Actualité à la Hune

Interview du «pape» de la grande croisière

Jimmy Cornell : «J'ai été encerclé par 200 pirogues en Papouasie !»

Jimmy Cornell sera au Nautic pour dédicacer son «Atlas des océans». Interview du «pape» de la grande croisière, britannique, 71 ans, auteur de trois tours du monde et du best-seller «World Cruising Routes».
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  • Publié le : 30/11/2011 - 00:01

Au mouillage aux ChagosLes îles Chagos figurent parmi les escales préférées de Jimmy Cornell, qui a déjà parcouru trois tours du monde en famille – et plus de 200 000 milles à bord de trois voiliers différents.Photo @ Collection Jimmy Cornell Jimmy CornellSouvent présenté comme le «pape» de la grande croisière, le Britannique Jimmy Cornell a déjà édité nombre de best-sellers consacrés à ce sujet.Photo @ Collection Jimmy Cornell Il a réalisé trois tours du monde. Parcouru 200 000 milles à bord de ses trois voiliers successifs, tous baptisés Aventura. Il a créé l’ARC, célèbre rallye nautique (*), et le fameux site encyclopédique noonsite. Il a réalisé de nombreux reportages pour la BBC. Il a écrit le best-seller «World Cruising Routes», vendu partout dans le monde, «bible» des tour-du-mondistes. Oui, Jimmy Cornell est bien le «pape» de la grande croisière !

Ce Britannique de 71 ans vient de publier son dernier ouvrage, «Atlas des océans», bouquin hors-normes qui recense toutes les pilot-charts de toutes les mers du monde, mais réactualisées grâce aux observations satellites. Jimmy Cornell sera au Salon nautique pour le dédicacer – sur le stand de Voiles et Voiliers. Interview.


voilesetvoiliers.com : Après votre best-seller, «World Cruising Routes», vous publiez un «Atlas des océans». Pourquoi cet ouvrage très spécifique ?
Jimmy Cornell :
C’est effectivement un ouvrage assez particulier. C’est un atlas grand format qui regroupe les pilots-charts – cartes océaniques avec la météo et les courants – du monde entier, mais réactualisés avec les dernières données satellites ! Cet atlas peut donc rendre d’immenses services à tous ceux qui veulent naviguer loin et longtemps, mais aussi aux plaisanciers qui préparent une traversée en Méditerranée, en Baltique ou en mer des Caraïbes. En fait, il ne s’adresse pas qu’aux circumnavigateurs, car on y retrouve les conditions météo de tous les océans et mers du monde, mois par mois, avec des informations spécifiques sur chaque région. Si quelqu’un souhaite savoir ce qui se passe en Atlantique Nord en décembre, il le trouvera ! Les anciennes pilots-charts dataient d’il y a 150 ans, et  il y a eu de nombreuses modifications climatiques depuis. C’est pour ça qu’on les a réactualisés avec mon fils.

Invitation au voyageDans «Atlas des Océans», Jimmy Cornell et son fils, Ivan, détaillent tous les types de vent qui soufflent sur toutes les mers de la planète ainsi que leur évolution au cours de l’année. Indispensable quand on se prépare à partir ! C’est aussi une belle invitation au voyage et au rêve…Photo @ Collection Jimmy Cornell v&v.com.com : Cet atlas se base aussi sur vos trois tours du monde…
J.C. :
Oui, il tente de synthétiser tout ce que j’ai pu apprendre. Vraiment pas facile à résumer quand on a parcouru 200 000 milles ! J’ai d’ailleurs déjà écrit un autre livre à ce sujet, «Une passion pour la mer, réflexions sur trois tours du monde». Il y a tant à raconter – et notamment en images !

Pilot-charts : le PacifiqueVoici l’une des pilot-charts de l’océan Pacifique, pour le mois de mars, avec la Zone intertropicale de convergence (ZITC, autrement dit le fameux pot au noir), les anticyclones et la route des tempêtes tropicales. (Cliquez pour agrandir).Photo @ Collection Jimmy Cornell Avant-après : pas mal de différences !Les modifications climatiques de ces dernières décennies ont rendu nombre de pilot-charts obsolètes (en haut). Jimmy Cornell présente donc une version actualisée (en bas) grâce – entre autres – à des informations recueillies par les satellites depuis vingt ans. En vert les courants marins, en bleu le régime des vents. (Cliquez pour agrandir).Photo @ Collection Jimmy Cornell v&v.com : Justement, au terme de ces trois tours, avez-vous des endroits préférés ou estimez-vous que chaque lieu a sa propre richesse ?
J.C. :
Un peu les deux ! Je suis allé deux fois en Antarctique et c’est vraiment une ambiance extraordinaire, unique ! Le Vanuatu est aussi un endroit très intéressant de par ses îles et ses habitants, tout comme les Marquises, dans le Pacifique, qui sont très spectaculaires. Les îles Chagos dans l’océan Indien, ou, plus près de nous, les Açores, sont aussi des endroits qui m’ont marqué.

v&v.com : Mais vous avez visiblement une préférence pour l’Antarctique…
J.C. :
Oui. Lors de ma première visite, j’ai découvert la vie sauvage de cet endroit et lors de mon deuxième passage, on pouvait déjà voir les effets du changement climatique – à ce sujet, je change d'hémisphère, mais vous avez vu que le passage du Nord-Ouest est pratiquement ouvert chaque année, maintenant ! Pour revenir au Sud, il y a en tout cas de plus en plus de bateaux qui vont en Antarctique et, dans dix ans, ils seront certainement 40 à 50 bateaux à y mouiller chaque année !

v&v.com : C’est une bonne nouvelle ?
J.C. :
Pour les plaisanciers, oui ! Pour le site lui-même… sans doute pas. On ne peut pas éviter le changement climatique, on ne peut qu’essayer d’améliorer la situation. Avant, j’avais une voiture qui consommait beaucoup, maintenant, j’ai une Toyota Prius qui consomme trois fois moins… Chacun peut essayer de faire quelque chose à son niveau.

Aventura III en AntarctiqueAu terme de ses trois tours du monde, Jimmy Cornell avoue une vraie fascination pour l’Antarctique, ici explorée à bord d’Aventura III, son Ovni 43.Photo @ Collection Jimmy Cornell AventuraAventura, le premier des trois voiliers de Cornell, était un Trintella sur plans Van de Stadt, lancé en 1974. Photo @ Collection Jimmy Cornell v&v : Vous avez eu trois bateaux différents, un pour chaque tour du monde. Pourriez-vous les présenter ?
J.C. :
Le premier Aventura était un Trintella sur plan Van de Stadt de 1975, il mesurait 11 mètres. Il était en polyester, et très bien construit. Comme nous n’avions pas beaucoup d’argent, j’ai acheté la coque et j’ai terminé tous les emménagements moi-même, puis on a navigué avec de 1975 à 1981. Nous en étions très contents : pour l’époque, il n’avait pas trop de défauts.
Aventura II, un 40 pieds sur plan Bill Dixon, était en acier, on a navigué à bord pendant cinq ans ; c’était un bateau typique des années 70, costaud et spacieux, qui se comportait bien dans la brise, mais que son déplacement lourd pénalisait dans le petit temps. Moi, je prône des voiliers de croisière légers, mais, dans les pays anglo-saxons, cette idée a bien du mal à s’imposer ! C’est moins vrai en France…
Enfin, Aventura III, un Ovni 43 dessiné par Philippe Briand et construit en 1998 aux Sables-d’Olonne, était en alu car, en termes de sécurité, je trouve que c’est l’idéal. On l’a gardé pendant treize ans et on a parcouru 70 000 milles à son bord !

v&v : Quel bateau choisiriez-vous aujourd’hui pour un tour du monde ?
J.C. :
J’aime vraiment bien l’alu. J’ai visité le chantier Allures, l’été dernier, et j’ai été impressionné par l’Allures 45, sa philosophie, son déplacement raisonnable. Et puis, c’est un dériveur intégral. Il allie performance – dans un tour du monde, la plupart du temps, on navigue au portant, sous spi et en enlevant la dérive !– et sécurité avec sa coque en alu résistante et un rouf en composite. Enfin, il n’est pas peint et c’est important pour moi : un bateau, ce n’est pas un bijou, mais d'abord quelque chose de fonctionnel !

v&v : Quel regard portez-vous sur l’évolution des bateaux de croisière ?
J.C. :
Les bateaux de course ont évolué très vite ces dernières années, contrairement aux voiliers de croisière. L’architecture navale de course n’a pas encore transmis toutes ses évolutions au monde de la croisière. Lors d’une conférence l’autre jour, on m’a demandé : «Pourquoi n’y a-t-il donc pas de ballasts sur les bateaux de croisière ?» et c’est une bonne question ! Les bateaux de croisière sont plus confortables et plus spacieux, mais ils ne sont pas vraiment excitants et c’est la faute des plaisanciers qui trouvent qu’avancer à 6 nœuds, c’est très bien… Les bateaux sont encore souvent trop lourds dans leur déplacement et les safrans pas assez solides. On le constate chaque année lors de l’Atlantic Rally for Cruiser, plusieurs bateaux cassent leur safran.

Jimmy Cornell en familleLe premier tour du monde de Jimmy Cornel, effectué en famille sur Aventura de 1975 à 1981, reste pour lui le plus marquant. On voit ici son fils, Yvan… avec lequel il vient de co-éditer «L’Atlas des Océans» !Photo @ Collection Jimmy Cornell v&v.com : Comment avez-vous commencé à naviguer quand vous étiez jeune ?
J.C. :
Ça a toujours été mon rêve de parcourir les océans du monde et j’ai eu la grande chance de le réaliser ! Je n’avais pas la possibilité de m’y mettre en Roumanie et c’est une fois arrivé en Angleterre que j’ai commencé à naviguer sur des petits bateaux. Avec juste cette idée : quand tu veux faire quelque chose, il faut y aller !

v&v.com : Gardez-vous en tête de mauvais souvenirs de navigation ?
J.C. :
Non, non, au contraire, je suis content de tout ce que j’ai fait ! Notamment ce tour du monde pendant six ans avec ma femme et mes enfants – qui ont aujourd’hui 42 et 44 ans –, ça a été une expérience unique qui a cimenté notre relation. En tant que parents, c’était extraordinaire de vivre ça !

v&v.com : Votre premier tour du monde reste celui qui vous a le plus marqué ?
J.C. :
Oui, il n’y avait pas encore beaucoup de bateaux autour du globe et on a eu la chance d’aller dans des endroits où peu de personnes s’étaient aventurées. C’est lié au fait que, pendant mes tours du monde, j’ai continué mon travail de journaliste, ce qui m’a permis de rencontrer beaucoup de gens et m’a donné une vision beaucoup plus large du monde. Je n’étais pas juste amarré dans un port, j’allais voyager à la recherche de sujets, j’ai beaucoup appris – et on a fait beaucoup de choses inédites pour l’époque !

Aventura IIJimmy Cornell a réalisé son deuxième tour du monde de 1990 à 1992 à bord d’Aventura II, un plan Bill Dixon.Photo @ Collection Jimmy Cornell v&v : Avez-vous des exemples précis ?
J.C. :
Oui, comme je travaillais pour la BBC, j’ai souvent enregistré les musiques du monde. Je me souviens notamment du roi des Tonga qui ne pouvait pas être réveillé par une voix humaine, c’était un tabou ! Seule une mélodie d’une flûte bien particulière pouvait le sortir de son sommeil et on m’a joué cette mélodie… Une autre fois, en 1980, il y avait le Festival des arts du Pacifique en Papouasie/Nouvelle-Guinée. Les habitants ont envoyé des pirogues traditionnelles à voiles et à l’arrivée à Port Moresby, on s’est retrouvé entouré par 200 pirogues, alors que nous étions le seul bateau non papou. J’ai eu beaucoup de chance de vivre de tels moments !

v&v : Quel regard portez-vous sur l’évolution du comportement des plaisanciers ?
J.C. :
Ils se montrent plus inquiets des questions de sécurité et pas seulement de la piraterie. Il y a peut-être 30 incidents par an sur 10 000 bateaux en croisière, proportionnellement, ce n’est pas énorme. La piraterie est un danger très sérieux, mais il ne faut pas exagérer ! Les navigateurs sont moins indépendants qu’il y a trente ans où, n’importe où, tu étais souvent seul et si tu avais un problème, tu ne pouvais compter que sur toi-même ! En août 2009, je naviguais entre la Corse et Saint-Raphaël avec un copain et on était presque à sec de gasoil. Il m’a dit : «Dis, il faudrait demander de l'aide !» Je lui ai répondu : «Tu es fou, c’est un bateau à voiles, on va s’en tirer avec le vent !» Faire de la voile, c’est se retrouver face à face avec la nature et c’est la plus grande satisfaction qui soit ! La première fois que je suis parti, j’avais un sextant à bord et on a acheté une VHF… six mois avant notre arrivée.

v&v : Justement, quel genre de matériel utiliseriez-vous aujourd’hui pour faire un tour du monde ?
J.C. :
Il y a bien trop d’équipements ! Je me suis converti aux cartes électroniques voici trois ans seulement – et c’est tout. Je préfère avoir à bord «L’Atlas des Océans», regarder les conditions mois par mois et planifier mon voyage comme ça plutôt que d’être obsédé par les fichiers électroniques et de regarder quatre fois par jour les prévisions. Si on prévoit tout, ça devient vite ennuyeux !

Aventura IIIAventura III, Ovni 43 avec lequel Jimmy Cornell a parcouru 70 000 milles, ici sous voiles à Venise.Photo @ Collection Jimmy Cornell v&v.com : Vous parliez de la piraterie tout à l’heure. La traversée du golfe d’Aden et du Nord de l’océan Indien est-elle encore possible ?
J.C. :
Possible, peut-être, mais ce n’est pas une bonne idée, car la zone est vraiment dangereuse. Mieux vaut passer par le Sud. J’ai toujours eu cette attitude d’éviter le danger, que ce soient les zones humainement instables ou la saison des ouragans. C’est comme à terre, en général on évite le danger ! Le tout, c’est de bien penser et planifier son voyage.

v&v.com : Passer par le cap de Bonne-Espérance est quand même beaucoup plus long et exigeant…
J.C. :
Ce n’est pas si difficile et, si on met le pour et le contre dans la balance, on se rend compte que si on a un bon bateau et qu’on est bien préparé, c’est faisable !

v&v.com : Mis à part le golfe d’Aden et le Nord de l’Indien, y a-t-il d’autres zones à éviter ?
J.C. :
Certains coins du Venezuela peuvent être dangereux. Côté météo, il faut bien entendu éviter la saison des ouragans Pacifique ou au niveau du détroit de Torrès, entre la Papouasie/Nouvelle-Guinée et l’Australie.

v&v.com : Vous donnez régulièrement des conférences aux Etats-Unis ou en Europe pour partager votre expérience. Quelles sont les questions qui reviennent le plus souvent ?
J.C. :
Aujourd’hui, la piraterie. Et, plus généralement, les risques, la sécurité, mais aussi le choix du bateau, les aspects financiers et l’équipage.

v&v.com : Quels sont vos projets à venir ?
J.C. :
J’ai un autre livre, «Programmer la grande croisière» («World Voyage Planner» en anglais) en préparation en France, et je continue à être actif en donnant des conférences un peu partout. Il y a d’ailleurs un séminaire planifié en France avec vous, Voiles et Voiliers, en mars prochain !

(*) L’ARC, Atlantic Rally for Cruisers, rassemble chaque année plus de 200 voiliers désireux de travers l’Atlantique. Vous pouvez lire ici le compte-rendu du départ de l’édition 2011, donné mi-novembre. Pour en savoir plus sur Jimmy Cornell, cliquez ici.

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«Atlas des océans», par Jimmy et Ivan Cornell, 69 euros, 420 x 297 mm.
Disponible au Salon nautique sur le stand de Voiles et Voiliers (Hall 1, K 61) et
dans notre Boutique, ici.

Jimmy Cornell, une passion intacteJimmy Cornell, ici en Antarctique sur Aventura III, n’aime rien tant que raconter et partager ses expériences. Une conférence organisée par Voiles et Voiliers se tiendra d’ailleurs en mars prochain – bientôt plus de détails !Photo @ Collection Jimmy Cornell
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Jimmy Cornell au Salon : les dates et heures de ses signatures

Samedi 3 décembre
11 h-midi / stand Voiles et Voiliers : Hall 1-K 61
16 h-18 h / stand Grand Large Yachting (Allures, Garcia, Outremer) : Hall 1-G 40

Dimanche 4 décembre
11 h-midi / stand Voiles et Voiliers : Hall 1-K 61
16 h-18 h / stand Voiles et Voiliers : Hall 1-K 61

Samedi 10 décembre
15 h-17 h / stand Voiles et Voiliers : Hall 1-K 61

Dimanche 11 décembre
11 h-midi / stand Voiles et Voiliers : Hall 1-K 61


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Les trois voiliers de Jimmy Cornell

Aventura
Trintella III dessiné par Van de Stadt, construit au chantier Tylers en 1974
Longueur : 36 pieds
Tirant d’eau : 1,60 m
Déplacement : 9 tonnes

Aventura II
Conçu par Bill Dixon et Jimmy Cornell, construit en 1989 par Croft Marine
Longueur : 40 pieds (12,20 m)
Tirant d’eau : 1,00-2,00 mètres (quille rétractable)
Déplacement : 13 tonnes
En charge : 16 tonnes

Aventura III
Ovni 43 dessiné par Philippe Briand, construit en 1998 par Alubat
Coque : aluminium
Longueur : 13,10 m 
Largeur : 4,30 m. Tirant d’eau : 0,80-2,50 m
Déplacement : 8,5 tonnes. Lest : 3,6 tonnes
Voilure au près : 90 m²
Eau : 460 litres. Gasoil: 350 litres
Moteur : Volvo Penta MD22 50 ch

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    • Cela faisait longtemps qu'on avait pas lu ou entendu des réflexions aussi intéressantes. Voilà qui nous décolle un peu du prosaïque plancher des vaches, et qui soigne aussi un certain pessimisme sur la nature humaine et son histoire collective. Il y a réellement des parcours (et des hommes) exemplaires! Notons aussi au passage que cette pratique (réussie) du voyage-aventure est un condensé du sens de la vie, ce qu'on pourrait identifier comme une pensée humaniste qui se met en œuvre. Ce n'est donc pas juste l'histoire d'une personne, c'est la preuve que la hauteur de vue, le bon sens, l'humilité face à la mécanique universelle et la fraternité sont non seulement possibles mais souhaitables, et même accessibles.

      Ajouté par Anonyme le 01/12/2011 - 10:44