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WOW Cap Istanbul 2010
Lunven l’hellène, Gabart la bagarre
Quelle course ! La deuxième étape de la Cap Istanbul entre Marina di Ragusa en Sicile et Athènes en Grèce (520 milles) a été aussi passionnante que la première. Cette fois, c’est Nicolas Lunven qui s'est rappelé au bon souvenir de la classe en renouant avec la victoire, comme au début de cette saison et au Figaro de l’an dernier. Quant à François Gabart... il cherche vraiment la bagarre ! Il prend ainsi la tête du classement général (qui se juge au temps cumulé) et reprend celle du championnat de France de course au large en solitaire (qui se jouera aux points, chaque seconde de la Cap Istanbul comptant pour leur obtention !). Tandis que Gildas Morvan, sans doute agacé par son erreur finale, n’a pas dit son dernier mot. Ça promet...
WOW Cap Istanbul 2010
La guerre des trois aura bien lieu !
Alors que la deuxième étape de la WOW/Cap Istanbul est partie hier de Marina di Ragusa en Sicile, à destination d’Athènes en Grèce (520 milles), il y a deux façons de lire le classement de la première étape... où l’on retrouve les trois prétendants au titre de champion de France de course au large en solitaire. En l’emportant d’une minute sur François Gabart et de deux devant Erwan Tabarly au terme de 590 milles, Gildas Morvan aurait-il donné un coup d’épée dans l’eau ? Rien n’est moins sûr, car le moindre petit point comptera au final et l’ascendant psychologique du champion en titre est affirmé d’entrée. En phase avec les humeurs météo de la Méditerranée, le boss n’a pas peur des bosses. Mais la guerre des trois aura bien lieu !
WOW Cap Istanbul - Figaro
Ils phosphorent vers le Bosphore
Elle est à la Méditerranée ce que le Figaro est à la Manche et à l’Atlantique, la plus difficile des courses en solo. La WOW Cap Istanbul est partie de Hyères ce dimanche 19 septembre à destination d’Istanbul, en cinq étapes et 1 590 milles. C’est aussi la dernière épreuve du championnat de France de course au large en solitaire. Ils sont deux favoris pour le titre, Gildas Morvan qui aimerait bien se succéder à lui-même et François Gabart prêt à le déloger... comme un troisième larron en embuscade, Erwan Tabarly. Mais en route pour le Bosphore... les vingt-six skippers de Figaro Bénéteau phosphorent sur la météo piégeuse de la Grande bleue.
Questions à Isabelle Joschke, espoir de la course au large
«Si je cours le Vendée Globe, ce n’est pas pour terminer dernière ou avant-dernière !»
Elle a les mains d’un marin. Au moment de se dire bonjour, il y passe une énergie – un courant. Puis elles retournent près du corps, parfois expressives, toujours maîtrisées. Le visage est fin, et fin le sourire. Eux aussi sont comme contenus, mais intenses, attentifs. Née en Allemagne, Isabelle Joschke, 32 ans, marie rigueur, sensibilité et volonté. Utile quand on mène des projets de course à la voile. Révélée par le mini, aujourd’hui régatant en Figaro, elle a le Vendée Globe en ligne de mire. Et là, ses mains en sont sûres.
Cap Istanbul 2008 en Figaro
Et Nicolas Bérenger s’est envolé…
La 3e Cap Istanbul n’a pas été qu’une partie de plaisir. Mais ces surfs fous, entre Nice et Cagliari, sous spi par 30-35 nœuds de vent, resteront dans les mémoires. A commencer par celle de Nicolas Bérenger (Kone), qui l’a emporté au terme des 1 660 milles devant Gildas Morvan et François Gabart.