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Vendée Globe 2012 Le retour du Chacal Mardi 12 avril au cours d’une conférence de presse tenue au siège la FFV, Banque Populaire a officialisé sa participation au Vendée Globe 2012 avec Armel Le Cléac’h à la barre de l’ex Foncia 2 de Michel Desjoyeaux. A 34 ans, l’un des plus brillants skippers de la course au large française va tenter de remporter la course mythique qu’il a terminé second lors de l’édition 2008. Explications et interview en vidéo du « Chacal » par Didier Ravon.
Figaro Bénéteau 2
2011, année-lumière du Figaro
71 préinscrits, dont 24 bizuths et nombre de têtes couronnées. La 42e Solitaire du Figaro s’annonce déjà comme le point d’orgue lumineux d’une saison animée. Du coup, à l’image ici de Nicolas Lunven (Generali), vainqueur 2009, certains figaristes multiplient les entraînements d’hiver, jour et nuit !
Entraînement Solitaire du Figaro
«Je l’aurai un jour, je l’aurai…»
C’est ce que doit se dire Armel Le Cléac’h, à l’entraînement sur BritAir. C’est ce que doivent se dire bien des concurrents qui alignent milles et manœuvres sur leur Figaro Bénéteau avec la Solitaire en ligne de mire – et Michel Desjoyeaux. Car le skipper de Foncia reste bien le favori des favoris.
Vendée Globe 2008-09
De Mich’Desj’ à Norbert Sedlacek, les onze arrivées du Vendée Globe
«Tous vainqueurs». De Michel Desjoyeaux, le 1er février, à Norbert Sedlacek, le 15 mars, les onze rescapés du Vendée Globe 2008-09 ont reçu un accueil chaleureux et une formidable ovation lors de leur remontée du chenal vendéen. A chaque fois, l’émotion était là, palpable. Onze moments de bonheur.
Vendée Globe 2008-09
Le Cléac'h arrache la deuxième place à la tempête
Cinq jours et six heures après Desjoyeaux, Armel Le Cléac’h a donc arraché à l’ultime tempête de Finisterre la 2e place du Vendée Globe. A 9h41, le skipper de Brit Air a coupé la ligne après 89 jours 9 heures 39 minutes de course, 11 heures de bonification pour son assistance à Le Cam comprises.
Vendée Globe 2008-09 / Jour 89
Armel Le Cléac’h à moins de 24 heures de… la deuxième place ?
Plus qu’une journée. Encore 24 heures. Tout dépend du point de vue. Pour Le Cléac’h, qui peut prendre la deuxième place du Vendée Globe, la baston, c’est long. Il faut assurer, ne pas casser maintenant. Mais faut pas non plus traîner : si Armel a obtenu 11 heures pour l’assistance à Jean Le Cam, Marc Guillemot en compte 82 pour celle apportée à Yann Eliès. Différence : 71 heures. Presque trois jours !
Vendée Globe 2008-09 / Jour 87
Devant, du vent pas divin pour Armel
«Ambiance casque lourd à bord de Brit Air». A moins de 800 milles des Sables-d’Olonne, Armel en termine avec son pain noir, une violente dép’ qui lui ventile et malmène sa fin de course. Sam sourit, toujours, Guillemot se décale pour accélérer plus tard – et le dernier, Norbert Sedlacek, est entré en Atlantique.
Vendée Globe 2008-09 / Jour 85
Mich’ qui rit, Bilou qui pleure…
Pendant que Mich’ était emporté par la foule, Bilou était ballotté par la houle. Et, ce matin, Roland Jourdain a dû renoncer, la mort dans l’âme. Juste derrière, Armel Le Cléac’h se concentre sur ses réglages. Il est officiellement deuxième. Sam Davies troisième. Mais Marc Guillemot fonce, la talonne – et doit récupérer 82 heures pour l’aide apportée à Yann Eliès. La course n’est pas finie !
Vendée Globe 2008-09
Roland Jourdain (Veolia) abandonne
Pendant que Mich’ était emporté par la foule, Bilou était ballotté par la houle. «Sept mètres de creux. Ici, c’est pas la joie», lâchait hier Roland Jourdain, dont le Veolia Environnement a perdu sa quille. Ce matin, non loin des Açores, Bilou a indiqué qu’il renonçait.
Vendée Globe 2008-09
Un deuxième Vendée Globe et un triomphe pour Mich’ !
En 84 jours et 3 heures, Michel Desjoyeaux (Foncia) a donc réalisé l’impensable : gagner son deuxième Vendée Globe, malgré 40 heures et 360 milles de retard sur les premiers, au départ. Il peut savourer l'arrivée, la remontée du chenal. Un moment unique. Comme lui.
Vendée Globe 2008-09
Un deuxième Vendée Globe pour Mich’ !
A 16h11, devant Les Sables-d’Olonne, en 84 jours et 3 heures, Michel Desjoyeaux (Foncia) a donc réalisé l’impensable : gagner son deuxième Vendée Globe, malgré 40 heures et 360 milles de retard sur les premiers, au départ, à cause d’une fuite de ballast. Un moment unique. Comme lui.
Vendée Globe 2008-09
Du départ à la victoire de Mich'Desj', les temps forts du Vendée Globe
Un départ un peu laborieux, un retour au port, une remontée fantastique, des rebondissements incessants, avaries et blessures, chavirages et démâtages : du dimanche 9 novembre 2008 au dimanche 1er février 2009, le Vendée Globe nous aura fait vibrer. Et fait entrer Michel Desjoyeaux dans la légende.
Vendée Globe 2008-09
Desjoyeaux : les dates-clés de la victoire de Foncia
Il n’aura donc fallu que 84 jours à Michel Desjoyeaux pour entrer dans la légende. Du dimanche 9 novembre 2008 au dimanche 1er février 2009, sa course, limpide, irrésistible, tout en trajectoires fluides et en intelligence, a connu quelques temps forts, la plupart heureux – mais pas tous. Les voici.
Vendée Globe 2008-09
Michel Desjoyeaux est entré dans la légende !
«Ça aussi, c’est fait !» pourrait-il lancer par provoc’, comme au Horn. A 16 heures 11, Michel Desjoyeaux, sur Foncia, a enlevé son deuxième Vendée Globe. Temps de course : 84 jours 03 heures 09 minutes et 08 secondes. Il pulvérise le temps de Vincent Riou, dernier vainqueur, de plus de quatre jours. Relègue le second, Bilou, à 1 400 milles. Le tout en étant revenu au port peu après le départ… Il a gagné la Transat anglaise, la Route du Rhum, trois Figaro et deux Vendée Globe. Desj’ est premier. Mich’ est unique !
Vendée Globe 2008-09
Desjoyeaux : salut l'artiste !
Un bourdonnement. Un hélicoptère. Michel Desjoyeaux lève la tête. Cette fois, ça y est, la solitude s’estompe, va faire place aux autres – rires, cris, bruits. L’arrivée se précise. Ici saisi à une cinquantaine de milles de l’arrivée, Foncia. Mich’ sourit, lève le bras. Y a plus qu’à.
La matinale du Vendée Globe (84)
Pour son quatre heures, Mich' goûtera à la légende
Non mais on rêve ! Foncia au ralenti, Michel Desjoyeaux qui se traîne. On aura tout vu dans ce sixième Vendée Globe… Allez, savourons l’instant. Savourons ce 84e jour de course. Car on va surtout voir tout à l’heure la consécration d’un marin d’exception – osons : on va voir un homme entrer dans la légende.
La matinale du Vendée Globe (83)
Le Professeur Desjoyeaux s’arrache les cheveux sur son dernier problème
C’est le dernier. Le dernier problème. Tous les autres exercices ont été torchés vite fait-bien fait. Mais là, faut reconnaître, c’est coton : «Sachant que l’express Foncia est au cap Finisterre par une météo totalement capricieuse, à quelle heure arrivera-t-il aux Sables-d’Olonne ?» Le Professeur Desjoyeaux lui-même y perd son latin. C’est dire si c’est dur…
La matinale du Vendée Globe (70)
Desjoyeaux ne joue pas aux dés
Lui qui ne laisse rien au hasard compte ce matin 421 milles d’avance sur Jourdain. Alizés, allez-y, creusez l’écart, élargissez le sourire de Desjoyeaux. Jourdain commence tout juste à accélérer, tandis que Le Cléac’h a le blues. Plus loin, un (in)connu comme le loup blanc – White, Steve White – est en train de se faire un nom.
La matinale du Vendée Globe (69)
Desjoyeaux, le cauchemar du dragon
Vous aviez remarqué ? Les cinq premiers de l’actuel Vendée Globe (et ils sont six si l’on rajoute Vincent Riou) sont passés par le Centre d’entraînement de Port-La Forêt. C’est ce qu’on appelle une référence. A plus d’un titre : c’est aussi là-bas qu’on apprend comment Desjoyeaux fait peur aux dragons. Ni à Bilou, ni à Le Cléac’h. Non, aux dragons.
Vendée Globe 2008-09
Armel Le Cléac’h troisième au cap Horn !
Troisième du Vendée Globe pour son premier passage du Horn… Armel le Cléac’h aurait peut-être bien signé pour un tel scénario avant le départ. Surtout après le sauvetage de Jean Le Cam, auquel il a participé !
La matinale du Vendée Globe (57)
Desjoyeaux au Horn : «Ça, c’est fait !»
Michel Desjoyeaux a passé le cap Horn cette nuit, à 3h10 UTC, avec 120 milles d’avance sur Roland Jourdain. Devant l’étrave de Foncia, 7 000 milles d’Atlantique jusqu’aux Sables. Et il est éprouvant, ce dernier tiers de course, cet ultime mois de suspense. Malouines, pampero, Sainte-Hélène, cétacés, pot au noir, OFNIS, anticyclone des Açores, dépressions hivernales… «Ça, c’est fait !» comme dit Mich’Desj’. Mais tout reste à faire. Il le sait mieux que personne.
La matinale du Vendée Globe (56)
Au pied du Sphinx
Lui ne pose que cette énigme : sur deux pattes, trois pattes ou une seule, qui est capable de passer à mes pieds ? Le Horn, qui profile sa masse devant l’étrave des légers monocoques du Vendée Globe, est le Sphinx du Grand Sud. Desjoyeaux et Jourdain, puis Le Cam, devraient se présenter devant lui à partir de ce soir. Et, même s’ils passent et quittent enfin les territoires de l’ombre, ils n’oublieront pas qu’ensuite, un tiers du parcours restera à courir. Et pas le plus facile.
La matinale du Vendée Globe (55)
La poursuite infernale
Cahots, chaos, cachot. Desjoyeaux flashé sur une heure à 19,1 nœuds, Jourdain à 19,4, le tout dans les cinquantièmes hurlants, à 1 000 milles de toute terre habitée. Puisque le vent le veut et la mer le permet, foncer, s’enfuir, sortir de là. Quitter ces barreaux de pluie, ces murs d’eau, de gris et de vent. Reste un dernier gardien, là-bas, en bas. Horn. Terre ferme, mer dure.
La matinale du Vendée Globe (54)
On plante le bâton, flexion, extension !
Slalom spécial ! Desjoyeaux, Jourdain, Le Cam et, plus tard, Riou, ont enroulé le point Ouest de la porte Pacifique Est comme un piquet, puis plongé vers le bas de la pente, le bas de la planète, le Horn, la délivrance. C’est le dernier mur du Pacifique – comme dirait Jean-Yves Bernot : «une piste noire sous les pylones». Avec des bosses partout. Et le vent dans le dos.
La matinale du Vendée Globe (53)
Réveillons : dans les 40e Sud ou… le 36e dessous
Lendemain de fête ou de défaite. Il en va des réveillons en mer comme à terre : il en est des joyeux, d’autres moins. Tristes, les 15 solitaires contraints à l’abandon depuis le départ – soit la moitié de la flotte –, à commencer par Jean-Pierre Dick, qui a explosé son safran bâbord contre un OFNI à quelques heures du Nouvel an. Heureux, ceux qui restent en course, dans le coup pour la victoire ou simplement pour boucler la boucle… Gueules de bois, gueules de joie, c’est selon.