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Appli iPhone, iPad et Android – Le balisage maritime de Voiles et Voiliers

De l'importance du balisage

  • Publié le : 08/01/2015 - 00:01

Dommage !Et non ! En région A, on ne laisse pas une balise à voyant cylindrique à tribord en entrant au port. La marée montante viendra cette fois régler cette méconnaissance du balisage.Photo @ Jean-Louis Guéry

Le balisage maritime de Voiles et VoiliersLe nouveau logo de l'application de Voiles et Voiliers à télécharger sur votre smartphone ou votre tablette. L'application est utilisable en mer sans connexion Internet.Photo @ Voiles et Voiliers Le balisage maritime est un volet essentiel de la navigation. On ne le dira jamais assez, la parfaite connaissance des balises et de leurs significations est une des conditions de la sécurité en mer.

En croisière côtière, de jour comme de nuit, il n’est pas un mille parcouru sans que l’on n’ait besoin d’identifier une marque de balisage… Savez-vous qu'en France, le dispositif de signalisation des côtes compte environ 6 400 aides à la navigation – que dans le jargon du Service des Phares et Balises, on nomme ESM (établissements de signalisation maritime) ? Ce parc se décompose en 3 300 aides visuelles actives (phares, tourelles et bouées éclairées) et 3 100 marques de balisage passives. Chacune d'elles joue un rôle bien précis pour sécuriser nos côtes. Lorsqu'on embouque un chenal, le balisage permet de suivre à coup sûr la bonne route pour rejoindre le port. Dans les endroits délicats, il permet de savoir où se trouvent les hauts-fonds, les bancs de sable et les têtes de roche qu'il faut éviter.

 

SudCônes noirs pointes en bas : le barreur devait connaître son balisage par cœur pour passer aussi près de cette cardinale Sud.Photo @ Jean-Louis Guéry Vers des balises de second rang
Mais à l’heure du GPS et des nouveaux moyens de positionnement, on peut se demander si le balisage traditionnel n’est pas voué à un inéluctable déclin. Certains gestionnaires le souhaitent effectivement. L'actualité récente (voir l'article d'Olivier Chapuis dans le dernier numéro de Voiles et Voiliers) a révélé un plan triennal émanant de la direction des Affaires Maritimes qui déclassera certaines marques de balisage en ANC (aides à la navigation de complément). Des balises de second rang dont l'utilité n'aura soi disant plus un caractère indispensable pour la sécurité. Leur entretien sera confié aux collectivités locales qui, faute de moyens, envisageront tôt ou tard leur suppression. À terme, ne faut-il pas craindre que seuls les grands ports marchands bénéficieront encore d'un balisage rigoureux ? Que des sites comme ceux de Chausey, Bréhat, les Sept Îles, Les Glénan ou les Lavezzi – pour n'en citer que quelques-uns – n'auront plus aucun repère visuel pour aider les navigateurs à sillonner leurs passes et atteindre leurs mouillages ?

Il n’est pas sûr que les navigateurs et notamment les plaisanciers apprécient ces perspectives. Car ce serait oublier que le balisage n’est pas seulement une aide au positionnement ; il est aussi, et surtout, un élément essentiel de la sécurité. Faut-il enfin rappeler que tous les navigateurs ne sont pas égaux en matière d’équipements électroniques ? En cela, le balisage traditionnel est parfaitement démocratique ! Tout simplement parce qu’il est rigoureusement le même, que vous soyez sur un super yacht de 25 mètres ou sur un vénérable Muscadet de 40 ans d’âge.

ExposéL'application comporte des exposés thématiques sur les couleurs, les voyants et les feux de chaque type de balise. Des quiz, challenges et QCM permettent de contrôler ses connaissances et de s'entrainer.Photo @ Voiles et Voiliers Mais que l'on se rassure, le balisage maritime, même amputé, a encore de beaux jours et tous les navigateurs doivent se soucier d'en connaître les règles et la signification. Il est vrai que pour les plaisanciers qui ne naviguent que quelques semaines par an, la difficulté est de mémoriser tous les voyants, toutes les couleurs et toutes les règles qui régissent le balisage des dangers et des chenaux.

 

Apprendre avec application
C'est pour répondre à cette difficulté que Voiles et Voiliers et la société Teach on Mars viennent de concevoir une application pour tablettes et smartphones permettant aux plaisanciers d’apprendre facilement à reconnaître les différentes marques de balisage.

Abondamment illustrée de dessins et photos, interactive grâce à une série de tests de connaissances, cette application est la première à proposer un apprentissage rapide et ludique. Elle comporte un parcours personnalisé défini à la suite d’un test de connaissances permettant d’aller à l’essentiel pour apprendre ou se perfectionner.

 

SimulationAvec près de 200 photos et dessins, l'application place l'utilisateur au plus près de la réalité du balisage maritime. Et pour répondre aux exigences d'une vraie navigation, l’un des chapitres traite du balisage et de la carte marine avec une simulation d'une véritable navigation à l'approche des côtes.Photo @ Voiles et Voiliers Au sommaire :
> Introduction au balisage

> Les types de marques
> Le balisage des chenaux
> Le balisage des dangers
> Les marques spéciales
> Le balisage et la carte maritime.

Cette application renferme également une boîte à outils appelée «Le baliseur» qui permet d’identifier à coup sûr la balise que l’on aperçoit dans le cap. 

 

En clair, après vous être entraîné tout l'hiver, il n'est pas impossible que le rouge et le noir évoque davantage une balise de danger isolé qu'un roman de Stendhal, que votre joli pull jaune à col noir vous fasse penser à une cardinale Nord. Et même si vous vous surprenez à ranger dans le frigo les tomates à bâbord et les poireaux à tribord, pas d'affolement ! Vous êtes simplement sur la bonne route pour aborder vos prochaines navigations avec sérénité.

Rendez-vous sur l'App Store ou Google Play pour télécharger (2,99 €) notre toute nouvelle application : Le balisage maritime de Voiles et Voiliers.