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Hergen/Joachim - Tempête du jeudi 15 au vendredi 16 décembre 2011
Aux abris !
La forte dépression, annoncée depuis plusieurs jours, qui touche notre pays depuis cette nuit, s’annonce très violente. Quarante-huit départements sont en vigilance orange pour le vent et/ou les vagues. Les rafales devraient dépasser les 130 km/h sur le littoral, et 90-120 km/h dans les terres.
La tempête Xynthia en France – Témoignage
Sauvez Waloo !
Dans la nuit du 27 au 28 février dernier, Waloo, un catamaran de 8 mètres mouillé à Noirmoutier, dérape sous les assauts conjugués du vent et de la surcote dus à la tempête Xynthia. Et se retrouve perché à cheval sur la jetée qui borde l’avant-port. Heureusement pour le plan Kelsall, les dommages ne sont pas trop graves. Et la solidarité de tous va permettre de sauver Waloo. Récit et témoignage de son propriétaire.
La tempête Xynthia en France
Quand la mer joue à bateau perché, ça n’est pas drôle
Suite au tragique passage de la tempête Xynthia sur la France, dimanche 28 février, de nombreuses photos nous sont parvenues du littoral atlantique. Certaines sont spectaculaires – toutes sont tristes. A l’image de ce voilier de croisière des Sables-d’Olonne perché et empalé sur un duc d’Albe…
La tempête Xynthia en France
Fort vent, faible pression, grand coef, violente surcote
Dans la nuit du 27 au 28 février, les ingrédients d’une catastrophe était réunis. De forts vents d’Ouest, alliés à une faible pression – Xynthia a traversé la France avec un minimum à 970 hPa !– et de forts coef de marée (102) ont engendré une surcote d’1,50 mètre, comme ici à La Rochelle.
Dépression du 27-28 février 2010
Xynthia, tempête annoncée
La météo l’avait prévue, et Xynthia a confirmé ce qu’on craignait d’elle : dans la nuit de samedi à dimanche, la tempête venue du cap Finisterre a frappé la France. Bilan provisoire, en ce dimanche 28 février au matin : 14 morts, des communes inondées et un million de foyers privés d’électricité.
Vent de folie
Quiz (18) : mais… où est donc ce joli plan d’eau de régate ?
Bigre, ça souffle. 45 nœuds établis, 60 nœuds dans les rafales – et jusqu’à 80 lors d’une claque monstrueuse ! La scène s’est déroulée le 14 janvier dernier… à Valence, Espagne. Là où doit se courir bientôt la 33e Coupe de l’America. Il va peut-être falloir se montrer patient…
19e Juris’ Cup à Marseille
Le barreau s'est retrouvé en haut de l'échelle Beaufort !
110 voiliers en rade de Marseille, déjà, ça impressionne. Mais quand la météo décide d’appeler à la barre pluie diluvienne, grains sauvages et… trombes, l’épreuve tourne au dantesque ! Mais ces puissantes vocalises n’ont pas impressionné les ténors du barreau venus participer à la 19e Juris’ Cup…
Caprices météo estivaux
Coup de foudre à Palavas
«T’as vu l’éclair ? Et cette petite corne qui pousse au nuage, ce serait pas un début de tornade ?» Oups, les coups de soleil ne sont hélas pas les seuls pièges que réserve la météo estivale… Coup de vent intempestif, foudre, orage et trombe s’invitent parfois dans nos mouillages de rêve. Sylvain Mondon de Météo France nous aide à les repérer et à les éviter.
Les coups de tabac de votre été
Grains, orage et foudre... Vache !
Les nuages noircissent, la luminosité baisse au point qu’il fasse nuit, l’air se rafraichit… Les grains approchent et avec eux les risques d’orage et de foudre. Gare à vous !
Les nuages de votre été
Cumulonimbus (Cb), gare à l'orage
Lorsque la convection s’accentue, le cumulus continue de se développer verticalement, pouvant atteindre une altitude de 13 000 mètres : il devient alors cumulonimbus. À découvrir.
Vendée Globe 2008-09
C’est l’histoire d’un Américain, un Français et un Autrichien…
Un Américain, un Français et un Autrichien. A défaut d’être une histoire drôle, une aventure souriante. Les trois derniers concurrents du Vendée Globe bouclent leur tour du monde. Depuis la nuit dernière et le passage de l’équateur par Norbert Sedlacek, qui ferme la marche, tous naviguent en Atlantique Nord. Et, pour deux d'entre eux, sous l’influence de l’anticyclone des Açores, ultime obstacle, dernier problème, rude final.
Vendée Globe 2008-09 / Jour 89
Armel Le Cléac’h à moins de 24 heures de… la deuxième place ?
Plus qu’une journée. Encore 24 heures. Tout dépend du point de vue. Pour Le Cléac’h, qui peut prendre la deuxième place du Vendée Globe, la baston, c’est long. Il faut assurer, ne pas casser maintenant. Mais faut pas non plus traîner : si Armel a obtenu 11 heures pour l’assistance à Jean Le Cam, Marc Guillemot en compte 82 pour celle apportée à Yann Eliès. Différence : 71 heures. Presque trois jours !
Vendée Globe 2008-09 / Jour 87
Devant, du vent pas divin pour Armel
«Ambiance casque lourd à bord de Brit Air». A moins de 800 milles des Sables-d’Olonne, Armel en termine avec son pain noir, une violente dép’ qui lui ventile et malmène sa fin de course. Sam sourit, toujours, Guillemot se décale pour accélérer plus tard – et le dernier, Norbert Sedlacek, est entré en Atlantique.
Vendée Globe 2008-09 / Jour 85
Mich’ qui rit, Bilou qui pleure…
Pendant que Mich’ était emporté par la foule, Bilou était ballotté par la houle. Et, ce matin, Roland Jourdain a dû renoncer, la mort dans l’âme. Juste derrière, Armel Le Cléac’h se concentre sur ses réglages. Il est officiellement deuxième. Sam Davies troisième. Mais Marc Guillemot fonce, la talonne – et doit récupérer 82 heures pour l’aide apportée à Yann Eliès. La course n’est pas finie !
Vendée Globe 2008-09
Michel Desjoyeaux est entré dans la légende !
«Ça aussi, c’est fait !» pourrait-il lancer par provoc’, comme au Horn. A 16 heures 11, Michel Desjoyeaux, sur Foncia, a enlevé son deuxième Vendée Globe. Temps de course : 84 jours 03 heures 09 minutes et 08 secondes. Il pulvérise le temps de Vincent Riou, dernier vainqueur, de plus de quatre jours. Relègue le second, Bilou, à 1 400 milles. Le tout en étant revenu au port peu après le départ… Il a gagné la Transat anglaise, la Route du Rhum, trois Figaro et deux Vendée Globe. Desj’ est premier. Mich’ est unique !
La matinale du Vendée Globe (84)
Pour son quatre heures, Mich' goûtera à la légende
Non mais on rêve ! Foncia au ralenti, Michel Desjoyeaux qui se traîne. On aura tout vu dans ce sixième Vendée Globe… Allez, savourons l’instant. Savourons ce 84e jour de course. Car on va surtout voir tout à l’heure la consécration d’un marin d’exception – osons : on va voir un homme entrer dans la légende.
La matinale du Vendée Globe (83)
Le Professeur Desjoyeaux s’arrache les cheveux sur son dernier problème
C’est le dernier. Le dernier problème. Tous les autres exercices ont été torchés vite fait-bien fait. Mais là, faut reconnaître, c’est coton : «Sachant que l’express Foncia est au cap Finisterre par une météo totalement capricieuse, à quelle heure arrivera-t-il aux Sables-d’Olonne ?» Le Professeur Desjoyeaux lui-même y perd son latin. C’est dire si c’est dur…
Vendée Globe 2008-09
Quand Roxy passe le mur du son
Bruyant, un voilier, surtout de course et en carbone ! Sam Davies : «La dérive a un son assez haut qui change de tonalité au-delà de 18 nœuds. La sous-barbe vibre avec un son grave dès que le nez de Roxy heurte la vague. Les haubans textiles du jockey-pole sont des cordes de guitare…»
La matinale du Vendée Globe (70)
Desjoyeaux ne joue pas aux dés
Lui qui ne laisse rien au hasard compte ce matin 421 milles d’avance sur Jourdain. Alizés, allez-y, creusez l’écart, élargissez le sourire de Desjoyeaux. Jourdain commence tout juste à accélérer, tandis que Le Cléac’h a le blues. Plus loin, un (in)connu comme le loup blanc – White, Steve White – est en train de se faire un nom.
La matinale du Vendée Globe (69)
Desjoyeaux, le cauchemar du dragon
Vous aviez remarqué ? Les cinq premiers de l’actuel Vendée Globe (et ils sont six si l’on rajoute Vincent Riou) sont passés par le Centre d’entraînement de Port-La Forêt. C’est ce qu’on appelle une référence. A plus d’un titre : c’est aussi là-bas qu’on apprend comment Desjoyeaux fait peur aux dragons. Ni à Bilou, ni à Le Cléac’h. Non, aux dragons.
La matinale du Vendée Globe (57)
Desjoyeaux au Horn : «Ça, c’est fait !»
Michel Desjoyeaux a passé le cap Horn cette nuit, à 3h10 UTC, avec 120 milles d’avance sur Roland Jourdain. Devant l’étrave de Foncia, 7 000 milles d’Atlantique jusqu’aux Sables. Et il est éprouvant, ce dernier tiers de course, cet ultime mois de suspense. Malouines, pampero, Sainte-Hélène, cétacés, pot au noir, OFNIS, anticyclone des Açores, dépressions hivernales… «Ça, c’est fait !» comme dit Mich’Desj’. Mais tout reste à faire. Il le sait mieux que personne.
La matinale du Vendée Globe (56)
Au pied du Sphinx
Lui ne pose que cette énigme : sur deux pattes, trois pattes ou une seule, qui est capable de passer à mes pieds ? Le Horn, qui profile sa masse devant l’étrave des légers monocoques du Vendée Globe, est le Sphinx du Grand Sud. Desjoyeaux et Jourdain, puis Le Cam, devraient se présenter devant lui à partir de ce soir. Et, même s’ils passent et quittent enfin les territoires de l’ombre, ils n’oublieront pas qu’ensuite, un tiers du parcours restera à courir. Et pas le plus facile.
La matinale du Vendée Globe (55)
La poursuite infernale
Cahots, chaos, cachot. Desjoyeaux flashé sur une heure à 19,1 nœuds, Jourdain à 19,4, le tout dans les cinquantièmes hurlants, à 1 000 milles de toute terre habitée. Puisque le vent le veut et la mer le permet, foncer, s’enfuir, sortir de là. Quitter ces barreaux de pluie, ces murs d’eau, de gris et de vent. Reste un dernier gardien, là-bas, en bas. Horn. Terre ferme, mer dure.
La matinale du Vendée Globe (54)
On plante le bâton, flexion, extension !
Slalom spécial ! Desjoyeaux, Jourdain, Le Cam et, plus tard, Riou, ont enroulé le point Ouest de la porte Pacifique Est comme un piquet, puis plongé vers le bas de la pente, le bas de la planète, le Horn, la délivrance. C’est le dernier mur du Pacifique – comme dirait Jean-Yves Bernot : «une piste noire sous les pylones». Avec des bosses partout. Et le vent dans le dos.
La matinale du Vendée Globe (53)
Réveillons : dans les 40e Sud ou… le 36e dessous
Lendemain de fête ou de défaite. Il en va des réveillons en mer comme à terre : il en est des joyeux, d’autres moins. Tristes, les 15 solitaires contraints à l’abandon depuis le départ – soit la moitié de la flotte –, à commencer par Jean-Pierre Dick, qui a explosé son safran bâbord contre un OFNI à quelques heures du Nouvel an. Heureux, ceux qui restent en course, dans le coup pour la victoire ou simplement pour boucler la boucle… Gueules de bois, gueules de joie, c’est selon.