En mer, deux heures du matin. Vous sortez sur le pont prendre votre quart. Rien à signaler ? Si, cette lueur blanche à bâbord, visible depuis plus d'une demi-heure. Voilier, cargo, chalutier ? Ou bien bateau pilote, hydravion, aéroglisseur ? Les feux des navires sont un des casse-têtes nocturnes des plaisanciers. A l'heure des croisières estivales, en voici un petit récapitulatif.
Note :
Question de sécurité : pour anticiper ce qui pourrait arriver ou ce que vous devriez avoir à faire, reconnaître les feux des navires est très utile !
Photo © Gilles Martin-Raget
Un point, tout d'abord, du côté de la législation. En mer, du coucher du soleil au lever du jour, toute embarcation doit montrer les feux correspondants à sa catégorie. Même règle en cas de visibilité réduite. Ces signaux permettent non seulement d'être identifié, mais aussi d'identifier le navire que l'on croise. Chacun adapte ensuite son comportement en fonction de sa manoeuvrabilité.
Importante, cette classification ? Absolument ! Il suffit d'écouter Olivier Hiver, responsable technique à la capitainerie de Port Haliguen, dans le Morbihan. Il nous raconte une anecdote datant des débuts du Vendée Globe : <Nous avions installé des flashlights, en tête de mât des 60 pieds Open, qui envoyaient un flash toutes les secondes. En solitaire, les mecs ne pouvaient pas manoeuvrer pendant leur sommeil et ces lampes étaient supposées attirer l'attention de n'importe quel bateau sur l'eau... Tu parles d'attirer l'attention ! Tous les bateaux de pêche sont venus vérifier que rien de grave ne s'était produit ; un cargo s'est même approché ! Nous avons dû retirer ces lampes car elles étaient plus dangereuses qu'autre chose !>
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Définitions des feux |
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Feu de tête de mât : feu blanc placé dans l'axe du navire, au dessus des autres feux et visible sur l'avant sur 225°. |
Pour ne plus se faire surprendre et reconnaître ces lueurs, des jumelles de bonne qualité et un pense-bête - code Vagnon ou autre document de référence - sont nécessaires.
En mer, on rencontre le plus souvent les feux des navires faisant route au moteur. Ils arborent feu de mât, feux de côté et feu de poupe.
Ensuite, en cas d'avarie ou de problème grave à bord, les navires non maîtres de leur manoeuvre allument deux feux rouges superposés visibles sur tout l'horizon.
Le long des côtes, parmi la batterie de feux existants, ceux des bateaux de pêche sont légion. Plus fréquents, ils sont plus compliqués à reconnaître, car ils manoeuvrent beaucoup et allument des feux différents à chaque nouvelle manipulation.
Heureusement, bien identifier les feux peut aussi prendre, le temps d'un quart, la forme d'un jeu. Olivier Hiver l'affirme : <Ça peut être un plaisir et c'est comme ça qu'on apprend !>
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Petit précis pour reconnaître quelques feux |
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Vos commentaires
Bel effort de synthèse. Mais que de cas particuliers! Sans parler des législations nationales hétérogènes! Présenter ça comme un jeu est une bonne idée. je tire le premier: - j'ai uniquement un feu de mât vert-rouge-blanc, que je sois à voile ou au moteur. Je m'efforce de naviguer à plus de 7 nds. Qui suis-je?
Au hasard... un Youkou-Lili ? Amicalement, Hervé, Voiles & Voiliers