnant de 88 îles de Guinée-Bissau, fait de mangroves et de fonds sablonneux. Un voyage qu'avec Rita (rencontrée au Açores) nous avions tout de suite projeté. Voici donc la suite de notre carnet de bord.
13/01/2011 - 07:49
Mon idée «astronomique» pour remplir ma caisse de bord
Du large et de la nuit en mer, mon expérience est nulle : j’ai navigué autour de Saint-Malo, mais n’ai jamais dépassé Bréhat. Mon voilier est un Bi-Loup 77 acheté d’occasion et baptisé Orca. Pourtant, à 32 ans, ayant quitté mon emploi, je décide de franchir le pas et de me lancer dans une première traversée cataclysmique vers les Açores. Ce baptême du feu aura au moins eu l’avantage de m’amariner et, un mois plus tard, c’est plus confiant que j’appareille pour les Canaries – où j’aurai l’occasion de refaire ma caisse de bord grâce à une idée… astronomique –, puis pour les îles du Cap Vert. Voici la suite de mon carnet de bord.
05/01/2011 - 00:25
Mon baptême du feu dans le golfe de Gascogne
Du large et de la nuit en mer, mon expérience est nulle - je navigue autour de Saint-Malo sans avoir jamais dépassé Bréhat. Mon voilier, baptisé Orca, est un Bi-Loup 77 acheté d'occasion. Mais, à 32 ans, après avoir quitté mon emploi, je décide de franchir le pas et de me lancer dans une première traversée vers les Açores. J'ai notamment là-bas quelques amis, rencontrés alors que j'avais passé deux ans dans ces superbes îles... En juin 2009, j'embarque donc sur Orca, cap sur les Açores. Mon périple me conduira ensuite aux Canaries, au Cap Vert, aux Bijagos, au Brésil et en Guyane Française. Voici mon carnet de bord.
Vos commentaires
Bravo pour être parti sur un petit bateau sans aucun complexe et d'aller découvrir les gens du monde d'une manière aussi simple et naturelle. Un grand merci de nous en faire profiter d'une façon aussi agréable. Cela rappelle le voyage de l'ESQUILO ... Mes meilleurs sentiments vous accompagnent. Un voilleux qui a attendu trop longtemps.
Que de belles aventures, un vrai voyage à la rencontre des autres et de soi même. A suivre vos traces bientôt j'espère. Bonne continuation
toujours le même plaisir à vous lire... et, qui sait, suivre vos traces dans quelques années! merci encore pour ces récits qui me font rêver...
Au port, le Biloup ressemble plutôt à un jouet. Ses qualités marines et sa solidité apparaissent impressionnantes dans ces récits. Je veux bien croire qu'un si petit bateau reste inconfortable par grosse mer. Chapeau pour le courage. La récompense c'est d'avoir un prof gratuit pour la pêche à l'épervier. C'est une activité d'une élégance consommée !!!
Un grand bravo !! j'ai attendu la retraite, 60 ans, pour pour partir seul de Nice et aller jusqu'à Malte et revenir (Dufour 2800 ) j'ai mis le temps 2 mois et demi , je n'ai eu que du bonheur alors j'imagine votre bonheur sur un si grand voyage et avec la force de votre jeunesse.... A ceux qui hésitent : PARTEZ, PARTEZ, PARTEZ, même avec un petit bateau !!! Je repars pour la turquie.
Félicitations pour ce choix de vie, superbe voyage et que de belles rencontres . Sacré courage durant la traversée , chapeau à vous deux . J'espère pouvoir à la retraite faire quelques naves de ce style . Bonne continuation , donnez nous de vos nouvelles .
Merci pour vos articles relatant votre expérience à la voile, c'est une grande source d'inspiration. On se trouve toujours un tas de raisons plus ou moins valables pour ne pas sauter le pas et se lancer dans l'aventure ; on attend le jour, le bateau, le partenaire idéal et comme on brûle d'attendre !