Actualité à la Hune

Vidéo AC45 : fun, les règles de course ! (2)

Non, Andreas, y’a pas de place !... Paas de plaaace !

  • Publié le : 06/10/2011 - 04:16

T'as raison de faire la grimace, tiens ! Andreas Hagara peut faire la grimace, c'est sûr, ce n'est pas en prenant des départs pareils qu'il va scorer ! Photo © Ricardo Pinto (www.americascup.com) Et sur les départs, alors, vous avez vu les images vidéo retransmises en direct de Plymouth ? De la pure folie ! Il n'y a pas quinze centimètres entre les AC45 et les mecs se tournent autour en s'alpaguant ! <Regarde le coup de barre qu'il vient de mettre, là ! Attends, mais il va lui rentrer dedans !> Vu le rythme, ce n'est pas toujours facile de suivre. Quelles règles les meilleurs utilisent-ils ? Comment ? Et pourquoi ? En l'espace de quelques secondes de la manche du 14 septembre dernier, les règles 11, 12, 15, 16 et 18 y passent ! L'occasion de réviser trois cas d'école où il s'agit de défendre son territoire.

Les secondes qui précèdent le top départ d'une manche sont souvent très très chaudes : les concurrents ont les idées bien arrêtées sur ce qu'ils veulent faire et le couteau entre les dents, mais ils sont proches les uns des autres et les situations peuvent évoluer rapidement... Et les occasions d'enfreindre le règlement se multiplient ! La manche courue le 14 septembre, à Plymouth, offre trois jolis cas d'étude car l'on voit très bien comment les meilleurs équipages peuvent se planter en quelques secondes à peine, en jonglant avec les règles n°11, 12, 15, 16 et 18.

> Vous aurez probablement plaisir à revoir l'intégralité de cette manche peu ventée, mais si vous manquez d'un peu de temps, rendez-vous à 0:08:35 du début de la vidéo, moment où la régie se concentre exclusivement sur la préparation du départ. D'autres repères chronologiques sont ensuite précisés. Plus qu'à cliquer sur Play !
 


Cas n°1 : Acquisition d'une priorité

> Lieu de l'incident : procédure de départ de la manche du 14 septembre.
> Heure : à partir de 0:09:14.
> Règles en jeu : 12, 15 et 11.

 

Règle de course n°12

Lorsque deux bateaux naviguent sur un même bord, mais qu'ils ne sont pas engagés (c'est-à-dire que les bateaux ne sont pas au même niveau), celui qui est derrière doit <se maintenir à l'écart> de celui qui est devant, c'est-à-dire ne jamais le gêner.

> Le texte de référence, ici.

> Description de l'incident : La plupart des AC45 se sont pré-positionnés pour le départ qui va avoir lieu dans quelques secondes. Les équipages sont en arrière de la ligne et se maintiennent en gardant une petite vitesse. ETNZ (GV rouge et foc noir) se trouve en arrière d'Oracle Coutts (voiles noires) et d'Artemis (GV transparente et foc noir). Selon la règle n°12, ETNZ n'est pas prioritaire, il car n'est pas engagé sur ces deux concurrents.
L'espace latéral entre Oracle Coutts et Artemis intéresse l'équipage d'ETNZ qui donne davantage de vitesse à son AC45 afin de rattraper Oracle Coutts et de se placer à son vent. Dès le moment où le bout-dehors* d'ETNZ se trouve à la hauteur des safrans d'Oracle Coutts, les deux bateaux sont engagés. Selon la règle n°11, c'est le bateau sous le vent, Oracle Coutts, qui est maintenant prioritaire et ETNZ doit se maintenir à l'écart.

 

> Conclusion : C'est par l'action d'ETNZ qu'Oracle Coutts devient prioritaire ; la règle de course n°15 ne s'applique donc pas, c'est-à-dire qu'Oracle Coutts n'a pas à laisser de marge à ETNZ pour qu'il s'en maintienne à l'écart. Néanmoins, Dean Barker, le barreur d'ETNZ, mène parfaitement son bateau : il garde une petite vitesse et sa route est claire. Il n'enfreint donc ni la n°12, ni la n°11.

 

Règle de course n°15

Lorsqu'un bateau acquiert une nouvelle priorité, il doit au début laisser une possibilité de <se maintenir à l'écart> au bateau devenu non prioritaire. Cette règle ne s'applique pas si la priorité est acquise suite aux actions du bateau non prioritaire.

> Le texte de référence, ici.

> Question de choix tactique : Pourquoi ETNZ n'a-t-il pas choisi de prendre la place sous le vent d'Oracle Coutts, ce qui lui aurait permis de bénéficier ensuite de la priorité ?
- On pourrait en effet penser qu'il n'y a guère de différence entre ces deux places, séparées de quelques mètres... Mais ce n'est pas si sûr. Si l'équipage d'ETNZ veut celle qui est au vent, c'est probablement qu'elle est plus intéressante par rapport au bord à venir - un bord direct plutôt contraignant en placement.
- Connaissant bien ses adversaires, l'équipage d'ETNZ peut aussi évaluer que partir au vent d'Oracle Coutts sera plus facile que de partir sous son vent.
- Par ailleurs, engager la manoeuvre d'abattée pour se placer sous le vent d'Oracle Coutts n'est pas aisé : peu de place, peu de vent, des catas chafouins et des concurrents sous le vent (Team Korea, avec sa GV transparente et son foc blanc, et Oracle Spithill, toutes voiles noires) qui peuvent tenter de coincer ENTZ rendent l'exercice plus risqué... Et plus long ! Or la gestion du chrono et de la distance à la ligne est ici capitale !
- Le choix d'ETNZ résulte donc de la pondération de ces différents arguments. Mais c'était sans compter le mordant de Terry Hutchinson... Voir notre cas n°2.

 



Cas n°2 : Route libre derrière / Au vent / Sous le vent

> Lieu de l'incident : procédure de départ de la manche du 14 septembre.
> Heure : à partir de 0:09:39.
> Règles en jeu : 11 et 12

 

Règle de course n°11

Lorsque deux bateaux naviguent sur le même bord et sont <engagés> (c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'espace vide entre eux), c'est le bateau au vent qui doit <se maintenir à l'écart>, c'est-à-dire faire en sorte que le bateau sous le vent puisse modifier sa route comme il le souhaite et sans qu'il y ait contact entre les deux bateaux.

> Le texte de référence, ici.

> Description de l'incident : ETNZ se trouve au vent d'Oracle Coutts, non prioritaire (règle n°11). Si ces deux bateaux continuent d'avancer, ils s'engageront bientôt sous le vent d'Artemis, qui leur devra alors la priorité, donc se maintenir à l'écart (règle n°11).
Cependant, Terry Hutchinson, le barreur d'Artemis, réagit suffisamment tôt - ces deux bateaux étant engagés entre eux, il suffit qu'un seul s'engage sur Artemis pour que l'autre le devienne automatiquement. Ainsi, à 0:09:42, Artemis réalise une rapide manoeuvre d'abattée qui lui permet de rompre l'engagement à peine créé (à peu près à 0:09:38) et de se replacer en avant d'ETNZ, sans l'avoir gêné
En route libre devant - donc non engagé - Artemis se trouve alors prioritaire sur ETNZ et Oracle Coutts, en vertu de la règle n°12. Ces deux équipages doivent donc se maintenir à l'écart d'Artemis ; ETNZ est particulièrement coincé, car il subit en même temps la priorité d'Oracle Coutts qui est sous son vent (règle n°11).
Par ailleurs, quelques secondes après, à 0:09:46, Artemis réitère sa manoeuvre, se plaçant mieux, juste devant les coques d'Oracle Coutts et ferrant mieux sa "prise". En effet, jusqu'ici, Oracle Coutts aurait eu la place d'abattre pour se replacer sous le vent d'Artemis et le contraindre à se maintenir à l'écart... Mais Hutchinson a été plus rapide que lui, et Russell Coutts, le barreur d'Oracle Coutts, n'a maintenant plus la place nécessaire pour abattre.

 

> Conclusion : Au moment où Artemis lance son abattée, ETNZ a le reflexe de le suivre, mais se retrouve rapidement bloqué par le bateau sous le vent. A priori, il n'est pas allé jusqu'à enfreindre la règle n°11. La suite conduit à une situation en suspens durant laquelle aucun équipage n'enfreint ni la règle n°11, ni la règle 12.


> Question de choix tactique : En l'état, ETNZ peut-il s'en sortir et prendre un bon départ ?
- ETNZ doit se maintenir à l'écart d'Artemis et d'Oracle Coutts qui ont néanmoins le droit de bouger. Dans l'attente du coup de canon, Artemis et Oracle Coutts doivent contrôler leur distance à la ligne, tout en gardant un minimum de vitesse pour pouvoir rester manoeuvrant et se lancer au bon moment. Artemis doit se méfier que ses deux adversaires ne le poussent pas à voler le départ... tandis que Oracle Coutts doit contrôler ETNZ de manière à ce qu'il ne le déborde pas au vent, mais aussi prendre un peu de champ en latéral de manière à sortir au mieux de sous Artemis.
- Néanmoins, dès que Oracle Coutts va abattre un peu pour se dégager, Artemis ne manquera pas de le suivre. Même si son statut prioritaire ne lui donne pas le droit d'agresser violemment ETNZ, il a le droit d'abattre et n'aura pas de mal à continuer de gêner ces deux adversaires.
- Bref, ETNZ ne peut pas abattre à cause d'Oracle Coutts. S'il profitait de l'abattée coordonnée d'Artemis et Oracle Coutts pour lofer en espérant s'en sortir en passant au vent, il tuerait en fait sa vitesse et resterait planté un moment avant de redémarrer. ETNZ pourrait aussi tenter une marche arrière pour se dégager, puis se replacer et se relancer... Mais tout le problème d'ETNZ est qu'il n'est pas seulement coincé entre deux bateaux prioritaires ; il est surtout coincé à quelques secondes du départ et ne dispose pas du temps nécessaire pour se replacer !
- Son salut viendra malgré tout... Car Artemis devra finalement abandonner son projet initial pour parer un autre problème, nettement plus grave : celui posé par Aleph et China Team, à son vent... Voir le cas n°3.



Cas n°3 : Au vent / Sous le vent / Devant / Derrière / Modifier sa route

> Lieu de l'incident : procédure de départ de la manche du 14 septembre.
> Heure : à partir de 0:09:39.
> Règles en jeu : 11, 16 et 12 + 18.

Aleph vs China Team Même lorsqu'il y a peu de vent, il est clair qu'une situation peut évoluer très vite et plusieurs règles de course peuvent défiler en quelques secondes... (Cliquez sur l'illustration pour l'agrandir.) Photo © D.R. (François Chevalier / Manon Borsi) > Description de l'incident : China Team (foc et GV transparents) se situe au vent d'Aleph (GV bleue et foc gris).
China Team abat pour passer derrière Aleph afin de se replacer sous son vent, où les différentes manoeuvres d'Artemis (étudiées dans le cas n°2) ont libéré une belle place.
Aleph abat à son tour, tant que China Team ne s'est pas engagé sur lui. Même si l'on ne le voit pas à l'image, il est probable qu'en même temps, l'un des équipiers d'Aleph indique à Andreas Hagara, le barreur de China Team, qu'il n'y a pas de place. Ne serait-ce que pour l'impressionner... <No room ! Pas de place !>
Mais à 0:09:47, China Team est engagé sous le vent d'Aleph et devient prioritaire (règle n°11). Après avoir laissé passé un instant - le temps théorique pour qu'Aleph enregistre son nouveau statut de non prioritaire et puisse modifier sa route, comme l'exige la règle n°16, China Team lofe (0:09:49). Afin de <rester à l'écart>, Aleph lofe à son tour (0:09:49).
China Team abat à nouveau de quelques degrés et Aleph suit China Team dans ce mouvement.
A 0:09:51, Artemis, qui se trouve sous leur vent et est prioritaire, lofe à son tour et bloque China Team qui doit <se maintenir à l'écart> (règle n°11). China Team lofe, de même qu'Aleph.
Au terme de cet ultime lof (0:09:54), Aleph se retrouve en route libre devant China Team - c'est-à-dire qu'il n'y a pas d'engagement -, donc prioritaire (règle n°12).

> Conclusion : Cet enchainement aura été plutôt rapide, mais aucun skipper n'ayant lésiné sur les coups de barre, personne n'a été pris en faute.

Règle de course n°16

Lorsqu'il modifie sa route, un bateau prioritaire doit laisser la place à l'autre de <se maintenir à l'écart>.

> Le texte de référence, ici.

Du point de vue du règlement, le moment le plus chaud survient autour de 0:09:49. Quand China Team lance sa seconde abattée, est-ce pour tenter de mieux se positionner sous le vent d'Aleph, ou pour éviter de toucher la coque ou le safran sous le vent d'Aleph, la règle n°14 exigeant en effet de tout bateau qu'il évite les contacts, qu'il soit prioritaire ou non ?
Si c'est pour éviter Aleph, est-ce que China Team s'exécute en tant que bateau prioritaire sous le vent ou en tant que bateau redevenu non prioritaire, parce qu'arrivant de derrière ? Il est difficile de s'en faire une idée très précise, ici, l'angle de vue de la caméra n'étant pas idéal.
L'intervention d'Artemis va interrompre le débat : en lofant, Artemis s'efforce de réduire la place qu'il a laissée vacante quand il a marqué ETNZ et Oracle Coutts (voir cas précédent). Si à ce moment-là, Artemis est prioritaire par rapport à China Team et Aleph, en tant que bateau sous le vent, il ne peut en revanche pas prendre le risque que ces deux concurrents lui marchent dessus dès le départ donné...
Le verdict tombe d'ailleurs peu de temps après (0:09:54) : Artemis sort devant Aleph, alors qu'ETNZ et Oracle Coutts qu'il avait dû un peu délaisser ont à peine réussi à se dégager. Aleph ne part pas avec une super vitesse, mais China Team, lui, est totalement scotché derrière.

 


Suis-moi, je te fuis... Si cette photo ne montre pas le moment que nous avons étudié, elle est prise le même jour, témoignant que Hagara et Pacé n'ont pas fini de se chercher l'un et l'autre... Preuve aussi que la hiérarchie qui se crée au départ bouge peu au cours de la manche et les mêmes se retrouvent souvent ensemble. Photo © Ricardo Pinto (www.americascup.com) > Question de choix tactique : Aleph n'aurait-il pas mieux fait de laisser China Team se placer sous son vent ?
Au moment où nous avons repris la bande, China Team n'avait plus d'autre choix - en partie à cause du chrono - que celui d'abattre derrière Aleph. En effet, en apercevant en bas du cadre le comité de course à 0:09:48, on se rend bien compte qu'il est positionné trop haut et ne fait pas la ligne. Or, la règle n°18 qui réglemente le passage d'une marque ne s'applique pas à une marque de départ : concrètement, China Team n'avait pas le droit à de l'eau au comité de course ! Mais de son côté, Aleph qui se bat pour ne pas lui laisser la place sous le vent finit pas s'empêtrer dans une situation dont il ne sort pas si facilement : au top départ, il manque un peu de vitesse...
L'ennui, c'est que si Aleph laissait China Team se positionner sous son vent, il acceptait d'être à sa merci. C'est-à-dire de souffrir de sa concurrence au départ, un bateau sous le vent étant toujours un peu compliqué à gérer techniquement et ce d'autant plus qu'il est prioritaire, mais également de risquer qu'il le colle au comité de course, dans la mesure où Aleph - on le voit bien au top départ - s'est assuré d'avoir la place au comité.
Ainsi Bertrand Pacé, le barreur d'Aleph, a-t-il eu raison de jouer jusqu'au bout du règlement dans le but de protéger sa place sous le vent, quitte à chatouiller un peu les règles 14 et 16... Tout au plus peut-on lui repprocher d'avoir continuer d'abattre quelques millièmes de secondes de trop. Donc d'avoir été trop proche d'Artemis, prioritaire. Donc d'avoir trop lofé en réaction, afin de se maintenir à l'écart, mais payant le tribut d'un arrêt un peu brutal.

Le problème reste que sur une ligne de départ, il y a toujours plus de pression du côté favorable - ici, celui du comité de course - donc potentiellement, plus de risque. Cela se vérifie sur ce départ où, si Artemis ne part pas trop mal, ce sont clairement Oracle Spithill, Energy Team et Team Korea qui s'en sortent clairement le mieux, alors qu'ils se sont placés en retrait et bien sous le vent de la flotte, n'en sont pas moins partis lancés et dégagés. Ils formeront le trio de tête à la première marque (0:10:46)... Ce qui pousse indéniablement à réfléchir sur la meilleure stratégie de placement sur une ligne de départ : côté favorable où le jeu est intense ou côté défavorable où la prise de risque est moindre ?

60% ? 65% ? 70% ? Si le pourcentage auquel il correspond varie selon le niveau de la flotte et les supports engagés, aucun régatier n'ignore que le départ est la phase clé d'une manche et que sa réussite conditionne directement le résultat final. Certes, il est possible de se refaire après un mauvais départ, mais cela reste compliqué et réclame souvent une prise de risque accrue de la part des équipages.
Par ailleurs, chez les AC45, deux difficultés supplémentaires se posent. D'abord, ils débutent par un sprint au débridé et en bord direct ; peu de place pour la tactique donc, et guère de différence de niveau technique à exploiter, contrairement à un bord de près.
Et puis, ce premier bord étant ultra-court, le passage de la première marque sanctionne presque immédiatement la flotte d'une hiérarchie qu'il sera difficile de bousculer ensuite, les AC45 enchainant sur du portant... Merci, le coup de l'élastique !
Le calcul est simple : sur les dix manches courues en flotte à Plymouth, l'équipage qui a enroulé la première marque en tête est celui qui a gagné la manche... dans sept cas. Cela vaut le coup de s'arracher sur la ligne, non ?!

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* La Coupe de l'America se démarquera toujours !
Ainsi, comme certains l'ont justement remarqué, les AC45 ne courent-ils pas avec les règles que nous commentons ici, mais dans une version que l'ISAF est en train de récrire pour eux ! Pourquoi ? Marc Bouët : <Les modifications faites sont révolutionnaires, mais me semblent adaptées aux catas.>
Donc, des règles modifiées (ici, on parle par exemple d'engagement créé par le bout-dehors, mais il est possible que pour les AC45, le bout-dehors ne soit pas pris en compte pour marquer cet engagement) ou carrément supprimées, comme la n°13 que nous utilisions dans notre précédent article <Dis-moi, Terry, t'aurais pas viré un peu près, là ?> (à consulter )... Mais qu'est-ce que cela change à cette série d'articles ? Son objectif reste de profiter de ce support vidéo exceptionnel pour étudier les règles de course que monsieur Toutlemonde utilise... Et dans la mesure où ce monsieur Toutlemonde ne court pas en AC45, cela fonctionne ! Bien sûr, si ce monsieur suit la retransmission en direct des America's Cup Series, il se rendra bien compte que les faits ne sont pas jugés de la même manière, à cause de ce changement de règlement... Mais de toute façon, nous réfléchissons sur une série de cas dont nous avons une vision parcellaire et en nous appuyant sur des hypothèses, nos conclusions n'auraient donc aucune valeur pour un jury !


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Réclamez !

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Aller plus loin
> Les règles de course à la voile sont établies et éditées tous les quatre ans, par la Fédération internationale. La FFVoile les commercialise traduites et en édition bilingue, ici. Une référence incontournable pour régater !

 

> Par ailleurs, le jargon juridique des règles peut faire quelques réticents, d'autant que ces règles ne sont pas illustrées... "Les clés des règles de course 2009-12" de Marc Bouët fournissent alors un complément indispensable. "Les clés des règles de course 2009-12" de Marc Bouët se trouve sur la boutique Voiles et Voiliers, ici.

> Le premier article de notre série, <Dis-moi, terry, t'aurais pas viré un peu près, là ?>, est à lire ici.