Ça grimace, ça sue, ça grogne à la bouée, mais dans un genre rentré, plein de retenue. La SOF a cette année un rythme bizarre, sans coup d'Est, ni Mistral, ni thermique. Au gré d'une brise asthmatique et de risées au petit bonheur la chance. La chance ? © Guilain Grenier
Ça, c'est un regard qui dit :
L'épreuve 2.4 de la SOF est réservée aux handicapés, alors que sur les autres événements, les valides sont conviés. Les Scandinaves adorant cette coque gracieuse et vive, des dizaines de concurrents accourent... Alors, cette année encore, une pétition a circulé à Hyères pour ouvrir l'épreuve. © Guilain Grenier
Tombée de sang, dès l'arrivée franchie. Les 49er n'aiment rien moins que de garder leurs spis en haut pour rien ! © Guilain Grenier
Brise de terre, oscillante. Xavier Rohart, la main sur son palan, vise sa bouée tandis que son équipier, Pierre-Alexis Ponsot, contrôle leur approche de la layline. Quelques mètres encore... Le duo français emporte l'épreuve, alors que les Star ne s'étaient pas présentés à la SOF depuis... 2001. © Guilain Grenier
Appui de la coque, maîtrise de la gîte, changement de stick. Contrôle du bordé d'écoute, reprise de tension, remise à plat, coup de langue, apnée. Le virement du skiff est l'apanage des princes. © Guilain Grenier
Les 470 descendent, au rythme dansant des nuages joufflus, le long des collines des Maures. Les ombres glissent sur le plan d'eau, cachant parfois une risée, parfois un mauvais coup. Les manches de pétole se succèdent et les premiers sont ceux qui ont l'esprit clair et les nerfs solides. © Guilain Grenier
La barreuse, Camille Lecointre, passe sous la bôme, change le stick de main, appuie sur sa coque pour remettre le 470 à plat et ne quitte pas l'objectif des yeux. L'équipière, Mathilde Géron, se tapit sous la bôme, cambre sous le hâle-bas et reprend du foc très lentement, très fermement. © Guilain Grenier
Il adore ça, Guilain Grenier. Monter le boîtier étanche autour du grand angle, faire claquer les charnières, ajuster la bulle. Passer le bout autour de son poignet, plonger l'appareil dans l'eau, déclencher. Et rêver en bleu, la tête en dessous et les bateaux au dessus. Quel talent ! © Guilain Grenier
Quelques mètres à courir, encore, jusqu'à la ligne d'arrivée. L'équipier est debout, au spi. Le barreur a le stick, l'écoute en main et la gîte dans les jambes. Si le 49er au vent le couvre trop d'ici là, ça baignera. © Guilain Grenier
Jusqu'à passer en Finn, l'année dernière, Thomas Le Breton a toujours navigué en Laser. En gros, pendant 15 ans... Ça se voit encore, mais ça ne manque pas de charme. © Guilain Grenier
Du petit temps qui exige de pomper les 9,50 mètres carrés de la RS:X sans flancher ; une ligne favorable au viseur et pas de place pour tout le monde. Le type à droite, là, FRA 7, Alexandre Guyader, il va exploser tout le monde parce qu'il a un gros karma et un sacré vécu en planche. © Guilain Grenier
Quelque chose dans les plis emmêlés du spi trahit l'empannage bâclé. La ligne d'arrivée et là, devant eux. Peu de chance que la bulle rétablisse aussitôt : les mecs au vent vont les passer. © Guilain Grenier
Tandis que Iker Martinez et Xabi Fernandez - double médaillés olympiques en 49er et premiers au classement mondial - s'essayent à la Volvo Ocean Race, les frères Alonso ne perdent pas leur temps... Ils terminent 3e de la SOF. © Guilain Grenier
Ah, les Françaises lui ont laissé une paix royale ! Anna Tunnicliffe, championne olympique cet été, s'est adjugée la SOF sans souffrir. Pendant ce temps, Sarah Steyaert et Sophie de Turckheim tentent les concours de l'Education nationale et reviennent... Très bientôt. Gare à toi, miss America ! © Guilain Grenier
A peine plus que d'habitude, disons dix noeuds quand il n'y en a eu que huit jusqu'alors, et les équipiers des 49er montent au trap', tendant les câbles et les lignes du skiff. Bouée au vent, trois empannages et la flotte se joue des bouffes chaudes qui descendent de terre. Parfait. © Guilain Grenier
A 60 ans, le Finn attire toujours de nouveaux talents... Après le règne insolent de l'Anglais Ben Ainslie, les nationalités de l'Est poussent très fort : c'est un nouveau genre de bataille navale qui s'annonce. © Guilain Grenier
L'Israélien Shahar Zubari a gagné cinq manches sur neuf. Julien Bontemps a terminé quatre fois second et écrasé la Medal race ventée. Les deux planchistes ont ainsi dominé la SOF, reléguant le troisième à plus de dix points. © Guilain Grenier
Ligne courte, niveau dense, la flotte Or des 470 hommes s'aligne au cordeau pour un départ pétoleux... On pourrait croire que les concurrents milieu de paquet n'ont qu'une étrave de retard, on se tromperait lourdement : ils ne passeront pas dans les 10 au vent. © Guilain Grenier
S'ils (ne) se classent finalement (que) 9e, Axel Silvy et Ulysse Hoffman ont impressionné par leur fraicheur, leur talent et leur perspicacité. Julien Dortoli et Noé Delpech, leurs compagnons du Collectif Jeunes, finissent 8e... Le 49er français a indéniablement quelques belles années devant lui ! © Guilain Grenier



















