La photo à la hune par Yvan Zedda /AleaA/Charal

Mise à l’eau de l’Imoca Charal
Le «taureau» vous salue bien
le «taureau» vous salue bien

Après douze mois de construction aux chantiers CDK Technologies de La Forêt-Fouesnant (Finistère), l’Imoca Charal, premier 60 pieds de la nouvelle génération Vendée Globe sur plans VPLP, a été mis à l’eau mardi 21 août en présence de son futur skipper, plus que ravi, Jérémie Beyou.
«Douze mois de chantier, ça peut paraître long. Mais quand tout se passe bien et que l’équipe tourne à 100 %, ça passe très vite, croyez-moi. On a respecté le timing. C’est un premier pari réussi pour toute l’équipe» nous a expliqué Jérémie Beyou tandis que son IMOCA à foils touchait pour la première fois l’eau dans le bassin de La Forêt-Fouesnant.
Arborant sur sa coque un fier taureau noir sur fond argenté, emblème de son sponsor, ce 60 pieds devrait recevoir sa quille mercredi 22 août avant d’être convoyé vers Lorient, son futur port d’attache, où il subira dès vendredi 24 août différents tests de résistance et de chavirage.
«Je le trouve beau sur l’eau, mon IMOCA. Il est bien dans ses lignes dès le départ, c’est un bon présage. Et ce taureau sur la coque, je le trouve pas mal. Pas vous ? Et tant pis si le “taureau“ doit devenir mon surnom dans l’univers de la course au large. Ça me pend au bout du nez. Ce n’est pas pire qu’un autre surnom, d’ailleurs !» précise, rieur, le triple vainqueur de la Solitaire du Figaro qui prendra le départ de la Route du Rhum avec son nouveau bateau le 4 novembre prochain. Egalement dans sa ligne de mire : le prochain Vendée Globe dont il avait terminé la précédente édition en troisième position.
Représentant désormais la nouvelle génération des futurs Vendée Globe, Charal est le premier IMOCA à avoir été entièrement «pensé et conçu pour qu’il tire un bénéfice maximum de ses foils» Indique Jérémie Beyou. «Nous sommes donc partis d’une feuille blanche en sachant que les efforts imposés aux structures et aux voiles seraient différents. Pour réussir ce bateau exceptionnel, il fallait faire jouer la même partition à tous les experts. La coque, les foils et les voiles : tout devait être en cohérence, en harmonie.»