Se lancer dans une croisière au long-cours, enchaîner les étapes de plusieurs centaines de milles et finalement traverser l'Atlantique avec un Bi-Loup 77, biquille de moins de 8 mètres imaginé dans les années 80 pour de la croisière côtière, sécurisant mais d'un genre plus placide que performant, cela ne vous serait pas venu à l'idée ? C'est pourtant ce que nous avons fait ! Voici mon bilan technique, complété des améliorations apportées au bateau.
Note :
A priori, le Bi-Loup 77 a été conçu par Richard Wrighton pour de la croisière côtière... Pas vraiment le programme prévu. Un peu de bricolage s'impose donc. Ici, la pose des chapes du support du régulateur d'allure, précise ; mais une fois installé et réglé, on ne touche plus à la barre !
Photo © Ioannis Rousseaux
Quelques vernis à refaire, mais aucune casse ! Un an et demi après être partis et environ 6 000 milles plus loin, rien à signaler sur notre Bi-Loup 77 ! J'avoue que la solidité de la construction m'a étonné, les conditions n'ayant pas toujours été faciles et notre Orca ayant parfois été mise à rude épreuve, que ce soit en mer ou au mouillage. Mais rien n'a bougé, ce qui est plutôt rassurant !
De notre côté, nous avons appris à avoir confiance en ce bateau qui, même dans le gros temps, s'est adapté, faisant le dos rond et passant en douceur. Globalement, nous en sommes donc très contents.
Voici néanmoins quelques observations concernant des améliorations que nous avons apportées progressivement, ainsi que sur certains équipements que nous avons utilisés.
MODIFICATIONS ET REMARQUES SUR L'ÉQUIPEMENT
> Électricité
Une batterie de 70 Ah est largement suffisante et placée sous la banquette du carré, elle est beaucoup plus facile d'accès.
Photo © Ioannis Rousseaux
La batterie, qui se trouve à l'origine au fond du coffre extérieur, est passée dans la banquette du carré. Tout est plus facile d'accès et le petit indicateur de charge du panneau solaire facile à contrôler.
Le panneau solaire est un panneau de 45 W installé sur le balcon arrière, qui suffit largement.
> Gréement
Le système d'origine renvoyait les drisses en pied de mât et souvent elles sautaient des poulies. Les gréer en direct simplifie beaucoup les manoeuvres et sur un bateau de cette taille avec des voiles relativement légères, hisser et affaler ne demandent pas beaucoup d'efforts.
Photo © Ioannis Rousseaux
Des lumières ont été faites dans le mât pour que les drisses sortent en direct, au-dessus des winchs, et ne repassent pas par la poulie de pied de mât. Grâce à ce nouveau circuit, les voiles s'envoient et s'affalent en un instant. Très pratique pour les grains !
> Pompe de cale
La pompe de cale est bien placée, mais encore faut-il que l'eau puisse y arriver ! Une découpe a donc été faite dans la descente.
Photo © Ioannis Rousseaux
Comme elle se situe derrière la descente, une découpe a été faite dans cette dernière pour que l'eau éventuelle puisse y arriver.
La descente a également été mise sur charnières pour pouvoir accéder rapidement à la pompe de cale, en cas de besoin.
Le tuyau de la pompe de cale passant en dessous de la couchette arrière, donc à travers les trois coffres de rangement, nous avons mis du Sika pour rendre chaque compartiment étanche.
Lors de la première traversée, de l'eau est rentrée et s'est baladée dans tous les coffres arrière où j'avais rangé mes habits d'hiver... Maintenant, tout est stocké dans des caisses étanches ! Tout s'apprend.
> Mouillage
Nous avons fait une découpe dans le couvercle de la baille à mouillage et installé une petite poulie afin de pouvoir préparer l'ancre et la laisser descendre facilement.
Avoir un bon mouillage, costaud et adaptable à plusieurs types de fond est vital. Nous avons à bord : une ancre Delta 10 kg, une FOB 10 kg et un grappin 5 kg, 40 m (30 + 10) de chaîne 8 mm et 30 m de bout 18 mm.
> Eau
Avoir une petite réserve d'eau évite que celle-ci croupisse et facilite le nettoyage... Aucun regret sur le fait de perdre en capacité, les 30 l durant à peu près une semaine.
Photo © Ioannis Rousseaux
Une nourrice à essence en plastique de 30 l a été installée dans l'actuel emplacement de la réserve d'eau de 100 l.
L'espace vide est en général complété par des bidons de 5 l. Nous perdons en capacité, mais gagnons en étanchéité et le coffre est ainsi plus commode à nettoyer.
Même pour une longue traversée, il n'y pas besoin de quantités astronomiques d'eau. Notre capacité de stockage est de 200 l, principalement en bidons de 5 et 8 l, faciles à transporter et répartis sous la table du carré et devant l'entrée de la couchette avant, bien au milieu du bateau.
> Régulateur
Indispensable, le Navik est branché presque en permanence... Trois heures de barre sur la traversée de l'Atlantique ! Il est très efficace pour un bateau léger comme le nôtre et c'est toujours un plaisir de le regarder à l'oeuvre. J'ai perdu une biellette aux Açores, mais jusqu'ici rien n'a cassé.
> Mer-veille
Allumé jour et nuit, le Mer-veille permet de voir les cargos à bonne distance... Tellement efficace que l'on est même obligé de réduire la sensibilité, sinon on n'arrive pas à les voir à l'oeil nu tellement ils sont loin. Une nouvelle version avec AIS est disponible chez son fabricant "Ciel et marine".
Photo © Ioannis Rousseaux
Ce petit détecteur de radar Mer-veille est précieux et nous permet de dormir (relativement) tranquillement. Il ne consomme rien et s'avère vraiment efficace.
Le trafic de cargos est intense de nos jours et par deux fois nous nous sommes retrouvés en pleine route de collision, de nuit. Merci le Mer-veille !
> Lignes de vie
Deux lignes de vie ont été installées pour pouvoir nous harnacher au cas où.
> Intérieur
Des filets, il y en a partout ! Sous l'évier, dans les placards, à l'avant pour les vêtements... Vraiment pratiques aussi pour les fruits et légumes. Et ça fait tellement plaisir à voir quand ils sont pleins !
Photo © Ioannis Rousseaux
Des filets ont été posés un peu partout. Très pratique et permettant de gagner de la place dans les hauts.
Une deuxième étagère a été installée dans les toilettes - comme ça, chacun a la sienne !- et nous avons aussi mis des mains courantes, ce qui faisait défaut.
Pour la vie sous les tropiques, nous avons installé un petit ventilateur dans la couchette avant et mis des moustiquaires.
POINTS POSITIFS
J'ai rajouté une étagère dans les toilettes, comme ça chacun a son espace pour ses affaires et y'a plus de problèmes !
Photo © Ioannis Rousseaux
> La balise Spot (voir fonctionnement dans l'encadré ci-dessous). Elle marche quasiment partout, même dans des coins très reculés, et qui ne consomme rien. Nous utilisons les mêmes piles depuis notre départ et elles sont encore pleines.
> Le régulateur d'allure Navik. Un ami me l'avait renforcé à Saint-Malo et, mises à part les drosses que l'on a changées une fois (avec de la corde à linge qui elle ne s'use pas), - tout marche impeccable,
> Le détecteur de radar Mer-veille, indispensable si on n'a pas autre chose, vu le trafic actuel. En plus, il ne consomme rien.
Le panneau solaire fixé sur le balcon arrière ne gène pas et est orientable si nécessaire. 45 W, nous n'avons pas besoin de plus et tout étant en ampoules "classiques" à l'intérieur.
Photo © Ioannis Rousseaux
> Le panneau solaire. On ne se préoccupe quasiment jamais de notre consommation électrique, tant il marche bien !
> Le petit transfo 12/220 V, très pratique.
> Le four, idéal pour faire du pain et cuisiner en général.
> La solidité de la construction du bateau.
> Le système de palans pour régler la GV et d'une règle générale, de la fonctionnalité pour le réglage des voiles.
> L'évacuation rapide de l'eau dans le cockpit par le puits du moteur. En mer, aucun risque et au port, ça facilite le nettoyage.
La prise 12 V est très pratique, surtout quand on passe beaucoup de temps au mouillage. Avec un petit transfo 12/220 de 300W, on peut recharger appareil photo, téléphone, PC, utiliser la tondeuse... Et même bricoler si on a besoin de la perceuse ou de la scie sauteuse.
Photo © Ioannis Rousseaux
POINTS NÉGATIFS
> Le matériel de sécurité en général, le feu de retournement en particulier. Ce dernier n'est vraiment pas adapté et plus étanche au bout d'un certains temps !
Aux Canaries, nous avions trouvé une petite lampe flash à LED, mais elle aussi nous a lâchés. Cependant le concept est bon et le flash se voyait très bien, contrairement à la lampe classique qui à mon avis ne vaut rien, à part pour sa norme.
Reste la perche IOR, mais là aussi il y aurait plusieurs gammes de qualité.
> Les prises de pont. Si on doit y toucher plus de deux fois, les vis sont tellement petites qu'elles cassent ! Sans parler de l'étanchéité... Même en y passant un tube de Sikaflex ! Une petite protection bricolée avec un bout de toile cirée a été mise, afin d'éviter que les paquets de mer attaquent directement les connexions.
Le coffret de feux est placé dans la couchette arrière. Facile d'accès et à l'abri de toute humidité. Oui, ranger sur un bateau de 7,5 m ressemble parfois à une partie de Tétris.
Photo © Ioannis Rousseaux
> Le tuyau de pompe de cale, sans valve anti-retour à sa sortie ! Résultat en cas de gîte excessive, l'eau rentre à l'intérieur ! Ce n'est pas sensé l'évacuer ?! Ça nous a pris un certain temps de trouver d'où venait cette eau... Maintenant, on met une pinoche à l'extérieur.
> L'absence de moyen de levage pour le moteur hors bord. Ce n'est pas pratique, de ne pas pouvoir relever son moteur HB hors de l'eau. Résultat, il se salit vite et demande un entretien plus fréquent, surtout dans les eaux chaudes. Il me semble que le chantier a eu proposé une chaise plus adaptée, mais qu'ils ont arrêté de la faire.
> L'absence de bimini. Sous les tropiques, c'est dur ! Quelque chose qui soit très résistant au vent mais qui ne laisse pas passer le soleil aurait été idéal, hélas nous étions obligés de nous cacher à l'intérieur durant les heures chaudes. Sur un bateau de cette taille, ce n'est pas si facile que ça à aménager.
Le port d'attache d'Orca est Ajaccio et je l'ai passée sous pavillon belge. De quoi faire grincer les dents de certaines autorités... Mais le pavillon belge est un document plastifié (donc étanche), valable 5 ans pour 50 €. Une blague sur l'acte de francisation ?...
Photo © Ioannis Rousseaux
Pour préparer mon Bi-Loup, l'améliorer et l'entretenir, je me suis débrouillé comme j'ai pu, mais arrivé au Brésil, j'ai découvert l'Association Breizh-Biloup Club, dont l'accueil est très chaleureux et qui peut être d'une aide précieuse. Cette amicale de propriétaire fédérée en 2006 par Jean-Paul Laurent est depuis devenue association loi 1901, rencontrant un joli succès : une cinquantaine de propriétaires de bateaux est régulièrement recensée.
Depuis 2007, Alain Reynes qui a pris la Présidence a développé un site internet dynamique (à découvrir ici), qui fourmille d'infos et permet d'initier quelques croisières collectives - l'éparpillement des membres sur toute la France les rend hélas rares.
Le Breizh-Biloup Club a ainsi l'énorme qualité de palier un manque réel du chantier dans le suivi de ses clients, sa reprise ayant sonné le glas de son charme familial... Richard Wrighton, le vénérable architecte des Bi-Loup, semble être le seul à avoir gardé ce bel esprit et continue d'aider volontiers les propriétaires à résoudre leurs problèmes techniques. (Ses coordonnées sont disponibles sur la page du chantier.)
Pour ma part, il est clair que c'est en naviguant que l'on apprécie la qualité d'un voilier, la plupart des problèmes apparaissant une semaine ou deux après le départ...
Mais tant en mer qu'au mouillage et à l'échouage, nous sommes vraiment très contents de notre Bi-Loup 77 - même si Rita trouve parfois que ça bouge un peu trop... Orca a passé tous les tests avec succès, alors qu'on lui en a vraiment fait voir ! Elle mériterait presque de changer de catégorie !
Quand nous rêvons à nos futures navigations, nous nous disons certes que nous passerions volontiers à la taille au-dessus... Mais une chose est sûre : on cherchera du côté des biquilles, car pouvoir s'échouer est non seulement pratique pour l'entretien, mais aussi un gage de sécurité accrue, car cela offre l'accès à des mouillages vraiment protégés.
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Le point sur la fameuse balise Spot |
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> La balise Spot est un petit boîtier de géolocalisation permettant d'envoyer sa position à ses proches via satellite. Conçue à l'origine pour les randonneurs, elle est depuis peu utilisée sur les bateaux.
Une fois en mer, la balise offre trois fonctions, chacune représentée par son propre bouton : OK, HELP ou 911. OK signifie que tout va bien : le message est envoyé à la liste de contacts programmée. > Exemple de message Exemple d'email SPOT Check OK. Ioannis Orca. Tout va bien, la mer est belle. (Cliquer sur le lien et dézoomer pour voir la position) > Utilisation > Tarif > Performance > Plus d'informations sur le site internet : www.findmespot.com La balise Spot est la seule que nous ayons à bord ; je ne dis pas qu'elle remplace une balise ARGOS, mais elle est vraiment très pratique. Que la famille et les amis puissent suivre les traversées est rassurant pour eux. Et puis ça coûte beaucoup moins cher qu'un téléphone satellite, qui serait par ailleurs source de préoccupations (batterie, problèmes techniques). Une nouvelle version plus légère et plus compacte vient de sortir. |
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25/04/2011 - 18:59
J’ai fait le tour de l’Atlantique pour 205 euros par mois
Les Açores, les Canaries, les îles du Cap Vert, l'archipel des Bijagos, la traversée de l'Atlantique, Fernando de Noronha, le Brésil et la Guyane... Voilà toutes les escales que j'ai connues en 18 mois de croisière, grâce à un "simple" Bi-Loup 77 et pour seulement 205 euros par mois ! Au moment de m'accorder une longue pause, je vous livre le détail de mes comptes... Tout cela vous inspirera peut-être !
29/03/2011 - 06:48
Notre (dur) retour à la réalité
Du large et de la nuit en mer, mon expérience est nulle, car j’ai navigué autour de Saint-Malo sans jamais dépasser Bréhat ; mon voilier est un Bi-Loup 77 acheté d’occasion et baptisé Orca. Pourtant, à 32 ans et après avoir quitté mon emploi, je décide de franchir le pas et de me lancer dans ma première traversée. A une descente sur les Açores (terrible), succèdent des escales aux Açores (où je rencontre Rita), aux Canaries, aux îles du Cap Vert et enfin aux Bijagos, où nous passons plusieurs mois avant de nous lancer… Dans la traversée vers Fernando de Noronha et Mundau, au Brésil ! Là, nous vivons à nouveau quelques mois merveilleux, jusqu’à ce que l’évidence se fasse : nos comptes en banque sont quasi vides. Nous mettons alors le cap sur la Guyane Française, incertains quant à la suite de nos aventures… Voici la suite de notre carnet de bord.
23/02/2011 - 00:06
Notre première traversée de l’Atlantique en Bi-Loup
Du large et de la nuit en mer, mon expérience est nulle, car j’ai navigué autour de Saint-Malo sans jamais dépasser Bréhat ; mon voilier est un Bi-Loup 77 acheté d’occasion et baptisé Orca. Pourtant, à 32 ans et après avoir quitté mon emploi, je décide de franchir le pas et de me lancer dans ma première traversée. Ma descente sur les Açores est terrible, puis je fais escale aux Canaries, aux îles du Cap Vert et enfin aux Bijagos, un archipel préservé de Guinée-Bissau, but de notre voyage, avec Rita, que j’ai rencontrée en chemin. Après plusieurs mois passés là, nous hésitons à remonter au Cap Vert ou à gagner le Brésil… Et puis nous nous décidons : c’est parti pour la traversée de l’Atlantique, Fernando de Noronha et Mundau. Voici la suite de notre carnet de bord.
05/02/2011 - 00:43
Notre escale inoubliable aux Bijagos, îles oubliées
Du large et de la nuit en mer, mon expérience est nulle : j’ai navigué autour de Saint-Malo sans jamais dépasser Bréhat. Mon voilier est un Bi-Loup 77 acheté d’occasion et baptisé Orca. Pourtant, à 32 ans et après avoir quitté mon emploi, je décide de franchir le pas et de me lancer dans ma première traversée. Ma descente sur les Açores est dingue, puis je fais escale aux Canaries et aux îles du Cap Vert… Avant de rejoindre enfin les Bijagos, archipel préservé et étonnant de 88 îles de Guinée-Bissau, fait de mangroves et de fonds sablonneux. Un voyage qu'avec Rita (rencontrée au Açores) nous avions tout de suite projeté. Voici donc la suite de notre carnet de bord.
13/01/2011 - 07:49
Mon idée «astronomique» pour remplir ma caisse de bord
Du large et de la nuit en mer, mon expérience est nulle : j’ai navigué autour de Saint-Malo, mais n’ai jamais dépassé Bréhat. Mon voilier est un Bi-Loup 77 acheté d’occasion et baptisé Orca. Pourtant, à 32 ans, ayant quitté mon emploi, je décide de franchir le pas et de me lancer dans une première traversée cataclysmique vers les Açores. Ce baptême du feu aura au moins eu l’avantage de m’amariner et, un mois plus tard, c’est plus confiant que j’appareille pour les Canaries – où j’aurai l’occasion de refaire ma caisse de bord grâce à une idée… astronomique –, puis pour les îles du Cap Vert. Voici la suite de mon carnet de bord.
05/01/2011 - 00:25
Mon baptême du feu dans le golfe de Gascogne
Du large et de la nuit en mer, mon expérience est nulle - je navigue autour de Saint-Malo sans avoir jamais dépassé Bréhat. Mon voilier, baptisé Orca, est un Bi-Loup 77 acheté d'occasion. Mais, à 32 ans, après avoir quitté mon emploi, je décide de franchir le pas et de me lancer dans une première traversée vers les Açores. J'ai notamment là-bas quelques amis, rencontrés alors que j'avais passé deux ans dans ces superbes îles... En juin 2009, j'embarque donc sur Orca, cap sur les Açores. Mon périple me conduira ensuite aux Canaries, au Cap Vert, aux Bijagos, au Brésil et en Guyane Française. Voici mon carnet de bord.