Actualité à la Hune

Tempête du 28 février 2010

La grande marée et la surcote ont dramatiquement renforcé Xynthia

Dépression creuse, générant une surcote élevée, la tempête Xynthia s'est transformée en cataclysme lorsqu'elle a touché les côtes de l'Ouest de la France au moment de la pleine mer d'une grande marée, causant des dégâts considérables. Les très nombreuses victimes ont été surprises dans leur sommeil. Nous analysons ici les phénomènes et leur concomitance.

  • Publié le : 02/03/2010 - 01:07

Des ducs-d’Albe trop courts ! À l'instar du port des Minimes à La Rochelle, les pontons sont souvent sortis de leurs ducs-d'Albe, ces grands pylônes le long desquels ils montent avec la marée. Cela témoigne bien du caractère exceptionnel du phénomène. (Cliquez sur l'image pour l'agrandir comme pour toutes les suivantes). Photo © Pierrick Garenne (GPO) Ce qui s'est passé ce dimanche 28 février 2010 est sans aucun doute un cas d'école qui va encore faire évoluer le principe de précaution en matière de catastrophes naturelles dans notre pays et dans quelques autres. Commençons par Xynthia, que le service météo officiel allemand, le Deutscher Wetterdienst, a baptisé ainsi (comme il le fait traditionnellement, par exemple pour la tempête Klaus le 24 janvier 2009) dès vendredi 26 février en fin de matinée lorsqu'il est apparu clairement qu'il s'agirait d'une tempête majeure.

Une tempête baptisée Xynthia. Le service météo officiel allemand, le Deutscher Wetterdienst, a baptisé Xynthia dès vendredi 26 février au matin lorsqu'il est apparu clairement qu'il s'agirait d'une tempête majeure. Ici, la prévision isobarique en surface pour le samedi 27 12h00 UTC sur la base du réseau de vendredi 26 00h00 UTC. Photo © Deutscher Wetterdienst Ce vendredi midi, Xynthia est encore loin à l'Ouest des Canaries et elle n'est creusée qu'à 996 hPa. L'image infrarouge Meteosat du vendredi soir à 21h00 la montre déjà sur Madère qui n'avait pas besoin de cela, ayant été mortellement touchée quelques jours auparavant (avec là aussi des problèmes d'aménagement du territoire). Si la trajectoire de cette dépression est bien différente d'une classique circulation d'Ouest tempérée, elle n'est pas rarissime pour autant. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois en cet hiver 2009-2010 où les perturbations affectent des latitudes très basses, à Madère et même aux Canaries avant de toucher le Portugal et l'Espagne.

Madère : la voie en vogue. Le vendredi 26 février 2010 à 20h00 UTC, Xynthia est sur Madère (une fois de plus touchée), en route vers le cap Finisterre. Dans vingt-quatre heures, elle sera dans le golfe de Gascogne et quatre heures plus tard sur la côte française. Photo © Eumetsat En effet, avant même de chercher des explications dans l'activité d'El Nino sur le Pacifique pour la situation synoptique actuelle de l'océan Atlantique, le temps de Sud-Ouest que nous connaissons actuellement sur le proche Atlantique est fréquent en janvier et février lorsque l'anticyclone des Açores est positionné assez loin à l'Ouest. La zone dépressionnaire d'Islande se prolonge alors très loin au Sud par de profonds thalwegs jusqu'à la latitude de Gibraltar et au-delà. Il en résulte un puissant flux de Sud-Ouest chargé d'air tropical humide, plus chaud que la normale saisonnière, ce qui forge des dépressions particulièrement actives (une couche d'air chaud sous un courant jet en altitude).

Ainsi, en ce vendredi soir, les températures relevées sur les Canaries et le Maroc, dans le secteur chaud avant le passage du front froid, sont extrêmement chaudes pour la saison à cette heure tardive (jusqu'à 30°C par effet de foehn à... 23h00 UTC). Bien que moins spectaculaire, le phénomène sera encore présent lorsque la dépression traversera notre pays le dimanche 28, affichant un contraste très net entre l'air chaud et l'air froid.

Un secteur chaud... très chaud ! Le vendredi 26 février 2010 à 22h42 UTC, les températures relevées sur les Canaries, dans le secteur chaud avant le passage du front froid, sont extrêmement élevées pour la saison à cette heure (jusqu'à 30 °C par effet de foehn à... 23 heures UTC !). Photo © Meteoclimatic Le samedi 27 février à 13h00 (toutes les heures suivantes de cet article sont en heure locale française, soit UTC + 1), la dépression qui remonte le long de la péninsule ibérique est au niveau du Nord du Portugal et elle est déjà creusée à 975 hPa. La vigilance rouge est alors diffusée par Météo-France sur quatre départements, dont ceux côtiers de la Vendée et la Charente-Maritime, de samedi 16h00 à dimanche 16h00. Cette vigilance pour vent violent évoque une <très forte tempête>, et précise en outre qu'il y a des risques de <débordements prévisibles de cours d'eau atlantiques> (nous y reviendrons).

La vigilance météorologique de Météo-France - voulue par les Pouvoirs publics - est la conséquence directe des deux tempêtes Lothar et Martin de décembre 1999, cataclysmes qui restent heureusement inégalés quant aux pertes humaines (92 morts) et aux dommages matériels. Du moins à l'échelle du pays car localement, les dégâts sont plus importants cette fois en certains points de Vendée et de Charente-Maritime (ou tout au moins d'une nature différente), à cause de la mer (on va y revenir). Pour mémoire, la première alerte rouge déclenchée par Météo-France depuis la création de la carte de vigilance en octobre 2001 était intervenue il y a treize mois, pour la tempête Klaus du 24 janvier 2009.

La vigilance rouge dès samedi 16h00. La vigilance rouge est diffusée pour < vent violent > par Météo-France sur quatre départements, dont ceux côtiers de la Vendée et la Charente-Maritime, de samedi 16h00 à dimanche 16h00. Elle évoque des crues mais le risque d'envahissement par la mer n'existe pas. Gageons que ce sera bientôt fait ! Photo © Météo-France La première alerte rouge relative au vent car il y en avait déjà eu concernant les inondations liées aux cours d'eau.

Si les risques d'inondations ont bien été évoqués par la vigilance rouge de Météo-France, comme nous l'avons souligné, la menace d'envahissement par la mer n'a pas été spécifiquement évoquée puisque ce risque n'est pas encore codifié. Cela va très vraisemblablement changer. C'était d'ailleurs en projet avant même cette tempête, notamment parce que la surcote avait déjà fait des ravages lors du passage de Johanna, le 10 mars 2008.

Ce jour là, il y a seulement deux ans (il est toujours étonnant comme certains peuvent avoir la mémoire courte), le coefficient de marée était de 106 au matin, avec une hauteur d'eau à la pleine mer de Saint-Malo de 12,80 mètres. Il fallait y ajouter une surcote due au soulèvement de la surface de la mer par l'effet combiné de la chute de la pression atmosphérique et d'un vent très fort. Cette surcote avait ainsi dépassé 1,20 mètre entre Saint-Malo et Chausey, soit une élévation de 14 mètres à marée haute. La houle formée au large sur un fetch considérable et le débit contraire des cours d'eau gonflés par les pluies expliquaient les dégâts occasionnés par les vagues qui touchaient la côte à une hauteur inusitée.

Sur toutes les faces exposées de notre littoral et dans les îles, mais surtout en Bretagne et en Normandie, les zones basses avaient été largement inondées et durement frappées : digues, enrochements, balises, autres infrastructures et même maisons et arbres avaient été plus ou moins sévèrement endommagés. Beaucoup de bateaux avaient aussi rompu leurs corps-morts ou leurs amarres.

La courbe de marée inverse de la courbe de pression : une coïncidence tragique. La courbe de marée à La Rochelle/Pallice montre la pleine mer à 04h25, avec une hauteur d'eau de 6,49 mètres (coefficient 102). À cette heure, la pression atmosphérique - courbe inverse - est encore très proche de son minimum qu'elle a atteint vers 02h00 alors que la mer était déjà très haute. Photo © Shom (SHOMAR) Cette fois, le dimanche 28 février 2010, le coefficient est de 102 pour la pleine mer du matin qui intervient à 04h25 à La Rochelle avec une hauteur d'eau de 6,49 mètres.

Or, dès 01h00, la pression atmosphérique réduite au niveau de la mer est de 975 hPa en Vendée et de 977 hPa à La Rochelle (à 03h00), tandis que le centre dépressionnaire (970 hPa puis 968 hPa) aborde la côte par Belle-Île, puis la baie de la Vilaine - comme l'avait bien prévu le modèle numérique de prévision Aladin (maille 0,1°) de la veille à midi - après avoir traversé du Sud-Ouest au Nord-Est le golfe de Gascogne et avant de franchir la Bretagne en son coeur, puis de déboucher en Manche deux heures plus tard, où Xynthia sera pleinement à 07h00.

Une courbure isobarique très marquée. Sur cette prévision issue du modèle Aladin de Météo-France (maille 0,1°), pour le dimanche 28 à 01h00 sur la base du réseau du 27 à 13h00, on voit bien ici la courbure très prononcée des isobares. Cependant, la rotation à terre s'est limitée à l'Ouest, la dépression allant vers le Nord-Est. Photo © Navimail/Météo-France (Olivier Chapuis/MaxSea) La courbe du baromètre enregistrée à Paris, en marge orientale de la trajectoire du centre dépressionnaire (la pression atmosphérique réduite au niveau de la mer n'y est pas descendue au-dessous de 976 hPa), donne une idée de la chute de pression : 30 hPa en 28 heures, de samedi 27 février à 00h00 (H-56 sur le diagramme) au dimanche 28 février à 06h00 (H-26 sur le diagramme), chute plus importante sur l'axe de la dépression.

Mais c'est surtout le gradient de pression qui est spectaculaire. Il génère un vent dont les rafales atteignent 160 km/h (plus de 86 noeuds) au phare des Baleines de l'île de Ré, un petit peu moins sur les côtes vendéennes et charentaises (mais près de 240 km/h en altitude, sur les sommets des Pyrénées où des remontées mécaniques ont été sérieusement endommagées et des voitures littéralement projetées par les rafales !). En 2009 avec Klaus et en 1999 avec Lothar et Martin, les rafales avaient atteint près de 200 km/h sur les côtes (108 noeuds). Cette fois, c'est la mer qui a été plus problématique que le vent.

La courbe du baromètre. La courbe du baromètre (H-56 = 27/00h00 et H-26 = 28/06h00) confirme la courbure isobarique de la carte précédente. Comme les quatre heures du pied de la courbe, calées sur 976 hPa (à Paris), correspondant à un < couloir isobarique > tel qu'on le voit sur cette même carte, avant la dite courbure. Photo © Olivier Chapuis (Barographe Mörer WIB2B) La relative compacité du centre dépressionnaire, la courbure prononcée des isobares et ce gradient de pression lié expliquent la brutale rotation du vent du Sud à l'Ouest en fin de nuit, juste après l'heure de la pleine mer déjà évoquée. Sur un site comme La Rochelle, c'est la configuration la pire et cela facilite l'entrée de la mer dans le vieux port et dans la ville. Car le problème majeur est celui de la concomitance de la pleine mer d'une marée à grand coefficient et de la surcote. À quelques heures près, cette tempête n'aurait pas eu les mêmes conséquences tragiques.

Une dépression relativement compacte. Comme le montre la carte des isobares et des fronts du dimanche 28 à 06h00 UTC (07h00 locale), la dépression longe déjà la côte française de la Manche en route pour le Nord de l'Europe. Le vent a déjà nettement faibli au Sud de la Loire mais il reste maximum au Nord de celle-ci, par exemple à Paris. Photo © Météo-France Du fait de la pression atmosphérique très basse (976 hPa environ à La Rochelle au début du phénomène), cette surcote a vraisemblablement dépassé 1,50 mètre (en Bretagne, la tempête d'octobre 1987 avait généré des surcotes jusqu'à 2,50 mètres) ce qui porte la hauteur à la pleine mer à près de 8 mètres... Sachant qu'avec un coefficient de 116 qui est le plus élevé de 2010 comme cela se produit ce mardi 2 mars à 05h43 à La Rochelle, la hauteur est de 6,71 mètres (rappelons que le coefficient maximal de vive-eau est 120 et qu'il correspond à la plus haute mer astronomiquement possible, hors phénomène atmosphérique exceptionnel).

Une mer totale avec des creux de 6 mètres ! Sur cette prévision issue du modèle Aladin de Météo-France (maille 0,1°), pour le dimanche 28 à 01h00 sur la base du réseau du 27 à 13h00, la mer totale n'est < que > à 5 mètres au large de Ré mais de l'autre côté de Rochebonne, elle atteindrait 10 mètres ! Photo © Navimail/Météo-France (Olivier Chapuis/MaxSea) Or, il faut ajouter à la surcote une mer totale qui monte à 5,90 mètres à 02h00 à la bouée océanographique 65002 - par 045° 12' N et 005° 00' W, soit à 170 milles dans l'Ouest-Sud-Ouest de La Rochelle sur des fonds de 4 500 mètres - mais qui atteint sans doute près de 10 mètres sur le plateau continental à l'Ouest du plateau de Rochebonne (la mer totale avait bien été modélisée par Aladin Vagues) et au moins 6 mètres à la côte. La surcote n'est pas seulement due à l'aspiration de l'eau par la dépression (la pression de l'air pesant moins sur l'eau). Elle est aussi aggravée lorsque le vent souffle du large et pousse vers la terre, ses baies et ses estuaires.

Les cours d'eau y sont par ailleurs gonflés des pluies qui ont d'autant plus de mal à s'évacuer que leur pente est contrariée par la montée de la mer. Avec le vent et l'effet de la mer totale (combinaison de la houle et de la mer du vent), la surcote porte ainsi la hauteur d'eau dynamique à beaucoup plus de 8 mètres à La Rochelle ! Et ailleurs bien évidemment, puisque ce calcul est extrapolable et qu'il doit ensuite prendre en compte l'hydrographie locale qui aggrave l'attaque des vagues, notamment en période de flot (marée montante), contre les digues qu'elles dépassent ou qu'elles brisent.

Car la configuration de la côte joue un rôle important dans ce qu'on appelle le bruit sur une onde de marée. Cela nous amène au dernier point qui est en réalité le plus important, celui de l'aménagement du littoral. S'il y a des dégâts ailleurs, jusqu'à la Loire incluse et des inondations en Bretagne (y compris sur la côte Nord) en passant par le port des Sables d'Olonne qui a souffert (cette liste est hélas loin d'être exhaustive), les zones les plus éprouvées sont les îles de Ré et d'Oléron, La Rochelle et ses environs (où la navigation de plaisance est très durement touchée alors que les entreprises souffraient déjà de la crise économique, nous y reviendrons dans d'autres articles de notre site et de notre magazine), dont l'anse de l'Aiguillon qui concentre 26 décès sur les 48 morts et 9 disparus recensés dans tout le pays.

La plaisance durement touchée. À La Rochelle, aux Sables d'Olonne et dans nombre de ports et de mouillages, la plaisance été durement touchée. On ne compte plus les bateaux projetés à terre, à l'instar de ce ponton monté sur le quai rochelais du Gabut. Une épreuve de plus pour les entreprises touchées par la crise économique. Photo © Pierrick Garenne (GPO) La grande digue de l'Aiguillon ayant cédé peu avant 03h00 le dimanche 28 au matin, l'eau envahit les communes avoisinantes et piège les gens dans leur sommeil en une quinzaine de minutes. On pourrait croire cette anse particulièrement protégée par l'île de Ré mais il n'en est rien. Le pertuis Breton constitue un entonnoir redoutable à l'hydrologie complexe dont l'anse fait déversoir pour les masses d'eau que ne peut absorber le goulet entre l'île et La Rochelle. Elle a depuis toujours fait partie de ces zones inondables. Dès le Moyen-Âge, on a tenté de stabiliser le trait de côte de cette région entre la Vendée et la Gironde, de fixer des dunes, de canaliser les eaux par des étiers pour assécher un polder ou irriguer un marais salant, le tout avec force pieux, digues ou écluses.

Le XVIIe siècle fut particulièrement actif en matière d'endiguements afin de gagner des prairies sur la mer et d'assécher des marais en polders, les réseaux de drainages étant très présents dans toute la zone. Pendant deux siècles, la terre et la mer ont vécu sinon en symbiose du moins en bonne intelligence. Lorsqu'une digue rompait et cela arrivait souvent, les terres étaient inondées mais les constructions l'étaient plus rarement car elles étaient peu nombreuses et occupaient les rares parties élevées.

L’anse de l’Aiguillon : une hydrographie complexe. En rompant en plusieurs points, la grande digue qui protège l'anse de l'Aiguillon à l'Ouest a laissé les eaux pénétrer brutalement au coeur de La Faute-sur-Mer et de L'Aiguillon-sur-Mer ou de Charron sur l'autre rive. Les gens ont été piégés dans leur maison en quinze minutes au coeur de la nuit. Photo © Shom Au XXe siècle, surtout après la Seconde guerre mondiale et tout particulièrement depuis 1970, ici comme ailleurs avec le développement touristique, les choses ont bien changé. Les maisons, les lotissements même, ont poussé dans des zones où l'on ne construisait pas jusqu'alors. La pression démographique sur notre littoral n'a jamais été aussi forte, avec 12 % des logements neufs en France, entre 1990 et 2003, concentrés sur les communes côtières du littoral qui ne représentent que 4 % du territoire national. De plus en plus de gens veulent vivre au bord de la mer...

En réponse aux problèmes que cela pose, Litto 3D, cartographie détaillée du littoral, est en cours de réalisation par le Service hydrographique et océanographique de la Marine (SHOM) et l'Institut géographique national (IGN) pour numériser parfaitement l'interface qu'est l'estran et pour connaître avec précision les zones inondables. Avec cet outil d'aide à la décision, les autorités devront alors définir celles que l'on veut défendre contre la mer, en y mettant le prix pour mieux entretenir les digues. Et celles auxquelles on renonce pour les habitations et que l'on décide d'évacuer en conséquence, afin d'y retrouver - à la manière de ce qu'on faisait autrefois et de ce que font encore parfois les Néerlandais - un système d'écluses laissant la mer entrer plutôt que de lutter en vain. Cela prendra du temps et ce sera douloureux.

Mais cette question d'aménagement du territoire est d'autant plus importante qu'avec le réchauffement climatique et la montée du niveau moyen des mers en résultant, cela va sans doute s'intensifier. En attendant, à courte échéance, il serait souhaitable de créer une vigilance rouge d'envahissement par la mer qui amènera les autorités à prévoir des plans d'évacuation d'urgence comme il y en a en préparation pour les tsunamis. Enfin, à très courte échéance, le flux dépressionnaire de Sud-Ouest se maintient sur la même trajectoire mais il est encore trop tôt pour savoir si une autre tempête menace.

Nous reviendrons sur Xynthia et ses conséquences dans le numéro d'avril de Voiles & Voiliers qui sera mis en vente le 19 mars.