Actualité à la Hune

Une bateau-stoppeuse sur l’Atlantique (1)

Mes dix conseils (acidulés) avant de partir

Chaque année, le bateau-stop fait de plus en plus d’adeptes… Pourtant, l’aventure qui guette au bout du ponton n’est pas forcément celle que l’on espérait. J’en sais quelque chose pour être moi-même en route !
  • Publié le : 22/05/2013 - 00:01

Cherche bateau pour embarquerAu Marin, Gaëtan, Mirta et Fabien cherchent un bateau... pour l'Amérique Centrale.Photo @ D.R.

Vous êtes passionné de voile, d’espaces vierges, d’éléments naturels et des mers du monde ? Vous voulez voyager pas cher ? Vous en avez marre du quotidien et voulez expérimenter une vie saine, loin de votre écran d’ordinateur ? Vous rêvez de partir à l’aventure, loin de sentiers battus ? 

Alors, surtout, ne faites pas du bateau-stop.

Ou alors… lisez cet article. Les dix points suivants développent les idées préconçues que j’avais du bateau-stop avant de partir. Qui n’ont pas manqué de voler en éclats le jour où j’ai découvert la réalité. En route !

 

1. Vous voulez voyager pour pas cher ?
Prenez l’avion.
Ce sera moins cher que le bateau-stop. À moins de tomber sur une perle de capitaine qui ne vous fasse pas payer la contribution (minimale) de 10 euros par jour – même lorsqu’on ne navigue pas, même si vous lui avez au préalable rempli les calles de provisions. D’autant que la participation à la caisse de bord n’est qu’une modeste partie du budget du bateau-stoppeur. Il faut calculer son budget avec les délais d’attente, qui peuvent être très longs, dans des ports parfois très chers ou sur des îles où le moindre melon coûte 6 euros. Et puis, nombre de bateaux stoppeurs sont si heureux de trouver un capitaine qui accepte de les amener quelque part, qu’ils se moquent d’être débarqués loin de leur destination, donc doivent financer un vol de dernière minute, entre des îles improbables et fort coûteuses. Le budget final est donc rarement celui que l’on avait prévu.
Ou organisez-vous. Le bateau-stop peut être une aubaine pour votre budget voyage à condition de respecter les conditions suivantes. Être extrêmement organisé et de préférence avoir déjà ses contacts de capitaines avant d’arriver au port. Embarquer pour des destinations dont on peut repartir facilement. Faire du "couchsurfing" (c’est-à-dire dormir dans le canapé de quelqu’un) ou du camping, là où c’est possible. Choisir son capitaine et négocier le tarif de la caisse de bord. Fuir les bars des marinas. Aller vers des destinations peu chères. Voyager hors des saisons touristiques.

 

2. Vous voulez éviter l’avion ? (Parce que vous êtes un humain responsable et conscient de l’impact catastrophique qu’ont les déplacements en avion sur l’environnement.)
Allez au Tibet. Par voie terrestre. C’est plus simple et plus rapide que de traverser (au hasard) l’Atlantique. Et puis, franchement, le Tibet, ça dépote. L’Aveyron, c’est vraiment chouette. L’Algérie aussi. Et il y a des ferries pour traverser la mer.
Ou alors, faites des sauts de puces. La vérité, c’est que le bateau-stop devrait effectivement permettre d’éviter l’avion. Il faut juste prendre le temps, le monde marin et le monde du trafic aérien étant diamétralement opposés : l’avion est aussi rapide que le voilier est lent, quant au bateau-stop, c’est une activité aléatoire qui ne permet pas de fixer une date ou un lieu précis d’arrivée. Pour ne pas perdre trop de temps quand même, vérifiez les possibilités d’arrivée et de sortie de territoire en bateau-stop – sur certaines îles, on ne vous laissera quitter le navire que si vous possédez un billet d’avion retour (par exemple : à Antigua dans les Antilles, à Cuba, à St Domingue). Vérifiez les distances. Renseignez-vous sur les vents : les voiliers les suivent (on ne passe pas Panama à n’importe quelle saison). Ne négligez pas le fait que vous trouverez bien moins de monde dans les Antilles pendant la période des cyclones et que vous aurez plus de facilité à remonter les grandes Antilles qu’à les descendre… Si vous rêvez d’Australie, passez par l’Asie du Sud et faites des sauts de puce, d’île en île. D’une manière générale, tentez le bateau-stop sur des petites distances – vous aurez plus de chance d’être embarqués.

Grand départL'heure du grand départ sur notre Rêve d"Antilles : sept bateau-stoppeurs à bord – et bien du bonheur en perspective !Photo @ D.R.

3. Vous voulez apprendre (ou juste faire de) la voile ?
Inscrivez-vous à un stage aux Glénans.
Ou achetez vous un Optimist. Ou partez faire des régates par chez-vous, ou récupérez un bateau, retapez-le et partez avec. J’exagère un peu… Il y a aussi ceux qui, comme moi, ont navigué 3 000 miles sans toucher une écoute – ou une drisse, enfin les cordes là – ni la barre, ni quoi que ce soit à part les casseroles et la serpillère.
Ou misez sur votre expérience. Mais ne perdez pas espoir : il y a des bateau-stoppeurs qui naviguent. Pour en être, parlez avec le capitaine avant de partir et si possible allez faire un premier tour en mer avec lui. Votre expérience jouera bien sûr beaucoup en votre faveur : il est plus facile pour un capitaine de laisser une personne expérimentée toucher son bateau, qu’un novice. Mais rappellez-vous aussi qu’il y autant de manières de naviguer que de capitaines. Pour ce qui est des bateau-stoppeurs qui naviguent bien mieux que leur patron, méfiez-vous du scénario conflictuel… Si c’est dangereux, débarquez à la prochaine escale. Il arrive parfois que le bateau-stoppeur se débrouille mieux que le chef de bord… Alors qu’il monte pour la première fois sur un voilier. Ce qui nous amène au point suivant.

 

4. Vous voulez vivre une véritable aventure ?
OK, je vous l’accorde.
Ce ne sera peut-être pas l’aventure que vous aviez imaginée, mais ce sera une aventure. Si vous voulez un plan sympa, allez à las Palmas et attendez qu’arrive un capitaine sans le sou, avec un bateau dont l’état se rapproche plus de l’épave que du navire flottant. Embarquez pour une transat. De préférence ne prenez pas assez d’eau ni de nourriture. Surtout, ne consultez pas la météo avant de partir. Chargez le bateau avec plein de bateau-stoppeurs. Visez le poteau noir.
Ne riez pas. Huit bateaux stoppeurs ont vécu ça, il y a deux ans. Ils ont survécu et le jour de leur arrivée au Brésil, on leur a volé à peu près tout ce qu’il y avait sur le bateau tandis qu’ils étaient en ville, en train de manger. C’est une histoire vraie. Mais il y en a des milliers d’autres, petite ou grande… Car chacun a son aventure à raconter après un trajet en bateau-stop.

Reflet de bateau-stoppeursJoli reflet… Nos bateau-stoppeurs à l'heure de quitter le Marin – les yachts de luxe, c'est bien pour se photographier dedans !Photo @ Duccio Jacques

5. Vous voulez découvrir d’autres cultures, parler d’autres langues et vivre avec des étrangers ?
Attention, les amis !
Vous êtes français ? Vous allez probablement embarquer avec des Français. Ça aide lorsqu’il faut se crier des trucs dans la tempête – de nos amis belges ont embarqué avec une capitaine serbe qui parlait parfaitement anglais, sauf en cas de stress où elle ne parlait qu’en serbe, ce qui est un peu problématique en cas de coup dur. Je rappelle qu’une bonne partie de la flotte de plaisance naviguant actuellement sur les mers du monde est française. Que nos compatriotes aiment naviguer et n’ont pas peur d’aller loin. Si vous ne maitrisez aucune autre langue, rassurez-vous donc : vous pouvez parfaitement faire le tour du monde en bateau-stop sans avoir à fournir d’efforts de langue. Ni côtoyer d’indigènes et autres personnes étranges. Vous pourrez aussi découvrir des voisins du village d’à côté de chez votre grand-mère que vous n’auriez jamais rencontrés s’ils n’étaient pas, eux aussi, justement en route pour Mururoa. Accrochez-vous et restez ouvert à tout. L’étranger n’est pas forcément celui qu’on croît.
Speak English ! Malgré tout, selon les ports de départ, votre niveau d’anglais, d’espagnol ou autre, vous aurez peut-être la chance d’embarquer avec des étrangers. Sachez juste qu’il y’a des destinations que les citoyens de différents pays privilégient. Et qu’ils restent ensuite souvent entre eux.

 

6. Vous voulez fuir les Corses, les Bretons ou je ne sais qui d'autre ?
Hissez vos couleurs.
Bon, pour les Corses, vous avez quelques chances. Pour les Bretons, oubliez. Il y en a dans tous les ports du monde. Mais leur qualité, c’est que les premiers comme les seconds parent généralement leur navire d’un étendard aux couleurs de leur région, de préférence plus grand que le drapeau national obligatoire. On les repère donc de loin… Et, que les choses soient claires, j’adore les Bretons et les Corses. Pas de problème.

À l"eau !Si vous ne savez pas quoi faire de vos bateau-stoppeurs, faites comme nous : mettez-les à la traîne !Photo @ Nina Walden

7. Vous voulez vivre une vraie histoire d’amitié en mer, expérimenter la solidarité des marins et les joies de la vie à plusieurs sur quelques mètres carrés sans possibilités d’aller faire un tour ?
Faites le test.
Beaucoup rêvent d’histoires et d’émotions fortes ressenties, d’une aventure où le contact permanent avec les éléments rapprochent les personnes. Faites donc le test. Enfermez-vous avec des amis dans 20 m2 pendant trois semaines, avec de la nourriture en boîte, une personne malade et des légumes qui pourrissent. Ignorez combien de temps cela va durer. Si vos amis sont encore vos amis au bout de trois semaines achetez un bateau ensemble. Maintenant, imaginez la même situation, mais avec des inconnus. Dans le lot, quelqu’un contrôle mal ses émotions, dort mal, se plaint tout le temps, vous exaspère ou bien a une dépendance qu’on ne soupçonnait pas... Si vous en avez encore le cœur, ajoutez un capitaine qui confond son rôle et l’exercice d’une autorité despotique… Alors ?
Ou prenez sur vous. Allez, c’est vrai qu’il y’a de belles histoires d’amitié et d’amour nées au cours de traversées en bateau-stop ! L’enfer, ce n’est pas toujours les autres ! À ce propos, méfiez-vous de vos propres réactions en mer... Le mieux que vous ayez à faire : bien vous connaître, être patient, prendre sur vous, savoir être flexible et patient.

 

8. Vous voulez arriver quelque part en particulier ?
Voilà le hic.
Quelque part, vous y arriverez toujours. Mais si vous aviez prévu un tour du monde, d’aller à Cuba, au Brésil ou de passer Panama, ça peut être plus compliqué. Soyez plutôt prêt à changer vos plans ou ne partez pas en bateau stop. A moins d’avoir beaucoup d’argent (cf. point 1) ou beaucoup de temps (cf. point 9).
Ou alors, choisissez en connaissance de cause. C’est certain, je me fie à mon expérience de l’autoroute du bateau-stop, la transat entre l’Europe et les Antilles. Mais la transat retour n’a rien à voir, par exemple : à l’heure où j’écris ces lignes, un paquet de bateaux s’apprête à traverser en partant de Guadeloupe ou des îles vierges et ne trouvent pas d’équipiers… Le choix du trajet est donc fondamental.

Les joies du bateau-stopManœuvrer ou non, mais , de toute façon, profiter des joies du bateau-stop : être à l'étrave et admirer. Photo @ Nina Walden

9. Vous aspirez à découvrir une autre manière de considérer le temps ?
Bingo !
Vous avez gagné. Vous étiez pressé. Ça vous passera. Ici, on a vite fait de dire que c’est les tropiques. Sauf que les Antillais, eux, avancent. Nous, à la voile, j’avoue que je ne sais pas toujours.
Visez le luxe. Mais c’est ça, qui est génial. Non seulement on n’avance pas plus vite qu’un vélo, mais en plus il y a toujours des problèmes qui vous forcent à faire escale dans de grands ports authentiquement industriels et touristiques pour commander des pièces de rechange qui mettent des semaines à arriver. Pendant ce temps, on peut regarder les tankers passer. Et les immenses bateaux de croisière. Ça aide à passer le temps.

 

10. Vous êtes du genre politisé, engagé et motivé ?
Faites du bateau stop !
Car les bateau-stoppeurs ont besoin de vous et ils ont besoin d’un syndicat. Il faut s’organiser contre la toute puissance des capitaines ! Il faut que la solidarité entre bateau-stoppeurs grandisse et s’épanouisse comme une plante au soleil. Il faut refuser les prix exorbitants se plaquant sur le cours des billets d’avion. Il faut affréter des bateaux en commun. Il faut organiser des projections de films politiques dans les marinas de luxe, des bouffes populaires et des manifestations pour faire baisser le prix de la caisse de bord !

 

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“Cher lecteur, après ces quelques conseils, fais ce qu’il te plaira.

Réfléchis bien à tes priorités. Par exemple, si tu viens jusqu’à ton port de départ avec ton vélo et ta carriole, il te faudra peut-être accepter de monter sur des voiliers qui ne peuvent pas les prendre. Si tu veux fuir ton écran d’ordinateur, prends le temps.

Sinon, guette le bon plan sur les sites Internet dédiés à la mise en contact des capitaines avec les bateau-stoppeurs. Mais tu rateras une partie de l’aventure. La partie probablement la plus rigolote, celle où il y a du risque.

Si tu as envie de tester la vie en mer, tu peux toujours venir avec nous : on était bateau-stoppeurs jusqu’au mois dernier… Et là, on a craqué, on a acheté un bateau à quatre. Depuis nous cherchons les bateau-stoppeurs, mais y’en a plus et on est difficiles.

Il faudra nous faire à manger, les courses avant de partir, la lessive du capitaine, vider les poissons, faire la vaisselle et le ménage, accepter toutes les conditions et être heureux, motivé et prêt à bosser dur…

Non, sans rire : chez nous, la caisse de bord n’est que de 5 euros par jour parce qu’on mange plein de trucs récupérés dans les poubelles (article à venir). Chez nous, il n’y’a pas non plus de capitaine (à part en cas de vrai coup dur) et tu auras le droit de faire les manœuvres et même de t’occuper des taches de rouilles sur le pont. Viens à pied ou par le train, on t’attend. Tu peux d’ailleurs d’ores et déjà envoyer ton CV créatif à la rédaction.

C’est ça, le bateau-stop. Au départ, on est bateau-stoppeur et on vouvoie les inconnus et puis, un jour, on est capitaine et hop, c’est fini. Maintenant, je tutoie tous ceux que je vois. C’est ça, la solidarité en mer.”
 

Derniers conseils avant de prendre le large

> A emporter avec soi
- Passeport à jour, assurance, certificats de vaccination.
- Un sac étanche.
- Une bonne veste de quarts.
- Des chaussures de bateau : certains capitaines les exigent.
- Des en-cas pour la navigation. Barres de céréales, chocolat, fruits secs. Tout ce qui vous permettra de tenir pendant les quarts de nuits ou lorsque les réserves se feront rares.

> A retenir
Le bateau-stop n’a rien a voir avec la légèreté et la facilité de l’auto-stop. Que ce soit en terme de législation, de passage de frontière, de durée de voyage ou en terme de rapports humains et de moyens que l’on investit dans un voyage. Un conseil donc : rencontrez des bateaux stoppeurs avant de partir. C’est la meilleure source d’informations qu’il puisse y avoir. Sachez que chaque voyage est unique et chaque conseil forcément biaisé par le souvenir de celle ou celui qui va vous le raconter.

 

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Les familles de bateau-stoppeurs

Il y a un peu de tout. Du couple de jeunes marins. De la bateau-stoppeuse seule – un statut facile pour se faire embarquer, mais risqué. Des bateau-stoppeurs qui n'ont aucune expérience. Des tenaces, des acharnés, des gentils qui n'osent pas aller demander sur les pontons. Des amis, des groupes d'amis – et plus on est, plus c'est difficile. Du bateau-stoppeur avec vélo. Des familles en bateau-stop… Et chaque configuration a ses avantages et ses inconvénients. Voici les quatre types que nous avons le plus souvent croisés sur notre route.

> Les hyper-chanceux. C’est par exemple ce couple, arrivé quelques minutes avant nous à Las Palmas et se dirigeant d'un pas pressé vers un immense catamaran qui les attendait pour partir au Costa Rica, le jour même. Leur bateau s’est trouvé par hasard, lorsqu'un jour, prise en autostop, la jeune fille a parlé de son projet de voyage à une Suédoise connaissant justement un capitaine faisant la transat et acceptant des équipiers. Hop ! En deux minutes, c'était bouclé et gratuit. Il y a aussi l'histoire de ce couple arrivant à Cadix et se retrouvant le jour même sur une goélette de 1920, avec cuisinière et staff à bord pour arriver jusqu'aux îles Canaries. Mais rassurez-vous, ces gens là sont minoritaires. La leçon numéro un à retenir, c’est que la chance et la fatalité vont être vos compagnons de bateau-stop. Il y en a qui trouvent le jour même et d'autres qui galèrent pendant des mois sur les mêmes marinas, ne trouvant personne pour les embarquer. Pourquoi ? Nul ne sait.

> Les néo-hippies. De préférence musiciens diplômés, parlant trois ou quatre langues, chevelus, vêtus d'amples vêtements et se promenant en groupe. Ils dorment sur la plage, ou dans des squats, sont souvent venus en vélo, en camion ou en stop. Ils sont débrouillards et idéalistes, mais ont parfois du mal à trouver un embarquement, car les préjugés d'un capitaine le poussent souvent à s’arrêter net sur un pantalon bariolé, une clarinette ou des dreadlocks. Dommage. Dans quinze ans, ce sont probablement eux qui seront capitaines.

> Les surfers du net. Ils ont trouvé leur embarquement avant même d'arriver et passent un temps fou à surfer sur le net à chaque étape. Cela peut être un bon plan, mais ne vous garantit pas non plus l'arrivée. Et franchement, sans la galère, le bateau-stop est-il vraiment une aventure ?

> Les inclassables. Tel Jean-François, 62 ans, géologue suisse et vétéran du bateau-stop. Lui, il nous a tous épatés. Il mérite une catégorie à part. Je la lui dédie. Car la forêt est grande et pleine de bananes (il comprendra).

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