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Pierre Pennec : «En match-racing, il y a une part d’orgueil !»
Nouveau barreur de l’AC45 d’Aleph à San Diego, Pierre Pennec tire le bilan de sa première expérience sur les America’s Cup World Series et en match-racing. Interview…
A bord d’un AC45, c’est un match de boxe !
Un truc de fou ! Embarquer sur un AC45 est une plongée dans la 4e dimension de la voile sportive. Une expérience forte vécue à bord d’Energy Team lors des ACWS de San Diego…
Thierry Barot : «Nous voulons créer de l’intérêt en Chine !»
Manager général de China Team, Thierry Barot, 53 ans, tente de mettre sur pied le deuxième défi chinois de l’histoire de la Coupe de l’America. Pas simple. Même dans un pays à plus de 15% de croissance par an.
AC45 : place aux jeunes !
Les AC45 sont à San Diego pour la troisième étape des America’s Cup World Series. Côté Français, Yann Guichard (Energy Team) et Pierre Pennec (Aleph) remplacent à la barre Loïck Peyron et Bertrand Pacé.
Une aile tombe des nues
Bien sûr, l’aile est fantastique de puissance, phénoménale de finesse, étonnante de réactivité. Mais elle doit être apprivoisée. Les équipiers de Green Comm Racing (ESP) en ont fait l’expérience à Plymouth (GB), quelques jours avant le début des épreuves qui commencent ce week-end.
Ne pas tomber, surtout ne pas tomber…
Un chavirage en AC45, voilà ce que ça donne : comme ici à bord de Team Korea, des équipiers cramponnés au trampoline, tétanisés à l’idée de tomber et de casser l’aile de Mylar et de carbone. Pensez : un AC45 coûte aujourd’hui un million d’euros – et l’aile, un bon tiers de cette somme !
Une aile à fond la caisse !
Même l’Optimist se sent pousser des ailes ! La caisse à savon imaginée par Clark Mills en 1947 – et construite à 500 000 exemplaires – a elle aussi senti souffler le vent de la modernité. Et, grâce à Oracle Racing, le Néo-Zélandais Ryo Takahashi, a pu étrenner cet anachronique mélange à Auckland.
Aile s’est envolée
En voile, l’aile a le vent en poupe. Mirabaud LX – dont vous découvrirez l’histoire dans le prochain numéro de Voiles et Voiliers, qui fête ses 40 ans !– a lui aussi adopté ce gréement. Le Suisse Thomas Jundt a posé une aile de 17 m2 et 29 kg sur le pont tubulaire de son engin de 10 mètres.
La valeur n’attend VRAIMENT pas…
Non mais regardez-les ! A l’aise, pieds nus, souriants, main ferme sur la barre, six mômes se régalent à manœuvrer un AC45. A Auckland, le 27 avril, l’équipe d’Oracle Racing avait convié ces champions néo-zélandais en herbe, issus de l’Optimist, à venir naviguer sur son cata futuriste.
Vol plané pour une aile
«C’est notre premier chavirage – et le dernier, j’espère !» Plutôt décontracté, James Spithill, après le spectaculaire enfournement de son AC45 Oracle. La scène a eu lieu à Auckland par 25 nœuds de vent, lors de tests sur les nouveaux parcours, l’arbitrage électronique, l’équipement télé…
Le premier duel pour ailes
Cette photo est historique : voici le premier duel entre deux AC45, le premier croisement de deux catamarans ailés pour la Coupe de l’America. Oracle Racing (BMW n’apparaît plus à ses côtés) a en effet reçu son AC45 – et loue celui des Italiens en attendant qu'ils aient les fonds.
USA-17 et son aile ont atterri à San Francisco
Elle paraît bien grande, aujourd’hui, habitués que nous sommes déjà à admirer le premier AC45 sous tous les angles. Elle, l’aile d’USA-17, vainqueur de la Coupe. Elle et lui (USA-17) sont revenus chez eux, à San Francisco. Et seront aux premières loges pour admirer les régates des futurs AC72 !
Auckland, un joli nid d’aile
Ses premiers bords culottés ont rappelé ceux d’USA-17. Cette photo rappelle aussi celle du trimaran américain, aile gréée, de nuit, au mouillage devant l’hôtel Hilton de San Diego. Car, avec les AC45 aussi, l’idée est bien de limiter les manutentions au maximum. Et ça fonctionne très bien.
Nathan prend des claques mais s’éclipse !
Qu’il aura été venté, le Mondial Moth 2011 couru en Australie ! Loopings, chutes libres, foils explosés, mâts cassés… Nathan Outerridge lui-même (notre photo), champion d’Australie 2011 voici dix jours – et champion du monde 2011 dans la foulée !–, a connu les frayeurs du siège éjectable…
L’aile du plaisir
Voilà qui rappelle le lancement d’USA-17. On met à l’eau, on grée l’aile… et on appareille dans la foulée sur une patte ! C’est vrai, le premier AC45 de l’Histoire est plus petit (13,50 m contre 38). Il n’empêche : à Auckland, par 12 nœuds de vent, le cata noir a déboulé d’entrée à plus de 20 nœuds.
Quiz (26) : qu’est-ce que c’est que ces deux aliens ?
Ils ressemblent à la tête du monstre de la saga «Alien» – étranges et fascinants. Les flotteurs du premier AC45 ailé (navigation inaugurale à Auckland imminente) promettent du suspense, des cris, des duels. Eux et leurs grands frères de 72 pieds ont déjà plongé la Coupe en pleine science-fiction.
McKee a un coup dans l’aile
Seul Moth à foil du Mondial 2011 à être gréé d’une aile rigide articulée, l’Américain Charly MacKee a connu un début de championnat assez irrégulier. Il commençait à prendre la mesure de son aile quand, au 4e jour de compétition, celle-ci s’est brutalement repliée au passage d’une marque.
James Spithill perd la (petite) Coupe de l’America !
Si, en février, James Spithill a ravi la Coupe de l’America sur le trimaran ailé USA-17, il n’a pu rééditer l’exploit à Newport, fin août, dans la Petite Coupe de l’America, disputée sur des catas de 25 pieds gréés d’ailes : il a été battu 3-1 par les Canadiens Fred Eaton et Magnus Clarke.
USA-17 enlève la Coupe à tire-d'aile ! La 2e manche à la loupe et les premières analyses
Une démonstration. De puissance, d’efficacité, de détermination, de lucidité. Deux victoires à zéro – avec respectivement plus de 15 et plus de 5 minutes d’avance. USA-17, son aile et son équipage, ont surclassé Alinghi 5 lors de la 33e Coupe de l’America, disputée à Valence. Pas toujours inspiré lors des phases de pré-départ, le defender suisse a par ailleurs connu un certain déficit de vitesse et de fluidité… sauf lorsque Loïck Peyron a pris la barre, notamment lors du bord de près de la deuxième régate. La Coupe retourne donc aux Etats-Unis. Que va-t-elle devenir ?
Régate 1, troisième / USA-17 contre Alinghi 5 : USA-17 vainqueur avec 15'28" d'avance !
Pas assez de vent lundi. Trop de mer mercredi. Aujourd'hui… juste ce qu'il faut ? Oui! De 5 à 12 nœuds de vent, un peu de clapot et de houle, du soleil… Du coup, on a vécu une très belle régate – et on a eu un début de réponse à la question : qui va gagner ? USA-17 s'est imposé, malgré un départ catastrophique, avec 15 minutes 28 secondes d'avance, dominant Alinghi 5 au près comme au portant ! (Dernière màj : vendredi, 17h37).
Régate 1, deuxième / USA-17 contre Alinghi 5 : ce n'est pas encore pour aujourd'hui !
Lundi, pas assez de vent. Aujourd'hui : trop de vent et, surtout, trop de houle. A 5 milles au large de Valence, il y a 15-18 nœuds de vent. Et à 30 milles, là où devait se tenir la régate, 25 nœuds établis et 2,50 mètres d'une houle désordonnée. Résultat : annulation. Déception ! (Dernière màj : mercredi, 12h35). [VOUS ETES TRES NOMBREUX A VOUS CONNECTER SUR NOTRE SITE, ET CELA ENTRAINE QUELQUES PERTURBATIONS TECHNIQUES. VEUILLEZ NOUS EN EXCUSER].
[Régate 1] USA-17 contre Alinghi 5 : ce n'est pas pour aujourd'hui !
Alors, qui va gagner ? Alinghi 5 le cata ou USA-17 le tri ? Le defender helvétique ou le challenger américain ? La légèreté ou la puissance ? L’aile ou la Suisse ? Et, surtout : quand ? Car, même si les limitations de vent ont été officiellement supprimées, la météo – capricieuse en cette saison à Valence – joue déjà les trouble-fête ! La preuve : la première régate ne se disputera pas aujourd'hui lundi 8 février, pour cause de vent faible ! (Dernière màj : lundi, 13h46).
Que la fête commence enfin !
Oublions tout ce qui divise, agace. Et gardons le plus beau, ces deux incroyables multicoques, gardons les plus belles images, coques fines, gréements démesurés, puissance et légèreté, géométries osées, gardons les sillages légers, les flotteurs aériens – regardons enfin Alinghi 5 affronter USA-17 !
BMW-Oracle à 27 nœuds par… 6 nœuds de vent !
Naviguer deux heures à 30 mètres de BMW-Oracle reste une expérience forte. Sous aile et petit gennaker sans recouvrement, le trimaran file à 27 nœuds tandis que la brise, au large de Valence, n’excède pas 6-7 nœuds. Quatre fois la vitesse du vent – démoniaque. Vivement la première régate.
BMW-Oracle : vous ne remarquez rien ?
Dès le premier coup d’œil sur ces photos du trimaran américain enfin gréé de son aile à Valence, on sent que quelque chose cloche. L’aile a changé. Elle est plus pointue. Elle… a un volet de plus en tête ! Au final, l’envergure doit être d’environ 62 mètres. Soit une tour de 20 étages. Vertigineux.