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Retour de week-end
Barker et Bertarelli au top, Desjoyeaux et Jourdain en tête
Dean Barker et l’équipage d’Emirates Team New Zealand qui atomisent les TP52 et décrochent l’AudiMed Cup 2009, Ernesto Bertarelli qui règne sur les D35 et gagne pour la troisième fois le Challenge Julius Baer sur le Léman, Michel Desjoyeaux et Roland Jourdain en route vers Brest qui veulent chacun rajouter l’Istanbul Europa Race à leur palmarès et cinq équipages français qui ramènent des médailles de la Préo de Weymouth… Monstres sacrés, sacrés affrontements !
Vendée Globe 2008-09
Bilou : la photo du voile de quille déchiqueté
Une image qui fait mal. C’est celle, prise à Ponta Delgada, île de Sao Miguel, de la quille de Roland Jourdain – ou, plutôt, de son absence. Le voile en acier est déchiqueté au ras de l’ogive placée sous la carène de Veolia. Sauver son bateau ainsi blessé reste un vrai exploit…
MOD70 – Veolia Environnement et Race for Water
Combat de coques
Même amicale, la première confrontation sur l’eau de deux MOD70 dit bien ce que seront les affrontements de ces monotypes VPLP de 70 pieds : de rudes combats de coques ! Au large de Lorient, Veolia Environnement (Roland Jourdain) a pu s’étalonner face à Race for Water (Stève Ravussin).
MOD70 - Krys Match à La Trinité
Des coques de combat !
«On a fait une pointe à 37,8 nœuds !» Stève Ravussin, vainqueur du Krys Match à La Trinité, début octobre, était heureux. Venté et prometteur, ce premier affrontement des MOD70 a vu Race for Water, Veolia (Jourdain, 2e) et Foncia (Desjoyeaux, 3e) se voler dans les plumes, accompagnés par Gitana 11.
Vendée Globe 2008-09
Desjoyeaux : les dates-clés de la victoire de Foncia
Il n’aura donc fallu que 84 jours à Michel Desjoyeaux pour entrer dans la légende. Du dimanche 9 novembre 2008 au dimanche 1er février 2009, sa course, limpide, irrésistible, tout en trajectoires fluides et en intelligence, a connu quelques temps forts, la plupart heureux – mais pas tous. Les voici.
La matinale du Vendée Globe (84)
Pour son quatre heures, Mich' goûtera à la légende
Non mais on rêve ! Foncia au ralenti, Michel Desjoyeaux qui se traîne. On aura tout vu dans ce sixième Vendée Globe… Allez, savourons l’instant. Savourons ce 84e jour de course. Car on va surtout voir tout à l’heure la consécration d’un marin d’exception – osons : on va voir un homme entrer dans la légende.
Vendée Globe 2008-09
Un deuxième Vendée Globe pour Mich’ !
A 16h11, devant Les Sables-d’Olonne, en 84 jours et 3 heures, Michel Desjoyeaux (Foncia) a donc réalisé l’impensable : gagner son deuxième Vendée Globe, malgré 40 heures et 360 milles de retard sur les premiers, au départ, à cause d’une fuite de ballast. Un moment unique. Comme lui.
Entraînement Transat Jacques Vabre 2009
Folie douche à bord de Veolia
Saucés façon aigre-douche, Roland Jourdain et Jean-Luc Nélias se mettent dans le bain pour la Transat Jacques Vabre à bord de leur 60 pieds Veolia. Il est vrai que, partant début novembre du Havre, cette transat en double réserve souvent une sortie de Manche brutale et un dégolfage musclé !
La matinale du Vendée Globe (50)
Desjoyeaux tout schuss, les autres en chasse
Desjoyeaux passe la surmultipliée, Jourdain s’accroche, Le Cam grogne, Le Cléac’h et Riou s’empoignent, Sam Davies surfe dans le bonheur. Devant eux, un long bord de grand-largue de plus de 1 000 milles jusqu’à la dernière porte du Pacifique, vitesse à la clé, vent à gogo, vagues à l’âme. «Vivement le Horn», lance, laconique, Vincent Riou. Les derniers jours de l’année 2008 n’auront pas été festifs…
Route du Rhum 2010 / IMOCA
Joli doublé pour Bilou
Il roule des yeux, Roland Jourdain, sous l'effet de la double bise. Il fallait bien cela, pour sa deuxième victoire consécutive dans la Route du Rhum, catégorie monocoques IMOCA. Le skipper de Veolia a franchi la ligne d'arrivée la nuit dernière, à 6h12 (heure de Paris). Il a raconté avoir vécu cette course «comme dans un état de grâce», les 13 jours, 17 heures et 10 minutes de mer lui ayant semblé «avoir duré un mois».
Vendée Globe 2008-09
Roland Jourdain : bonjour l'Atlantique !
Vers 12h30, heures françaises, le 5 janvier, Roland Jourdain a à son tour passé le Horn, avec environ 100 milles de retard sur Desjoyeaux. «Il y a un grain, racontait le skipper de Veolia Environnement, mais je suis content de voir la pointe. Cela dit, la météo qui vient va être compliquée.»
Monotype Veolia Ocean
Bostik à Hoëdic : quelle claque !
Pour valider un monotype qui doit courir la planète, on peut faire le tour du monde ou chercher des conditions extrêmes près de nos côtes. De retour de Nouvelle-Zélande, Bostik, premier Veolia Ocean mené par Charles Caudrelier, a ainsi attendu une belle dép’ au large de la Bretagne, début septembre.
Vendée Globe 2008-09
Michel Desjoyeaux est entré dans la légende !
«Ça aussi, c’est fait !» pourrait-il lancer par provoc’, comme au Horn. A 16 heures 11, Michel Desjoyeaux, sur Foncia, a enlevé son deuxième Vendée Globe. Temps de course : 84 jours 03 heures 09 minutes et 08 secondes. Il pulvérise le temps de Vincent Riou, dernier vainqueur, de plus de quatre jours. Relègue le second, Bilou, à 1 400 milles. Le tout en étant revenu au port peu après le départ… Il a gagné la Transat anglaise, la Route du Rhum, trois Figaro et deux Vendée Globe. Desj’ est premier. Mich’ est unique !
MOD70 Groupe Edmond de Rothschild - Vécu
«J’ai navigué à plus de 34 nœuds en MOD70 !»
Venu au Maroc pour trouver du vent fort, Seb Josse enchaîne les sorties pour apprivoiser son MOD70 et affûter son équipage. J’en étais. Et, après des runs à plus de 34 nœuds, je n’en suis pas revenu.
La matinale du Vendée Globe (69)
Desjoyeaux, le cauchemar du dragon
Vous aviez remarqué ? Les cinq premiers de l’actuel Vendée Globe (et ils sont six si l’on rajoute Vincent Riou) sont passés par le Centre d’entraînement de Port-La Forêt. C’est ce qu’on appelle une référence. A plus d’un titre : c’est aussi là-bas qu’on apprend comment Desjoyeaux fait peur aux dragons. Ni à Bilou, ni à Le Cléac’h. Non, aux dragons.
La matinale du Vendée Globe (53)
Réveillons : dans les 40e Sud ou… le 36e dessous
Lendemain de fête ou de défaite. Il en va des réveillons en mer comme à terre : il en est des joyeux, d’autres moins. Tristes, les 15 solitaires contraints à l’abandon depuis le départ – soit la moitié de la flotte –, à commencer par Jean-Pierre Dick, qui a explosé son safran bâbord contre un OFNI à quelques heures du Nouvel an. Heureux, ceux qui restent en course, dans le coup pour la victoire ou simplement pour boucler la boucle… Gueules de bois, gueules de joie, c’est selon.
La matinale du Vendée Globe (52)
Du turbo au menu du 31 !
Ils mettent les moyennes sur leur 31. Garde-robe de gala, valse ou rock, c’est selon. Dansent avec les vagues, glissent dans des surfs déraisonnables, font des queues de poisson aux déferlantes. Au menu du réveillon, pas mal d’excès, donc. Faut pas rater la porte, la dernière. Avant le Horn. Enfin.
Vendée Globe 2008-09
Veolia : les images des réparations de Bilou
Le 29 décembre dernier, nous vous avons montré les dégâts causés à BT (Seb’ Josse) par une violente déferlante. Voici aujourd’hui les avaries survenues sur Veolia Environnement suite à la violente collision avec un cétacé – et les réparations effectuées par Roland Jourdain.
La matinale du Vendée Globe (70)
Desjoyeaux ne joue pas aux dés
Lui qui ne laisse rien au hasard compte ce matin 421 milles d’avance sur Jourdain. Alizés, allez-y, creusez l’écart, élargissez le sourire de Desjoyeaux. Jourdain commence tout juste à accélérer, tandis que Le Cléac’h a le blues. Plus loin, un (in)connu comme le loup blanc – White, Steve White – est en train de se faire un nom.
Vendée Globe 2008-09 / Jour 85
Mich’ qui rit, Bilou qui pleure…
Pendant que Mich’ était emporté par la foule, Bilou était ballotté par la houle. Et, ce matin, Roland Jourdain a dû renoncer, la mort dans l’âme. Juste derrière, Armel Le Cléac’h se concentre sur ses réglages. Il est officiellement deuxième. Sam Davies troisième. Mais Marc Guillemot fonce, la talonne – et doit récupérer 82 heures pour l’aide apportée à Yann Eliès. La course n’est pas finie !
La matinale du Vendée Globe (56)
Au pied du Sphinx
Lui ne pose que cette énigme : sur deux pattes, trois pattes ou une seule, qui est capable de passer à mes pieds ? Le Horn, qui profile sa masse devant l’étrave des légers monocoques du Vendée Globe, est le Sphinx du Grand Sud. Desjoyeaux et Jourdain, puis Le Cam, devraient se présenter devant lui à partir de ce soir. Et, même s’ils passent et quittent enfin les territoires de l’ombre, ils n’oublieront pas qu’ensuite, un tiers du parcours restera à courir. Et pas le plus facile.
Vendée Globe 2008-09 / Jour 89
Armel Le Cléac’h à moins de 24 heures de… la deuxième place ?
Plus qu’une journée. Encore 24 heures. Tout dépend du point de vue. Pour Le Cléac’h, qui peut prendre la deuxième place du Vendée Globe, la baston, c’est long. Il faut assurer, ne pas casser maintenant. Mais faut pas non plus traîner : si Armel a obtenu 11 heures pour l’assistance à Jean Le Cam, Marc Guillemot en compte 82 pour celle apportée à Yann Eliès. Différence : 71 heures. Presque trois jours !
La matinale du Vendée Globe (83)
Le Professeur Desjoyeaux s’arrache les cheveux sur son dernier problème
C’est le dernier. Le dernier problème. Tous les autres exercices ont été torchés vite fait-bien fait. Mais là, faut reconnaître, c’est coton : «Sachant que l’express Foncia est au cap Finisterre par une météo totalement capricieuse, à quelle heure arrivera-t-il aux Sables-d’Olonne ?» Le Professeur Desjoyeaux lui-même y perd son latin. C’est dire si c’est dur…
La matinale du Vendée Globe (54)
On plante le bâton, flexion, extension !
Slalom spécial ! Desjoyeaux, Jourdain, Le Cam et, plus tard, Riou, ont enroulé le point Ouest de la porte Pacifique Est comme un piquet, puis plongé vers le bas de la pente, le bas de la planète, le Horn, la délivrance. C’est le dernier mur du Pacifique – comme dirait Jean-Yves Bernot : «une piste noire sous les pylones». Avec des bosses partout. Et le vent dans le dos.
La matinale du Vendée Globe (55)
La poursuite infernale
Cahots, chaos, cachot. Desjoyeaux flashé sur une heure à 19,1 nœuds, Jourdain à 19,4, le tout dans les cinquantièmes hurlants, à 1 000 milles de toute terre habitée. Puisque le vent le veut et la mer le permet, foncer, s’enfuir, sortir de là. Quitter ces barreaux de pluie, ces murs d’eau, de gris et de vent. Reste un dernier gardien, là-bas, en bas. Horn. Terre ferme, mer dure.