Note :
Ça y est, ça se gâte et il faut se mettre à l'eau avec le radeau... Mieux vaut partir avec le minimum vital, dans un sac de survie.
Photo © Gilles Martin-Raget
En cas d'avarie grave - voie d'eau ou incendie -, pas le temps de réfléchir. C'est à cet instant que le sac de survie se révèle utile, car dans l'urgence et la panique, l'équipage ne peut que se saisir du minimum.
Un minimum vital, et pourtant facultatif
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Trois catégories de navigation |
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Depuis 2008, la réglementation sur la sécurité des navires de plaisance a changé. Ce ne sont plus deux zones de navigation qui sont définies, mais trois. Catégories "basique" (moins de deux milles d'un abri), "côtière" (de deux à six milles) ou "hauturière" (plus de six milles) : pour chacune d'elles, le matériel de sécurité obligatoire diffère. Plus l'on s'éloigne de la côte, plus il est conséquent. Au-delà de six milles des côtes, un radeau de survie est par exemple exigé. Mais quel que soit l'éloignement, la constitution d'un sac de survie n'est jamais exigée. |
Puisque non réglementé, son contenu est le plus souvent laissé à l'initiative du responsable de bord ; certains accastilleurs et fabricants de radeaux de survie en proposent aussi à la vente, tout faits.
Loc'Haliguen : <Ce sac, c'est du bon sens. On y met ce qu'on veut ! Par exemple, une personne diabétique devra y mettre ses médicaments.> Comprendre que de ce sac peut dépendre la survie des naufragés et qu'il est d'autant plus pertinent de le remplir avec intelligence.
Choisir tout d'abord un sac étanche, flottant, de couleur vive et muni d'un bout et d'un mousqueton. À bord, le placer à portée de main, de manière à s'en saisir facilement en cas de problème. Que vous l'achetiez ou le prépariez vous-même, voici une liste non exhaustive de ses composants les plus importants.
Un aperçu du contenu partiel du sac de survie, de gauche à droite et de haut en bas : VHF portable, flash light, trousse de secours, feux à main et couverture de survie.
Photo © Agathe Armand
Documents et papiers
Les documents du voilier (titre de navigation et acte de francisation) et les pièces d'identité de l'équipage doivent être placés dans une pochette étanche à l'intérieur du sac. Si possible, on y ajoutera le journal de bord au moment du naufrage.
Matériel de signalisation
Si radeau de survie il y a, il est déjà fourni en matériel de signalisation. Mais une flash light*, des feux à mains, un miroir de signalisation, une lampe torche étanche et un sifflet sont toutefois utiles. Il faut s'assurer du bon fonctionnement de l'ensemble avant le départ et ne pas oublier les piles !
Matériel de communication et de navigation
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Le matériel de survie d'Erwan Tabarly, coureur en solitaire, expliqué par son préparateur, Augustin Vieillard Baron |
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<À bord du Figaro et en plus du matériel obligatoire, Erwan a emmené du matos dans les poches de son gilet de sauvetage. On y trouve une flash light* pour être repéré de nuit, de la fluorescéine** pour être repéré de jour, un bâtonnet fluorescent qui émet une lueur pendant 20 heures après qu'on l'a cassé et, grande nouveauté, une balise personnelle. C'est une mini balise Argos de la taille d'un téléphone portable, à laquelle est attribué un numéro. Une fois déclenchée, elle envoie un message et une position à intervalle régulier. L'idée, c'est que dans une situation de merde - s'il tombe à l'eau ou autre -, tout est déjà dans son gilet ! C'est facultatif, mais c'est un choix qu'il a fait de par son expérience. Sur la Solitaire du Figaro qu'il court, 60 à 70% des skippers ont embarqué la même chose.> |
... Attention, cette liste est loin d'être terminée ! Ce sac relève du domaine de la sécurité et par conséquent mérite une certaine préparation. Une fois complété, il faudra le vérifier régulièrement et s'assurer du bon fonctionnement du matériel. Jouer au "MacGyver" en herbe, non... S'assurer de sa sécurité, oui !
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* Flash light : lampe portable émettant un éclair à intervalle régulier.
** Fluorescéine : substance chimique fluorescente au contact de l'eau et à la lumière du jour.
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23/08/2009 - 08:30
La nuit, tous les feux ne sont pas gris !
En mer, deux heures du matin. Vous sortez sur le pont prendre votre quart. Rien à signaler ? Si, cette lueur blanche à bâbord, visible depuis plus d'une demi-heure. Voilier, cargo, chalutier ? Ou bien bateau pilote, hydravion, aéroglisseur ? Les feux des navires sont un des casse-têtes nocturnes des plaisanciers. A l'heure des croisières estivales, en voici un petit récapitulatif.
09/08/2009 - 08:00
Tu percutes ?
Petit coup de stress sur la croisière, il va falloir que vous demandiez assistance et vous fassiez repérer par les secours. Sur le pont, le contenu de votre équipement hauturier de sécurité : feux à mains, fusées et fumigènes qui ne demandent qu'à être percutés... Y'a plus qu'à briller !
10/12/2008 - 19:19
Plastimo : un feu à retournement à LED
Sur le stand Plastimo, un feu flottant clignotant à LED original présentant l'avantage d'un faible encombrement et d'une consommation réduite.
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05/08/2008 - 13:58
10 lampes de détresse
Si le gilet reste le meilleur équipement de sécurité pour l'homme à la mer, avoir sur soi une lampe de détresse semble primordial. Intégrant désormais la liste du matériel de sécurité de la nouvelle réglementation, les n'ont pas toutes les mêmes atouts. Et méritaient donc un comparatif.
Vos commentaires
On peut jeter un œil au règlement de la classe mini: http://www.classemini.com/?mode=reglement-classe-mini Je pense qu'après quelques jours passés dans le radeau de survie, on ne doit pas regretter avoir préparé un bidon d'eau potable supplémentaire.
Bonjour Jean-Michel, Pour n'y avoir passé que 24 heures, je confirme... Froid, manque de place, confinement, mouvements de l'engin : on n'est pas du tout préparé à ça ! Amicalement, Hervé, Voiles & Voiliers