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Et les vainqueurs sont… Lorient et Kouyoumdjian !
Nous avons été les premiers à dévoiler la plus grande partie du parcours et des étapes de la prochaine Volvo Ocean Race, annonçant que Lorient était la seule ville française encore en lice. C’est désormais officiel : le 3 mars, Knut Frostad, le nouveau patron de la course autour du monde, a confirmé que Lorient serait bien, au printemps 2012, l’avant-dernière étape de la prochaine édition ! Quant au jeune architecte naval Juan Kouyoumdjian, il a carrément détrôné le grand Bruce Farr – lisez plutôt.
Sam Davies : «Cette course est faite pour moi»
Les amoureux du Vendée Globe vont être aux anges : la grande animatrice de l’édition 2008, Samantha Davies, annonce son retour, plus motivée que jamais. Ces derniers mois, la Britannique a préparé, en secret, le lancement d’un nouveau 60 pieds, mais doit encore trouver un partenaire…
«JP» Dick repart pour un troisième tour du monde… mais sur un plan Verdier/VPLP !
Ce n’est pas le nouveau QG parisien de l’écurie de course Paprec-Virbac, mais une galerie d’art moderne branchée du quartier de Beaubourg. C’est là que Jean-Pierre Dick et Luc Talbourdet ont présenté vendredi matin leur nouveau projet. Alors qu’il reste encore trois concurrents du Vendée Globe en mer, le team Paprec-Virbac ne traîne pas et met le cap sur 2012. Explications et indiscrétions.
Marc Guillemot troisième pour… 80 minutes !
Arrivé lundi 16 février au matin à 2h21, Marc Guillemot a soufflé la 3e place du Vendée Globe 2008-09 à Sam Davies pour 80 minutes, toutes bonifications pour l’assistance à Yann Eliès comprises. Le skipper de Safran a parcouru ses 1 000 derniers milles sans quille, mais parfois à plus de 12 nœuds !
Samantha Davis 3e aux Sables : «Je me suis vraiment éclatée tous les jours !»
En attente du temps définitif de Marc Guillemot, elle ne sait pas encore si elle sera sur le podium ou pas, mais à 1h41 ce samedi 14 février, Samantha Davis est sûre d’une chose : elle est sur son nuage. Les images en vidéo d’une arrivée de nuit à la hauteur de ses 95 jours de course, suivie au petit matin d’une remontée du chenal des Sables acclamée par des milliers de Valentins…
Samantha Davies (Roxy), 3e aux Sables
1h 41min 1sec. Cette nuit, Sam Davies est la troisième à franchir la ligne d’arrivée des Sables. «C’est énorme, j'y crois pas, y’a tellement de monde à deux heures du matin !» L’Anglaise qui a chaviré nos cœurs pendant des mois s’invite ainsi comme première Valentine de la course.
Davies troisième, Sam plaît !
Plus qu’un jeu de mot, une évidence. Sam plaît beaucoup. D’abord parce qu’elle boucle en 96 jours un Vendée Globe sur Roxy, ex-PRB, le bateau vainqueur en 2000 avec Mich’Desj’ en 93 jours – mais avec pour Sam un parcours rallongé de 1200 milles ! Ensuite parce qu’elle fait ça avec le sourire.
Safran sans quille, mais avec panache
Safran sans quille. On peut se permettre le jeu de mot : Marc Guillemot lui-même y va d’une décontraction assez ahurissante. «Bilou l’a affirmé, explique-t-il, et c’est vrai : la stabilité de mon bateau sans quille est assez surprenante. J’ai marché à 14 ou 15 nœuds et plus ça accélérait, plus Safran se stabilisait. On se sent presque en sécurité !» Presque. ETA, en tout cas : lundi. Peut-être derrière Sam. Mais à l’arrivée, il veut être Marco !
Armel Le Cléac’h à moins de 24 heures de… la deuxième place ?
Plus qu’une journée. Encore 24 heures. Tout dépend du point de vue. Pour Le Cléac’h, qui peut prendre la deuxième place du Vendée Globe, la baston, c’est long. Il faut assurer, ne pas casser maintenant. Mais faut pas non plus traîner : si Armel a obtenu 11 heures pour l’assistance à Jean Le Cam, Marc Guillemot en compte 82 pour celle apportée à Yann Eliès. Différence : 71 heures. Presque trois jours !
Devant, du vent pas divin pour Armel
«Ambiance casque lourd à bord de Brit Air». A moins de 800 milles des Sables-d’Olonne, Armel en termine avec son pain noir, une violente dép’ qui lui ventile et malmène sa fin de course. Sam sourit, toujours, Guillemot se décale pour accélérer plus tard – et le dernier, Norbert Sedlacek, est entré en Atlantique.
Mich’ qui rit, Bilou qui pleure…
Pendant que Mich’ était emporté par la foule, Bilou était ballotté par la houle. Et, ce matin, Roland Jourdain a dû renoncer, la mort dans l’âme. Juste derrière, Armel Le Cléac’h se concentre sur ses réglages. Il est officiellement deuxième. Sam Davies troisième. Mais Marc Guillemot fonce, la talonne – et doit récupérer 82 heures pour l’aide apportée à Yann Eliès. La course n’est pas finie !
Michel Desjoyeaux est entré dans la légende !
«Ça aussi, c’est fait !» pourrait-il lancer par provoc’, comme au Horn. A 16 heures 11, Michel Desjoyeaux, sur Foncia, a enlevé son deuxième Vendée Globe. Temps de course : 84 jours 03 heures 09 minutes et 08 secondes. Il pulvérise le temps de Vincent Riou, dernier vainqueur, de plus de quatre jours. Relègue le second, Bilou, à 1 400 milles. Le tout en étant revenu au port peu après le départ… Il a gagné la Transat anglaise, la Route du Rhum, trois Figaro et deux Vendée Globe. Desj’ est premier. Mich’ est unique !
Pour son quatre heures, Mich' goûtera à la légende
Non mais on rêve ! Foncia au ralenti, Michel Desjoyeaux qui se traîne. On aura tout vu dans ce sixième Vendée Globe… Allez, savourons l’instant. Savourons ce 84e jour de course. Car on va surtout voir tout à l’heure la consécration d’un marin d’exception – osons : on va voir un homme entrer dans la légende.
Le Professeur Desjoyeaux s’arrache les cheveux sur son dernier problème
C’est le dernier. Le dernier problème. Tous les autres exercices ont été torchés vite fait-bien fait. Mais là, faut reconnaître, c’est coton : «Sachant que l’express Foncia est au cap Finisterre par une météo totalement capricieuse, à quelle heure arrivera-t-il aux Sables-d’Olonne ?» Le Professeur Desjoyeaux lui-même y perd son latin. C’est dire si c’est dur…
Quand Roxy passe le mur du son
Bruyant, un voilier, surtout de course et en carbone ! Sam Davies : «La dérive a un son assez haut qui change de tonalité au-delà de 18 nœuds. La sous-barbe vibre avec un son grave dès que le nez de Roxy heurte la vague. Les haubans textiles du jockey-pole sont des cordes de guitare…»
Safran épice la remontée de l’Atlantique
Ayant rattrapé, puis doublé Sam Davies (Roxy), Marc Guillemot, depuis sa deuxième réparation effectuée aux Malouines, est heureux de pouvoir faire marcher Safran au mieux. «Ma motivation reste intacte. Maintenant, j’ai Armel en ligne de mire – il est bon d’avoir des objectifs ambitieux !»
Résumé du 72e jour de course en vidéo
Au 72e jour de course, Michel Desjoyeaux sort du Pot au Noir avec plus de 300 milles d’avance sur son concurrent direct, Roland Jourdain. Derrière, la lutte s’annonce serrée, même si Brit Air devance Safran et Roxy. Encore plus loin, Steve White passe le Horn dans des conditions musclées. Vacations radio de Michel Desjoyeaux, Roland Jourdain et Steve White.
Même semée par Safran, Sam sème et s’amuse
Même semée par Marc Guillemot (Safran), qui, dans son Ouest, lui a ravi la 4e place, même plantée dans les petits airs, Sam Davies (Roxy), garde le moral et s’active. «J’ai planté des pousses de haricots pour pouvoir manger des légumes frais. Hier soir, je me suis fait une salade pour le dîner !»
Desjoyeaux ne joue pas aux dés
Lui qui ne laisse rien au hasard compte ce matin 421 milles d’avance sur Jourdain. Alizés, allez-y, creusez l’écart, élargissez le sourire de Desjoyeaux. Jourdain commence tout juste à accélérer, tandis que Le Cléac’h a le blues. Plus loin, un (in)connu comme le loup blanc – White, Steve White – est en train de se faire un nom.
Desjoyeaux, le cauchemar du dragon
Vous aviez remarqué ? Les cinq premiers de l’actuel Vendée Globe (et ils sont six si l’on rajoute Vincent Riou) sont passés par le Centre d’entraînement de Port-La Forêt. C’est ce qu’on appelle une référence. A plus d’un titre : c’est aussi là-bas qu’on apprend comment Desjoyeaux fait peur aux dragons. Ni à Bilou, ni à Le Cléac’h. Non, aux dragons.
Sam épate !
Trop forte, Sam. Quand elle ne casse pas ses cordage à mains nues, elle déboule à la quatrième place du Vendée Globe, enquille les journées à 17 nœuds, s’extasie sur tout, parle aux albatros, cajole son Roxy, rit de tout et d’elle-même, fait l’admiration de tous. Et vient de passer le Horn.
Desjoyeaux au Horn : «Ça, c’est fait !»
Michel Desjoyeaux a passé le cap Horn cette nuit, à 3h10 UTC, avec 120 milles d’avance sur Roland Jourdain. Devant l’étrave de Foncia, 7 000 milles d’Atlantique jusqu’aux Sables. Et il est éprouvant, ce dernier tiers de course, cet ultime mois de suspense. Malouines, pampero, Sainte-Hélène, cétacés, pot au noir, OFNIS, anticyclone des Açores, dépressions hivernales… «Ça, c’est fait !» comme dit Mich’Desj’. Mais tout reste à faire. Il le sait mieux que personne.
Sam Davies : du thé avec un nuage d’embruns
Pour la deuxième jounée consécutive, Sam Davies a été plus rapide que tous les autres solitaires : 414 milles à 17,25 nœuds de moyenne dans le Pacifique Sud après plus de 55 jours de course ! «Je sens que Marc Guillemot est nos trousses derrière, mais je vais travailler dur pour rester devant !»
Au pied du Sphinx
Lui ne pose que cette énigme : sur deux pattes, trois pattes ou une seule, qui est capable de passer à mes pieds ? Le Horn, qui profile sa masse devant l’étrave des légers monocoques du Vendée Globe, est le Sphinx du Grand Sud. Desjoyeaux et Jourdain, puis Le Cam, devraient se présenter devant lui à partir de ce soir. Et, même s’ils passent et quittent enfin les territoires de l’ombre, ils n’oublieront pas qu’ensuite, un tiers du parcours restera à courir. Et pas le plus facile.
La poursuite infernale
Cahots, chaos, cachot. Desjoyeaux flashé sur une heure à 19,1 nœuds, Jourdain à 19,4, le tout dans les cinquantièmes hurlants, à 1 000 milles de toute terre habitée. Puisque le vent le veut et la mer le permet, foncer, s’enfuir, sortir de là. Quitter ces barreaux de pluie, ces murs d’eau, de gris et de vent. Reste un dernier gardien, là-bas, en bas. Horn. Terre ferme, mer dure.