Actualité à la Hune

470 – Frisson olympique

F 12445, bateau au destin incroyable (2)

Nous avons laissé le F 12445 - le désormais mythique 470 de Thierry Péponnet et Luc Pillot, champion olympique en 88 à Séoul - en fin de restauration et déjà équipé de son jeu de voiles Elvström d'origine (cf. notre Info la hune précédente), mais pour l'heure encore sans gréement. Et le voilà maintenant presque prêt à (re)naviguer ! Le vieux dériveur bleu roy poursuit ainsi sa cure de jouvence et autre remise en beauté. Et là, surprise...

  • Note :

    1 votes
  • 0 commentaire(s)
  • 2739 consultation(s)
  • Publié le : 11/08/2010 - 00:20

Autre temps ! Auréolés de leur médaille d'or, Péponnet et Pillot faisaient l'ouverture du sujet JO du Voiles et Voiliers n°213 de novembre 88. Lunettes de soleil, néoprène fluo, gants, poignée de trapèze et gilet de poids pour l'équipier datent indéniablement le cliché, mais la technique n'a pas vieilli, elle ! Photo © François Salle (Voiles et Voiliers) Bien qu'il soit encore loin d'être terminé, le F 12445 s'offre une petite sortie à Saint-Quentin en Yvelines, en septembre 2009, à l'occasion de la première édition du Trophée des légendes du 470 qui accueille toutes les anciennes gloires du dériveur olympique. Pour les membres du CN Ablon, c'est l'opportunité rêvée de montrer le boulot déjà effectué sur ce dériveur de légende (Voir notre Info à la hune relatant l'épisode précédent ici)... et de pouvoir glaner quelques conseils et surtout récupérer du matos !

F 12445, avant... L'état du tableau arrière avant restauration ne fait pas vraiment envie... Photo © D.R. (Nicolas Guichet / CN Ablon) La coque revenue de Paris Voile part cette fois en finition au chantier Impact Composit de Jean-Patrice Genevois, un spécialiste du Vent d'Ouest. Il faut refaire le barreau arrière, renforcer le puits de dérive et l'étambrai... Puis peindre le fond antidérapant, reprendre les couleurs sur le pont et les caissons...
Mais maintenant que le 470 s'est refait une beauté, il manque toujours le mât !

Nicolas Guichet se met à la recherche de l'espar - un Proctor Epsilon ! Il le dégote enfin chez l'équipementier de voile légère Nénuphar (www.nenuphar.com). Vraiment sympa, Sylvain Weiler lui donne un mât nickel... qui selon lui a appartenu à Daniel Péponnet. Ancien de l'équipe de France olympique, Daniel, aujourd'hui chirurgien dentiste de profession, a été notamment vice-champion d'Europe de 470 à Helsinki en 1980, avec... son jeune frère Thierry, alors équipier. Simple comme un coup de fil !

Tableau d'orfèvre Le tableau arrière qui avait beaucoup souffert est désormais comme neuf... Reste à mettre les trappes de visite et aussi trouver un safran JPH d'époque ! Photo © D.R. (Nicolas Guichet / CN Ablon) Désormais, il lui faut mettre la main sur les appendices. Et ce n'est pas une sinécure ! Didier Bernard - encore un ancien de l'équipe de France de voile en 470 et FD -, aujourd'hui entraîneur des 470 au Pôle France de la Rochelle - lui trouve une dérive JPH, offerte par son concepteur Jean-Pierre Hutten. Aujourd'hui, il manque toujours un safran, du moins sa lame - une JPH millésime 1988 ou approchant. Avis aux amateurs !

Comme neuf ! Après un gros travail de finition chez Impact Composit, le 470 champion olympique de Séoul (88) est comme neuf. Notez la pantoire en alu non encore installée... Photo © D.R. (Nicolas Guichet / CN Ablon) Au tour de l'accastillage !
Pour ce qui est des bouts et drisses d'origine, ils vont être remplacés petit à petit, mais en conservant leur couleur originelle.

Avis de recherche !

Il manque encore une lame de safran JPH et un spi Ullman Sails d'époque, plus une remorque de route, afin de permettre au F 12445 d'aller de plan d'eau en plan d'eau, aux quatre coins du pays.

Contactez Nicolas Guichet ici.


L'une des caractéristiques du 12445 reste cette pantoire de grand-voile en alu à ressort, à l'arrière du puits de dérive. Démontée, bricolée, elle semble compliquée à remettre en place. Les photos n'y suffisent pas.
Interrogés, Thierry Péponnet et Luc Pillot ont également du mal à se souvenir... En revanche, sûr que le jour où ils retrouvent leur ancien bateau, ni une ni deux, ils remettront le système en place !

Dans le taud Bientôt prêt à renaviguer, le F 12445 tirera ses nouveaux premiers bords à la fin de l'été... Photo © D.R. (Nicolas Guichet / CN Ablon) Tandis que ce 470 de légende est bientôt prêt, Nicolas Guichet décide de faire une demande officielle, afin de classer le 12445 comme bateau du patrimoine. L'avantage, c'est que ce label permet de défiscaliser un bateau célèbre en l'exonérant des droits de francisation et de navigation. En l'espèce, il ne s'applique pas à un dériveur, mais <C'est un plus tant pour la portée symbolique que pour l'aspect financier. Raison pour laquelle nous avons déposé un dossier>, explique Nicolas.

En juin dernier, la commission présidée par Gérard d'Aboville (www.patrimoine-maritime-fluvial.org) a donc accordé au 470 le statut de bateau d'intérêt patrimonial. Il est non seulement le bateau le plus récent à intégrer le patrimoine, mais le seul dériveur léger et, outre Pen Duick, le second à avoir une coque en <plastique>.

F 12445 rentré au patrimoine Qui eut cru qu'un dériveur léger en polyester puisse obtenir le label de bateau d'intérêt patrimonial ? C'est désormais chose faite ! Photo © D.R. (CNA) À l'annonce de ce classement, Thierry Péponnet est à la fois surpris et ravi. Son message adressé à Nicolas Guichet est sans ambiguïté. <Cher Nicolas, alors là, bravo ! Jamais je n'aurais imaginé une chose pareille... Je te félicite pour t'être pris de passion pour ce bateau au point d'en obtenir ce label patrimonial. Je te promets que je viendrai faire un tour à bord, en tant qu'ancien principal intéressé. Et avec Luc, si on arrive à se synchroniser, ce sera encore mieux... >

Splendide, non ?! Splendide, non ?! Seules les deux bailles à spi n'ont pas encore été restaurées... et ça se voit. Photo © D.R. (Nicolas Guichet / CN Ablon) Ça tombe bien ! Car Voiles et Voiliers, qui suit l'affaire depuis le premier jour, prépare pour bientôt une rencontre au sommet entre trois générations de 470 et autant de champions...
D'ici là, Nicolas Guichet et ses copains du CN Ablon n'ont qu'une envie : celle de partager leur passion ! Et que ce bateau puisse naviguer et régater ! Pour eux, hors de question de le mettre au musée...
Bref, ils vous transmettent cette invitation. Amoureux du 470, adhérents de l'AS 470 (www.470.fr), si vous rêvez de disputer un Master, un championnat, ou tout simplement de vous offrir un petit frisson olympique sur ce <quat sept> mythique, contactez le Club Nautique d'Ablon : cn.ablon@free.

A suivre !

...........
Relisez le début de l'aventure du 470 F 12445 dans le premier article de Didier Ravon, ici.

Ajoutez votre commentaire

Connectez-vous pour publier un commentaire.

Vous êtes abonné(e) ou vous avez déjà posté un commentaire identifiez-vous :

Mot de passe oublié ?

Pas encore inscrit ? Créez votre pass voilesetvoiliers.com
(indispensable pour poster un commentaire, faire un achat dans la boutique, déposer une annonce...)