Quatre années de sprint, quatre années de galère pour une préparation olympique que personne ne voudrait pour tout l'or du monde... Ah ! Si ! L'or, justement ! L'or de la médaille qu'ils veulent tous ! Dans la
Note :


1. Vincent Garos, 26 ans.
2. Pierre Leboucher, 28 ans.
3. Mathilde Géron, 23 ans.
4. Xavier Rohart, 40 ans.
5. Nicolas Charbonnier, 27 ans.
6. Jonathan Lobert, 24 ans.
7. Ingrid Petitjean, 28 ans.
8. Nadège Douroux, 27 ans.
9. Emmanuel Dyen, 28 ans.
10. Félix Pruvot, 29 ans.
11. Camille Lecointre, 24 ans.
12. Stéphane Christidis, 27 ans.
13. Morgan Lagravière, 21 ans.
14. Pauline Perrin, 29 ans.
15. Yann Rocherieux, 26 ans.
16. Jean-Baptiste Bernaz, 21 ans.
17. Julien Bontemps, 29 ans.
18. Charline Picon, 24 ans.
19. Baptiste Meyer Dieu, 34 ans.
20. Samuel Launay, 27 ans.
21. Thomas Le Breton, 27 ans.
22. Nicolas Le Gal, 27 ans.
23. Pierre-Alexis Ponsot, 33 ans.
24. Sophie de Turckheim, 27 ans.
ABS. Sarah Steyaert, 22 ans.
RS:X
Charline Picon (18), licenciée à la Palmyr AV.
23e au classement mondial.
La <fille spirituelle> de Faustine Merret - sans que ce soit négatif - a longtemps talonnée la championne olympique, classée au 3e rang mondial qu'elle était avant de se blesser, peu de temps après son titre de vice-championne d'Europe, en 2008. Régulièrement dans les dix à l'international, la Trembladaise se pose comme l'un des grands favoris du défi pour Londres. Retrouvez Charline Picon sur son blog, ici.
Pauline Perrin (14), licenciée au CV Mayenne.
14e au classement mondial.
5e du dernier championnat d'Europe et 10e du championnat du monde 2008, Perrin enchaîne aujourd'hui sa troisième préparation olympique. Retrouvez Pauline Perrin sur son blog, ici.
Julien Bontemps (17), licencié à l'ASPTT Nantes.
1e du classement mondial, suite à sa médaille d'argent obtenue aux Jeux de Pékin, son titre de vice-champion d'Europe 2008 et sa place de 2e à la SOF.
Le Nantais peut en outre se vanter - quoique ce ne soit pas son genre - d'un palmarès énorme. Bontemps est un planchiste au talent précoce : en 1999, il est déjà vice-champion du monde jeune... Seul anicroche dans toute sa carrière, l'enchaînement misérable qui se joue en 2004 : alors qu'il est champion du monde en titre, Bontemps passe à côté des Jeux d'Athènes où il termine 9e. Le choc a le mérite de le relancer dans sa troisième préparation olympique. En 2008, confiance en soi gonflée à bloc, il monte sur la seconde marche du podium olympique. Pour 2012, il repart plus motivé et féroce que jamais.
Samuel Launay (20), licencié à l'A. Calédonienne P.A.V.
36e au classement mondial alors que peu de résultats sont pour lui comptabilisés, en dehors de ses places de 8e au dernier championnat du monde et 10e au dernier championnat d'Europe.
Le Calédonien entame sa troisième préparation olympique.
Nicolas Le Gal (22), licencié à la BN Grand-Île.
23e du classement mondial.
10e au denier championnat du monde, ainsi qu'en 2006, Le Gal a quelques résultats en dents de scie mais n'en navigue pas moins parmi les meilleurs mondiaux. Retrouvez Nicolas Le Gal sur son blog, ici.
Laser Radial
Sarah Steyaert était absente, fin avril, lors de la présentation officielle de l'Equipe de France.
Photo © Gareth Cooke (DPPI)
Sarah Steyaert (ABS de la photo officielle, portrait ci contre), licenciée au CVC.
6e au classement mondial.
Sous ses faux airs de gentille blondinette, la championne du monde en titre et 5e au Jeux de Pékin a vite appris à gagner. Brillante techniquement et tactiquement, Steyaert est en progression constante depuis 2001 où elle fait ses classes en Europe. Alors qu'après les Jeux elle prend une année sabbatique pour passer les concours d'entrer à l'IUFM, la Châtelailloinnaise devrait atteindre son apogée dans les prochains mois.
Sophie de Turckheim (24), licenciée au YC Antibes.
21e au classement mondial, grâce à sa place de 11e au dernier championnat du monde et son titre de vice-championne d'Europe en 2008.
L'Antiboise, formée au Laser Radial dans ses jeunes années - elle glanera de nombreux titres alors que le support n'est pas encore olympique -, s'est décidée pour l'olympisme début 2000. Après une courte expérience d'équipière de 470, aux côtés de Sarah Frickey, elle passe en Europe et prépare les Jeux d'Athènes. En 2004, elle termine 10e du championnat du monde, à Cagliari. Quelques mois plus tard, le changement de support olympique la propulse comme l'un des plus sûrs favoris de la série. Dès 2005, de Turckheim signe un titre de vice-championne du monde avant d'être recollée par la hiérarchie mondiale. En 2008, blessée lors des dernières manches du championnat du monde, elle perd la sélection olympique contre Sarah Steyaert. Après une pause de quelques mois, nécessaire dans son cursus universitaire, elle reviendra à la compétition d'ici quelques semaines. Retrouvez Sophie de Turckheim sur son blog, ici.
Laser
Jean-Baptiste Bernaz (16), licencié au COYC Hyérois.
14e au classement mondial, après une place de 8e au Jeux de Pékin et un titre de champion d'Europe en 2007.
Bernaz, gabarit grand et léger, s'est formé au Laser depuis ses 14 ans, écrasant les régates de petit temps de son talent - tactique et technique - avant de s'étoffer et de s'imposer dans des conditions plus musclées. En 2007, il explose brutalement à l'international et prend sa sélection olympique presque comme un voleur ! Début 2009, alors qu'il travaille ses qualités à coup de match-race et de régates en Star, il se blesse lors d'une séance de préparation physique. Son retour dans le circuit international est alors reporté de quelques semaines, sans que Bernaz soit menacé. Devant lui se profilent les années de sa maturité. Retrouvez Jean-Baptiste Bernaz sur son site, ici.
Félix Pruvot (10), licencié au CNF Cornouailles.
120e au classement mondial.
Formé au Laser dès sa sortie de l'Optimist, Pruvot n'a pas tardé à occuper les meilleures places dans la hiérarchie française alors qu'il entame sa première préparation olympique pour Athènes. Sélectionné pour l'épreuve - il terminera 15e après avoir remporté la dernière manche des Jeux avec panache -, il enchaîne sur une seconde préparation et s'exprime avec d'autant plus d'aisance au niveau international. En 2006, après une série de beaux résultats, il accède au 6e rang mondial. Légitimement devenu le favori français, il se laisse peu à peu déborder, d'abord par Thomas Le Breton, finalement par Jean-Baptiste Bernaz qui lui arrache la sélection. Après avoir quelques mois déclaré se mettre en retraite, Pruvot revient en Equipe de France aux côtés de Bernaz.
Finn
Jonathan Lobert (6), licencié au SNO Nantes.
23e au classement mondial.
Hyper doué du solitaire, de l'Optimist au Laser en passant par l'Europe où il aligne autant de podiums, Lobert se retrouve en Finn, une série de régatiers matures, alors qu'il n'a qu'une vingtaine d'années... Pour cause, son incroyable gabarit d'athlète : 1,95 m pour 95 kg. En pleine progression, il termine l'année dernière 16e de la Semaine olympique hollandaise et 19e de la SOF, fin avril de cette année. Retrouvez Jonathan Lobert sur son site, ici.
Thomas Le Breton (21), licencié à la SR Brest.
106e au classement mondial.
Après dix ans de Laser et deux préparations olympiques - sa place de second aux Jeux de la voile, en 2006, constitue son apogée. En 2008, Le Breton termine second des sélections en Laser, puis passe en Finn pour préparer les Jeux de Londres.

470
Camille Lecointre (11) & Mathilde Géron (3), licenciées à la SR Brest et au CN Plérin.
18e au classement mondial, alors que l'équipage hérite des résultats obtenus par Lecointre, les saisons précédentes, aux côtés de Gwendolyn Lemaître.
Dès 2005, ces deux Bretonnes, pertinentes et habiles dans toutes les conditions, réalisent une superbe percée dans le classement mondial, menaçant à l'occasion Petitjean et Douroux. 9e du championnat du monde 2007, à Cascais, leur équipage est même désigné comme remplaçant aux Jeux de Pékin, jusqu'à ce que Lemaître soit réquisitionnée auprès de Petitjean pour courir les Jeux. En même temps que Lemaître annonce prendre une retraite prématurée - elle n'a que 21 ans en Chine - Lecointre tâtonne pour se trouver une nouvelle équipière. L'automne dernier, Géron se présente enfin, forte d'une expérience riche. A 23 ans, elle a déjà entre autre été vice-championne d'Europe jeune d'Europe, membre de l'Equipe de France Jeune en Laser Radial, coureuse de Melges 24 et skipper d'un équipage de match-race. Associées pour la première fois à l'international sur la SOF, Lecointre et Géron y terminent 18e.
Ingrid Petitjean (7) & Nadège Douroux (8), licenciées à la SN Marseille.
1e du classement mondial depuis qu'elles ont terminé 5e de la dernière Semaine olympique française.
Pour les deux Marseillaises qui naviguent ensemble depuis 1999, cette place est loin de leur être inconnue, puisqu'elles l'ont déjà occupée d'octobre 2003 à mai 2006 ! Et pour cause : elles glanent tous les podiums des épreuves internationales. Vice-championnes du monde en 2003 et en 2007, la seule ombre à leur tableau reste l'épreuve olympique. En 2004, contre toute attente, l'équipage termine 10e à Athènes. En 2008, quelques semaines avant le départ en Chine, Douroux déclare forfait et est remplacée par Gwendolyn Lemaître. Aussi performante soit leur nouvelle association, Petitjean et Lemaître butent sur d'autres difficultés et se contentent d'une 11e place. Aujourd'hui, après une pause de quelques mois dédiée aux études, Petitjean et Douroux se retrouvent pour une troisième préparation olympique, confiantes et plus motivées que jamais. Retrouvez Ingrid Petitjean et Nadège Douroux sur leur site, ici.
Pierre Leboucher (2) & Vincent Garos (1), licenciés à l'ASPTT Nantes et au SNO Nantes.
12e au classement mondial, après avoir terminé 5e du championnat du monde 2008, à Melbourne, et 3e de la Semaine olympique française, fin avril, à Hyères.
Garos s'inscrit comme l'un des meilleurs équipiers de sa génération : en son temps, il truste les premières places des classements nationaux en Equipe, puis en 420, avant de passer en 470 avec Pierre Leboucher. En 470, l'équipage est d'abord repéré pour ses coups de maîtres dans le petit temps, avant de s'imposer quelques soient les conditions. Vainqueur de la SOF en 2007, l'équipage nantais talonne Charbonnier et Bausset pendant la dernière saison de sélection olympique et s'incline finalement d'un fil. Discrets et réservés, les deux équipiers n'en sont pas moins touche à tout : vainqueurs du Spi Ouest en 2003, Ministes... Retrouvez Pierre Leboucher et Vincent Garos sur leur site, ici.
Nicolas Charbonnier (5) & Baptiste Meyer Dieu (19), licenciés au YC Antibes et au CN Nice.
3e au classement mondial, essentiellement grâce aux résultats de Charbonnier - Meyer Dieu n'ayant commencé à courir avec lui qu'en 2009 - : médaille de bronze en Chine cet été et 4e du championnat du monde de Melbourne.
Charbonnier, considéré depuis toujours - et à raison - comme un barreur de talent, a signé ses premiers résultats en Optimist (deux titres de champion de France). Après deux saisons courues en 420, il s'aligne en 470 aux côtés de Stéphane Christidis et est entrainé par... Baptiste Meyer Dieu. Peu avant les sélections françaises pour les Jeux d'Athènes, il s'associe à Tanguy Cariou. En 2005, il revient avec Olivier Bausset, son copain d'enfance, avec lequel il remportera la médaille de bronze aux Jeux de Pékin. Bausset s'étant tenu à sa décision d'arrêter le haut niveau, Charbonnier retrouve Baptiste Meyer Dieu en début de saison 2009. Avant de devenir entraîneur, Meyer Dieu naviguait lui même en double jusqu'en 1999. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le nouvel équipier de Charbonnier revient donc tardivement à la compétition, après une interruption de plus de dix ans, et en ayant connu son barreur dans une relation d'entraineur à coureur. Mais l'association semble fonctionner : l'équipage remporte l'épreuve de Palma et termine 4e de la SOF. Retrouvez Nicolas Charbonnier sur son site, ici.
49er
Emmanuel Dyen (9) & Stéphane Christidis (12), licenciés au CNV Aix-les-Bains et à l'EV Cagnes-sur-Mer.
9e au classement mondial, compte tenu des résultats de Dyen, finaliste aux Jeux de Pékin aux côtés de Yann Rocherieux.
Néanmoins, Christidis lui-même terminait 11e des Jeux d'Athènes aux côtés de Marc Audineau, avant de s'associer à Pierre Pennec puis Morgan Lagravière. Dans cette configuration, les sélections françaises pour 2008 se sont jouées extrêmement serrées et les équipages de 49er ont choisi de se recomposer dès le début de l'offensive 2012. Dyen et Christidis, 20e à Palma lors de leur premier rendez-vous international, ont réalisé une belle performance en terminant 4e de la Semaine olympique française, quelques jours plus tard. Leur nouvel équipage, présenté comme évident, est en passe de remporter son pari. Retrouvez le blog technique d'Emmanuel Dyen, ici.
Morgan Lagravière (13) & Yann Rocherieux (15), licenciés à l'YC Pointe Rouge et au CN de Sciez.
22e au classement mondial, essentiellement grâce aux résultats de Lagravière obtenus aux côtés de son ex équipier, Stéphane Christidis.
Avant de se séparer, les deux Sudistes avaient glané les succès en 2007 : 4e du championnat d'Europe et 7e du championnat du monde. Rocherieux quant à lui, a terminé 10e des Jeux de Pékin aux côtés d'Emmanuel Dyen. Ensemble, Lagravière et Rocherieux viennent de terminer 6e de la SOF. Avant de se lancer précocement en 49er, Lagravière naviguait en 420, parmi les meilleurs Farnçais, jusqu'en 2005. Rocherieux quant à lui, a couru en Laser jusqu'à se lancer en 49er en 2002.
Star
Xavier Rohart (4) & Pierre-Alexis Ponsot (23), licenciés à La Pelle - Marseille et au SNO Nantes.
9e au classement mondial, essentiellement grâce aux résultats obtenus par Rohart aux côtés de son ancien équipier, Pascal Rambeau : 6e des Jeux de Pékin et vice-champion du monde 2007.
L'ex équipage est en outre médaillé de bronze aux jeux d'Athènes, en 2004. Un an plus tôt, Rohart et Rambeau avaient créé l'événement en remportant le championnat du monde à Cadix, alors qu'ils ne naviguaient ensemble que depuis quelques semaines. Ex Finniste, Rohart s'était mis au Star quelques années auparavant ; Rambeau avait lui aussi abandonné le solitaire lourd pour rejoindre Rohart en Star. L'année précédant les Jeux de Pékin, leur résultat au championnat du monde leur fait espérer le meilleur - hélas, les difficultés se multiplient à quelques mois de l'échéance et l'équipage rate le podium pour quelques points. La séparation de l'équipage, annoncée de longue date, ne signe pas la fin de la carrière des deux hommes pour autant. Rambeau passe au match-race, Rohart recherche un nouvel équipier pour relever le défi de Londres. Pierre-Alexis Ponsot, ex Finniste, ex tacticien de match-race, ex équipier de Soling en course pour les Jeux de Sidney, semble aujourd'hui faire l'affaire. Les deux hommes, vainqueurs de la dernière Semaine olympique française, jaugent l'avenir avec confiance. Retrouvez Xavier Rohart sur son site, ici.
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Pour les femmes, le match-race deviendra olympique aux Jeux de Londres. Les noms des athlètes retenues en Equipe de France seront communiqués cet été.
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24/04/2009 - 16:50
Ou comment faire du neuf avec de l’ancien
, ça ne se trouve pas sous le pas d'un cheval. Aussi le fonctionnement du haut niveau français a-t-il été revu et corrigé... De la diminution du nombre d'athlètes retenus en Equipe à la (ré)édition des collectifs jeunes, en passant par le remaniement de l'encadrement, le DTN Philippe Gouard montre comment d'un bon coup de balai, on dépoussière une stratégie.
15/01/2009 - 20:20
Les nouveaux couples de Londres
Alors que Philippe Gouard, le Directeur technique national de la FFV, se verrait bien parier sur six médailles pour les Jeux de Londres 2012, les athlètes de l'Equipe de France refont leurs équipages. Tour d'horizon des changements d'amure.
15/01/2009 - 06:40
Questions impertinentes à Claire Leroy
Claire Leroy, championne du monde de match-race féminin et première du classement mondial depuis trois ans, vient d'accoucher d'un monstre. En quelque sorte... Ces dernières années, elle a si bien milité auprès de l'ISAF pour que sa discipline devienne olympique, qu'elle a réussi son coup ! Le match-race sera bien aux Jeux de Londres en 2012... Mais Claire, y sera-t-elle, elle ? Déconcertante par son humilité, elle nous livre ses doutes, comme autant de preuves qu'elle n'a pas oublié de sérieusement réfléchir au problème !