Actualité à la Hune

Expéditions Islande-Groenland / Interview (2)

Thierry Dubois : «Pour La Louise, je ne voulais pas d’un truc à deux balles»

Suite de l’interview de «Boidu». Après sa façon d’aborder le bateau et son métier de marin, Thierry explique ici la conception et la construction – en six ans – de La Louise. Et donne l’origine de ce nom de baptême !
  • Publié le : 27/02/2012 - 00:01

La Louise dans le Grand BlancLa coque crème de La Louise vient raser les glaces du Groenland. Aujourd’hui, Thierry Dubois est le skipper du bateau qu’il souhaitait, exerce le métier qu’il voulait et à l’endroit qui lui plaît ! (Cliquez sur les photos pour les agrandir).Photo @ Thierry Martinez (Sea & Co)

Cette interview de Thierry Dubois est la suite de l'entretien publié le lundi 20 février sur notre site, accessible ici.
 

Thierry sous le rouf de La LouiseSelon la volonté de son concepteur-skipper – et de celle de Nigel Irens, auteur des plans –, La Louise marie tradition et modernité, comme ici avec un rouf moderne et confortable sur un pont défendu par un pavois et une carène classique.Photo @ Thierry Martinez (Sea & Co / La Louise)v&v.com : Thierry, nous allons maintenant parler de la conception et de la construction de ta goélette, La Louise (voir la vidéo en pied de l'article). D’abord, comment as-tu choisi cette carène – et l’architecte Nigel Irens ?
T.D. :
Nigel, je l’ai choisi assez tardivement. Mais j’ai toujours voulu une goélette de pêche nord-américaine. Parce que je ne voulais pas des goélettes de course pure, des plans Alden. Ce sont des bons voiliers, mais pas des bateaux de charge et il n’y a pas d’espace à bord. Les goélettes terre-neuvas françaises, c’était l’inverse : des bateaux de charge, mais pas des foudres de guerre ; ils étaient conçus pour aller faire une saison complète à Terre-Neuve et revenir chargés à bloc. Les Nord-Américaines, elles, ne faisaient pas une saison complète : étant moins loin des zones de pêche, elles pouvaient faire des rotations. En revanche, elles y allaient vite et elles en revenaient vite. On n’a jamais fait des bateaux de course avec les terre-neuvas européens, mais on a fait des bateaux de course avec les goélettes terre-neuvas nord-américaines, qui étaient de bons compromis entre charge et performance. Comme Bluenose, donc, que j’ai déjà cité.

v&v.com : Pour concevoir ton bateau, de quoi es-tu parti ? D’une voilure gérable à deux ? D’un poids ?
T.D. :
Je suis parti de la capacité d’accueil. Et du fait que je ne voulais pas qu’on soit plus de deux pour faire fonctionner ce bateau. Question : à deux, combien peut-on prendre de passagers ? Réponse : huit passagers plus deux pros, ça fait dix personnes, donc il faut plus de 18 mètres. Et à deux, quelle taille de bateau arrive-t-on encore à gérer ? Moins de 20 mètres. Et voilà comment je suis arrivé à 19 mètres.

La construction de La Louise (1)Le bateau étant construit quille en l'air, la pose des 37 couples (composés des membrures, barrots et varangues) et des cloisons s’effectue sur un châssis métallique. La mise à niveau fait appel à une lunette de géomètre. (Cliquez sur les photos pour les agrandir).Photo @ La Louisev&v.com : Il y a aussi le choix du matériau – bois moulé-epoxy. Mais d’abord le choix de construire seul une goélette de 19 mètres ! Pas pour des raisons de coût, j’imagine…
T.D. :
Non, si j’avais voulu faire un bateau pas cher, ce n’est surtout pas celui-là que j’aurais construit ! Si j’avais juste voulu bosser dans le Grand Nord, j’aurais pu acheter un bateau cash et commencer. Je n’avais pas besoin d’emprunter d’argent pour ça, grâce à mon capital provenant de mes bateaux de course. J’aurais pu acheter un bateau du British Steel, par exemple, comme Podorange, un voilier costaud sur lequel je faisais trois-quatre travaux. Mais çe ne me disait rien.

v&v.com : Pourquoi avoir envie de le construire tout seul ? Par défi ? Parce que tu avais envie de connaître ton bateau d’une façon intime ?
T.D. :
Parce que c’est un de mes métiers de construire des bateaux. Et parce que celui-là, c’est le bateau de ma vie. Mon dernier bateau de course, c’est moi qui l’ai construit avec une petite équipe. J’ai eu plaisir à ça. Je le connaissais parfaitement, mais je savais aussi qu’on aurait une vie commune limitée. La Louise, c’est différent, c’est le bateau que j’ai en tête depuis gamin et avec lequel je finirais ma vie. Donc, je n’avais pas envie d’un truc à deux balles.

La construction de La Louise (2)Le premier pli du bordé ayant été posé en lisses jointive de cèdre jaune, collées et pointées à la main, les deuxième et troisième plis sont réalisés en acajou tranché de 4 mm, collés sous vide et orientés à 45° du premier pli.Photo @ La Louisev&v.com : Et pourquoi avoir choisi ce matériau du bois moulé-epoxy ?
T.D. :
D’abord parce qu’il fallait que ce bateau de ma vie soit un bel objet. Mais il ne fallait pas non plus que ce soit un truc jamais fini ! Du coup, pour les matériaux, ça a été vite vu. L’acier et l’alu ce ne sont pas des matériaux que je travaille. Je peux apprendre, mais l’alu, je l’ai écarté parce qu’une carène classique en déplacement lourd en alu, tu es obligé de rajouter beaucoup de lest, ce qui est une ineptie. J’aurais pu choisir l’acier, mais faire un bateau en acier en forme, ça demande un peu de métier – que je n’ai pas. De plus, l’entretien n’est pas facile. Enfin, dans les pays froid, l’alu ou l’acier, c’est costaud, mais il faut tout très bien isoler ! Le polyester ? Même chose que pour l’alu : pour un déplacement lourd, ce n’est pas idéal. Et puis si c’est pour faire du polyester et l’habiller de bois à l’intérieur façon cache-misère… Du bois, donc. Du bois moulé-epoxy. C’est beau, c’est costaud, c’est chaud, c’est moderne, ça se travaille et se retravaille. Je n’étais pas dans un trip de réplique historique, je ne voulais pas non plus d’un objet de musée.

v&v.com : Ceci posé, tu as donc fait appel à Nigel pour les plans ?
T.D. :
Voilà. J’avais le bateau en tête, je voyais à peu près comment le construire… mais je ne me voyais pas dessiner le bateau moi-même, parce que ce n’est pas mon métier – et, vu l’investissement, il ne fallait pas se rater. Nigel, je le connaissais pour avoir bossé avec lui sur les multis, mais je savais qu’il y savait aussi faire de très beaux monocoques, compromis entre classique et moderne. Au hasard d’une discussion, je lui ai touché un mot de mon idée et il m’a dit : “Donne-moi le cahier des charges, ça m’intéresse”.

Au chaud dans la glaceNichée dans la glace du Groenland, la goélette signée Nigel Irens montre bien son adéquation au programme de son skipper.Photo @ Thierry Martinez (Sea & Co / La Louise)v&v.com : Dans sa réflexion, par quoi a-t-il commencé ?
T.D. :
Par cette première question fondamentale, histoire de vérifier les bases : “Tu veux un yacht ou un bateau de travail ?” Et là, je me suis dis : “C’est bon, on s’est compris”. Un bateau de travail, lui aussi, il comprenait bien ce que cela voulait dire : classique, mais sans écarter les solutions modernes. Un pavois à l’ancienne, parce que ça protège le pont. Mais aussi des mâts en carbone. En allant fouiller dans les bouquins sur les goélettes américaines, on s’est aperçu qu’elles avaient un décroché dans le pont, ce qui permet de dégager de la hauteur dans les coursives autour du cockpit – adopté ! Idem dans la zone en arrière de la cale, pour gagner du volume dans la zone de vie. Ce décroché, tu ne le vois pas de l’extérieur, tu vois un pavois, une lisse de pavois en continu, mais le pont décroche. Ce mariage entre la tradition et la modernité nous a guidés tout le long.

v&v.com : Finalement, Nigel a apporté sa culture, son goût pour l’histoire de la marine à voile, de ses évolutions…
T.D. :
Exactement. Sa culture à lui, ses bouquins. Il travaille avec des outils informatiques, mais il a des tas de demi-coques au mur. Et, pour tel ou tel projet, il peut prendre une maquette sur l’étagère pour montrer à ses collaborateurs un point précis, une courbe, un volume…

La construction de La Louise (3)En 2006, La Louise est brièvement sortie de son chantier, le temps de la retourner avec une grue qui la fait rouler sur ses conformateurs. Toutes les finitions seront ainsi effectuées à l’endroit.Photo @ Thierry Martinez (Sea & Co / La Louise)v&v.com : Fort de tout ce travail, comment le projet a-t-il pris forme ?
T.D. :
En tenant compte des impératifs déjà évoqués – nombre de passagers, capacité de charge, programme. Mais, puisqu’on est alors en 2004, en partant aussi du fait que j’ai deux filles. Je veux pouvoir avoir mes deux gamines à bord quand je travaille. Donc, ma cabine arrière doit répondre à certains critères pour que cela n’importune pas les passagers… C’est toute cette réflexion-là qui est vraiment intéressante – bateau de vie, bateau de travail. Tiens, un autre point : je ne conçois pas un bateau sans un atelier. Et dans les critères de l’atelier, il ne fallait pas oublier de prévoir qu’on puisse mettre une paire de ski sur l’établi – puisqu’on sait déjà qu’on va faire des séjours de ski au Groenland… Et puis, il fallait garder en tête cette base fondamentale : du confort pour les passagers, et du plaisir pour le capitaine sous voiles !

v&v.com : Combien de temps a duré le temps de conception avec Nigel ?
T.D. :
La première discussion a eu lieu au retour du Vendée Globe 2001. Mais je lui ai bien dit de ne rien commencer : je savais que j’en avais encore pour deux ans de course. Dès que je suis rentré d’Around Alone 2003, on s’est mis concrètement devant la table. Nigel étant encore basé à La Trinité, à l’époque, on pouvait se voir régulièrement pour dessiner les grandes lignes du bateau. De mon côté, le cahier des charges était déjà fait : plan d’emménagements, disposition des cloisons étanche et des mâts. De son côté, Nigel a calculé la structure, dessiné les lignes du bateau, placé et équilibré la voilure, puis on a affiné l’ensemble avec son coup de crayon : pavois, superstructure… Tout ce travail a duré de l’automne 2003 au printemps 2004. Et le premier bout de bois au chantier est arrivé en août 2004.

La Louise sort le bout de son nezDéjà publiée en «Photo à la hune» sur notre site, cette image méritait bien une redite. Elle montre La Louise pointant le bout de son nez au terme de six années d’un chantier déraisonnable. Mais mené à bien.Photo @ Thierry Martinez (Sea & Co)v&v.com : Pour tout de suite cadrer les idées, la mise à l’eau, ce sera…
T.D. :
En avril 2010 ! Et la première navigation en août 2010 – donc six ans exactement après le début de la construction.

La Louise va toucher l"eau pour la première foisA Locoal-Mendon (Morbihan), le jour de sa mise à l’eau, La Louise laisse voir ses lignes classiques. Il manque encore le safran, le lest rapporté et la plaque inox qui protègera l’étrave.Photo @ Thierry Martinez (Sea & Co)v&v.com : Cette durée de construction, c’est toi qui l’avait fixée ou elle s’est imposée d’elle-même ?
T.D. :
Un peu les deux. A l’époque, je viens de m’enquiller dix ans de course au large – ça occupe. J’ai deux filles que je n’ai pas vues beaucoup. Je veux construire mon bateau, et je n’ai pas envie de gérer une grosse équipe. Je vais donc étaler le chantier dans le temps, cela va me permettre de rester à la maison, de profiter d’une vie de famille et de parfaitement connaître mon bateau. L’idée, c’était bien de faire une pause de cinq ans. Ça s’est terminé à six – la crise est passée par là. Par moments, j’ai dû geler le chantier.

v&v.com : Concrètement, qu'est-ce que cette construction représentait comme travail, en moyenne par semaine ?
T.D. :
En moyenne, cinq vraies journées de dix heures au chantier. Tu essayes de ne pas y aller le week-end, sauf la petite heure qui te permet de coller un pièce qui va te faire gagner une journée. Mais pas 7 jours sur 7. Tu essayes de garder quelques jours de vacances. Mais il y a aussi toutes les heures de bureau, administratives, de plan, que je faisais en nocturne ou très tôt le matin. Et puis, il y a la gamberge permanente – celle-là ne te lâche jamais !

v&v.com : C’est pour ça qu’aussi tu as choisi le bois, un matériau qui te permet de faire toujours tout évoluer comme tu en as envie ?
T.D. :
C’est un de ses avantages, oui. Quand je construis le bateau, il y a des zones où je me dis : “Bon, on fait comme ça et on verra plus tard”. Et je ne ne met pas de matériaux trop nobles à ces endroits-là parce qu’il y a bien un jour où je vais prendre la scie sauteuse et modifier…

La construction de La Louise (4)La cabine arrière, espace privatif réservée à Thierry et ses deux filles… «Là, j’ai choisi et posé les plus beaux bois possibles !» Photo @ Thierry Martinez (Sea & Co / La Louise)v&v.com : Mais les zones principales, les zones de vie, tu voulais les soigner…
T.D. :
Le carré ou ma cabine, oui ! Ma cabine, je l’ai tellement rêvée que j’ai mis les plus beaux bois – je ne pense pas que je vais l’attaquer tout de suite à la tronçonneuse ! Pour les zones de vie, je ne voulais pas d’un pur bateau à l’ancienne, sombre et profond. J’ai posé une claire-voie à l’ancienne pour donner beaucoup de lumière sans faire un gros rouf. Et des cloisons laquées d’un blanc cassé lumineux, qui mettent en valeur les boiseries, les bordés et le vaigrage – latté et ajouré, pour que ça respire, éviter la condensation. C’est un boulot énorme, mais c’est beau et c’est efficace. Tu remets en valeur la forme du bateau. Parce que je voulais que les gens s’y sentent bien. Et parce que c’est ma maison !

v&v.com : Une maison où tu habites, disais-tu, 350 jours par an. Tu n'as donc aucune maison à terre.
T.D. :
Non. Mes filles me rejoignent une partie de la saison, lors des vacances scolaires ; et les cinq mois où je suis avec le bateau à Étel, elles vivent à bord une partie de la semaine.

v&v.com : Au fait, pourquoi ce nom, La Louise ?
T.D. :
D’abord, c’est une goélette, donc il lui fallait un nom féminin. Dans la langue française, c’est un des rares bateaux dont tu parles au féminin. Ensuite, dans mon histoire de potes de longue date avec qui je navigue, il y en un qui est décédé voici quelques années, suite à une maladie. Un ami qui aurait tout à fait sa place à bord aujourd'hui… Et lui, quand il parlait d’une femme, ou des femmes, il disait toujours «la Louise», «les Louises». Ma goélette, c’est une Louise. C’est La Louise.

………..
> La première interview de Thierry Dubois est ici
> Le site de Thierry Dubois et de La Louise est ici
La Louise brise la glaceIl fait frisquet, mais le bateau est chaleureux – et solide. Au moteur, La Louise écarte doucement les glaçons de son étrave renforcée d’une plaque inox.Photo @ Thierry Martinez (Sea & Co)

 THIERRY DUBOIS en 10 dates-clés 

24 février 1967 : naissance à Saint-Germain-en-Laye (Région parisienne).
Années 80-90 : ouvrier en construction navale, puis préparateur et équipier sur le trimaran Haute-Normandie de Paul Vatine.
1992 : skipper du Mini Amnesty International, plan Rolland.
Novembre 1993 : vainqueur de la Mini-Transat avec Amnesty International.
Novembre 1994 : Route du Rhum en 60 pieds Open avec Pour Amnesty International, plan Joubert-Nivelt.
Juin 1995 : 1er des 60 pieds Open et 2e des monocoques lors du Tour de l’Europe (Open UAP) en équipage avec Pour Amnesty International.
Novembre 1996 : départ du Vendée Globe avec Pour Amnesty International. Abandon après son chavirage et son naufrage dans l’océan Indien.
Juin 2000 : 4e de la Transat anglaise (Europe 1-Newman Star) sur Solidaires, son nouveau 60 pieds Open, plan Bernard Nivelt.
2000-2001 : Vendée Globe avec Solidaires. Escale technique en Nouvelle-Zélande (problèmes électriques). Thierry termine son tour du monde hors course en 105 jours. Objectif atteint pour le projet «Droits de l’Homme autour du Monde» : le message de Solidaires a fait le tour du monde.
2003-2003 : 2e d’Around Alone derrière Bernard Stamm (Bobst Group-Armor Lux).


 LA LOUISE en 7 temps forts 

2001 : premières discussions avec Nigel Irens.
Automne 2003-printemps 2004 : conception finale et dessin du bateau avec Nigel Irens.
Août 2004 : début du chantier.
Avril 2010 : mise à l’eau à Locoal Mendon (56).
Août 2010 : première navigation.
2011 : première saison de reconnaissance (Islande-Groenland).
2012 : première saison de charter dans le Grand Nord.
 

 LA LOUISE EN VIDÉO, du bois à l'eau salée 

En complément

  1. thierry dubois 20/02/2012 - 00:02 Charter Islande-Groenland / Interview (1) Thierry Dubois : «Avec ma goélette, j’ai la vie dont je rêvais enfant» Il a couru dix ans autour du monde en solitaire, soutenu Amnesty International, une grande gueule, construit la goélette de ses rêves, décidé de vivre et de travailler à bord. Thierry Dubois, interview. Cash.
  2. sucre glace et blanc en neige pour la louise 21/01/2012 - 00:01 Expéditions Islande et Groenland 2012 Sucre glace et blanc en neige pour La Louise Voici La Louise dans un de ses mouillages fétiches : le glacier d'Ilulissat, côte Ouest du Groenland, par 69° Nord. Le pays du bleu et du blanc. Et du grandiose. Un vertige que Thierry Dubois se propose de faire découvrir sur la goélette de 63 pieds qu'il a lui-même construite en six.
  3. quand la louise brise la glace 07/09/2011 - 00:02 Expédition - Thierry Dubois «Boidu» et La Louise brisent la glace Il ne surfe plus les mers du Sud, mais skie sur les icebergs du Nord. Thierry Dubois a emmené La Louise, la goélette qu’il a construite de ses mains, explorer le Groenland. Son plan Irens de 63’ est en effet destiné à emmener scientifiques ou voyageurs en expédition dans les hautes latitudes.
  4. dubois dont on fait les r ecirc;ves hellip; 15/04/2010 - 06:17 Goélette La Louise Dubois dont on fait les rêves… Il entreprend toujours des paris insensés – et les réussit : courir la Mini ou le Vendée Globe pour Amnesty International, construire seul (ou presque) une goélette d’exploration en bois… Thierry Dubois vient de mettre à l’eau sa Louise, plan Irens de 63 pieds. Au terme de six ans de chantier.