Note :
Une base horizontale et un sommet en forme d'enclume : c'est le cumulonimbus.
Photo © Laurent Charpentier
Lorsque la convection s'accentue, le cumulus continue de se développer verticalement, pouvant atteindre une altitude de 13 000 mètres : il devient alors cumulonimbus.
À quoi ressemble-t-il ? Le cumulonimbus est une sorte de giga cumulus : si la taille de sa base n'augmente pas, il peut s'élancer jusqu'à une altitude de 13 000 mètres.
Sa base s'assombrit, car les mouvements d'air verticaux qu'il abrite engendrent des précipitations. Son sommet est en forme d'enclume.
Faut-il s'en méfier ? Le cumulonimbus est habité de nombreuses turbulences qui elles-mêmes génèrent d'importantes quantités d'énergies.
Aussi ce nuage s'accompagne-t-il de modifications locales du vent : rafales pouvant atteindre 40 à 50 noeuds pendant quelques dizaines de minutes - en été - et fortes variations de vent - celui-ci descend de l'intérieur du nuage pour s'écraser sur la surface et partir dans toutes les directions.
La pluie, la grêle, des grains et la foudre peuvent l'accompagner.
Pour éviter un cumulonimbus, le skipper doit prendre en compte sa trajectoire et les vents centrifuges qu'il génère : le nuage se déplace selon un axe à + 20 degrés du vent synoptique ; l'avant du nuage subit des vents de 20 à 35 noeuds, ses côtés 20 à 25 noeuds, son centre et son arrière des vents nuls.
Le cumulonimbus est un cumulus hyper développé. C'est rien de le dire... (Cliquez sur l'illustration pour l'agrandir.)
Photo © François Chevalier
Fréquence et localisation : le Golfe de Gascogne est particulièrement concerné en juillet et août ; la Méditerranée, de juin à octobre, avec une plus forte fréquence en fin de période. La Manche est très rarement touchée.
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