Actualité à la Hune

Record Marseille-Carthage / Défi Terrésens

53 heures, 40 nœuds et 4 mètres de creux avec un cata de sport… Dingue !

480 milles entre Marseille et Carthage, la traversée de la Méditerranée sur le parcours du record officiel... Sur un Hobie Cat Fox de série (6,10 mètres) !?! Yvan Bourgnon et Jérémie Lagarrigue l'ont fait la semaine dernière, inaugurant ce nouveau défi, baptisé Terrésens, en 52h 53min et 52sec !! 7,7 noeuds de moyenne, dans un vent atteignant parfois 40 noeuds et des creux de 4 mètres... Il ne fallait pas avoir froid aux yeux ! Le skipper revient sur ces deux jours hallucinants !

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  • Publié le : 16/09/2010 - 05:56

Départ sportif L'image du départ de Marseille du Défi Terrésens donnait déjà le ton : la traversée de la Méditerranée serait musclée ! Pourtant, un détail attire l'oeil : les marins sont partis sans gants ! Photo © Antoine Beysens (Défi Terrésens) En plus des lauriers cueillis en course au large et sur les grands records océaniques (voir l'extrait des palmarès des co-skippers ci dessous), ils sont fanas de cata de sport. Yvan Bourgnon a d'ailleurs fondé le Team Ocean en 2006 et décroché le titre de champion de France des raids en F18, en 2008. Jérémie Lagarrigue, lui, cumule trois titres de champion de France en F18 et un de vice-champion du monde 2008 aux côtés de Franck Cammas. Ça cause.

Défi Terrésens : Méditerranée express Yvan Bourgnon et Jérémie Lagarrigue ont avalé la Méditerranée, de Marseille à Carthage, en 53 heures, soit 7,7 noeuds de moyenne ! Photo © D.R. (Défi Terrésens) Ils sont tellement accrocs que cela cogite. Bourgnon court l'Archipelago en Suède, le raid F18 le plus corsé du calendrier, et tripe. Il adore la difficulté de cette épreuve ; il se demande combien de temps les coureurs pourraient tenir à ce rythme, sans s'arrêter - l'Archipelago se dispute en plusieurs étapes.

48 heures lui semblent être la bonne durée. Il réfléchit à un défi. Un parcours suffisamment excitant, une météo plutôt aléatoire : c'est la traversée de la Méditerranée qui s'impose à lui, entre Marseille et Carthage, le parcours officiel du record. (Pour le WSSRC, Franck Cammas et ses équipiers sont les actuels détenteurs du record absolu de cette traversée, à bord de Groupama 3 : 17h 8min et 53sec. Dans les faits, comme nous l'a judicieusement fait remarquer l'un de nos lecteurs, Pascal Bidégorry et son équipage de Banque Populaire V ont explosé ce chrono en mai dernier, abaissant la barre à 14h 24min et 34sec, ndr.)

Hobie Cat Fox C'est sur un Hobie Cat Fox non modifié que Bourgnon et Lagarrigue ont étalonné le Défi Terrésens, car l'idée est que ce record reste "accessible"... Ils se seront néanmoins entraînés une année pleine avant de se lancer. Photo © Pascal Melin (Défi Terrésens) Bourgnon recrute donc Lagarrigue. Les deux hommes choisissent un cata de sport de série de 20 pieds, un Hobie Cat Fox, et c'est parti. Le 8 septembre dernier, ils s'élancent de Marseille pour ouvrir la voie de ce nouveau Défi baptisé Terrésens.
52h 53min et 52sec plus tard, ils arrivent à Carthage et établissent un temps de référence en cata de sport après une traversée musclée de la Méditerranée. Record à battre.


v&v.com : Comment s'est passée cette nav' de dingues ?

Yvan Bourgnon :
D'une manière assez étonnante, en fait ! Vu que notre bateau est assez puissant, fait pour naviguer dans les petits airs, on avait l'intention de partir avec une météo plutôt calme - avec 14 noeuds de vent, on a déjà atteint notre vitesse maximale... Mais la météo méditerranéenne étant ce qu'elle est, on n'a finalement pas eu de médium. On a fait un tiers du parcours dans la pétole et le reste dans du vent fort. Aucun regret ! Ça nous a permis de naviguer dans des conditions fantastiques, avec un plaisir fabuleux ! On a descendu de ces vagues ! Moi, personnellement, je n'en avais jamais descendues des comme ça ! Des vagues de malades ! Quand la bateau arrivait en bas, il fallait le freiner pour qu'il ne rentre pas dans la précédente ! On s'est fait 35-40 heures dans ces conditions, un peu tendues, un peu chaudes, mais vraiment de bons souvenirs !

v&v.com : Vous espériez descendre en dessous des 48 heures pour cette traversée. Finalement, vous la bouclez en près de 53 heures... Vous êtes déçus de cette performance ?
Y.B. :
Notre objectif était d'établir un temps de référence et surtout d'arriver de l'autre côté avec ce genre de bateau, un Hobie de série, celui de monsieur tout le monde, que l'on voit le long des plages l'été et dans les clubs. Là-dessus, on nous a demandé combien de temps on comptait mettre. Connaissant notre vitesse, on a imaginé pouvoir faire la traversée en 48 heures... On avait fait suffisamment d'heures d'entrainement et d'essais pour savoir que notre temps allait tourner autour de ça : 43, 45, 48 heures, 52, etc. On a fait 53, mais sur un tel défi, cela reste de petites différences.

Extrait des palmarès

Yvan Bourgnon. Vainqueur de la Transat Jacques Vabre, sur Primagaz, aux côtés de spn frère Laurent (1997). Record absolu des 24 heures en solitaire : 610 milles (2006 ; record repris par Coville, mais toujours valable en 60 pieds.) Champion de France de Raids en F18 (2008). Vainqueur de la Mini Transat (1995). Vainqueur du Mini Fastnet (1995). Vainqueur de la Transgascogne (1995).

Jérémie Lagarrigue. Détenteur du record absolu de vitesse sur l'Hydroptère, avec Alain Thébault (2009). Vice-champion du monde de F18 (2008). Champion de France de F18 (2005, 2006, 2007).

v&v.com : Comme il s'agit d'un record, on s'attend à ce que vous soyez associés avec le WSSRC... L'organisme va homologuer votre chrono ?
Y.B. :
Non ! Le WSSRC a déjà homologué un record de la traversée de l'Atlantique sur un cata de sport, puis s'est rapproché de l'ISAF. Et l'ISAF a mis son véto là-dessus, pour des raisons de sécurité et d'homologation de catégorie : il n'y aura plus jamais de records de ce type en catamaran de 20 pieds... Mais nous, ça nous intéressait d'ouvrir une nouvelle voie en cata de sport.

v&v.com : Vous parlez de vos déboires météorologiques : vous avez calculé votre fenêtre météo, fait appel à un routeur comme on voit habituellement pour un record ?
Y.B. :
Non, non, non ! On a géré notre météo nous-mêmes, sans faire appel à un routeur. Avant le départ, nous avions accès aux fichiers météo très précis de Météo France et ensuite, on n'avait que notre GPS. L'état d'esprit de ce record, c'est aussi de revenir sur un concept simple, avec des valeurs simples, sans partir dans des délires pas possibles comme on peut voir sur certains des records actuels : un petit bateau, deux personnes, traverser la Méditerranée, pas d'assistance, pas de routage. Cela reste un projet abordable financièrement.

v&v.com : Dans la mesure où ce Défi Terrésens est appelé à devenir pérenne à partir de 2011, ce sont des conditions sine qua non ?
Y.B. :
Le règlement du Défi Terrésens va être publié pour le Salon nautique de Paris. Le sponsor, qui se soucie de l'écologie, envisage de verser la moitié de la prime à une association qui partage ces valeurs. Pour les détails, on est en pleine finalisation. Pas d'assistance, pas de routage... Pour le cata, on parle de 18 à 21 pieds - 18 pieds, ça me semble chaud. Mais cela devra rester des catas de sports standard, sans modification, donc accessibles. Aujourd'hui, on en voit des "catas de sport" qui tentent des records : ils font un mètre de haut, ils ont une cabine bientôt... Mais moi, j'appelle plus ça un cata de sport ! Un cata de sport, ça fait 30 centimètres de haut, on est au trapèze pendu par un câble.

Seaux d'eau Traverser la Méditerranée en cata de sport non modiflié : le défi n'est pas anodin ! Mais Yvan Bourgnon et son sponsor Terrésens espèrent le pérenniser dès l'année prochaine ! Photo © Antoine Beysens (Défi Terrésens) v&v.com : Cela reste un défi plutôt chaud, non ?
Y.B. :
Au début, il me faisait un peu peur, mais maintenant que nous l'avons relevé, il ne me semble pas fou. Maintenant, on sait comment se préparer, quels détails sont à améliorer. On a appris plein de choses sur cette traversée ! Comment freiner le bateau au bas des vagues, quel choix de voiles faire...

Hobie Cat Fox

Longueur
Largeur
Voilure
GV
Foc
Spi
Poids
Matériau

Homologation CE

Architecte
Constructeur

6,10 m
2,60 m
22,85 m2
18 m2
4,85 m2
25 m2
190
Sandwich mousse

C

Bukenburg
Hobe Cat Europe

v&v.com : Comment s'est fait le choix de l'Hobie Cat Fox ?
Y.B. :
Assez naturellement. On voulait un 20 pieds parce que cela nous semblait être la bonne taille et le Fox était le bateau qui nous semblait le plus fiable. Il y en avait de plus rapides, certainement, mais d'une technologie un peu plus risquée... Il ne faut pas oublier que cela reste des bateaux faits pour être menés par mer plate le long des plages. Nous, nous avons sollicité le bateau comme jamais ! Il valait mieux qu'il soit solide ! Et là-dessus, Hobie Cat est imparable.

v&v.com : Quel bilan technique faites-vous ?
Y.B. :
Qu'il faut être raisonnable en surface de voile. Le Fox est un bateau assez ancien déjà, mais ceux qui sortent maintenant, comme le Nacra 20 pieds, ont beaucoup plus de toile, des GV à corne... Ce sont des choses qu'il ne faut pas mettre. On avait fait le choix d'avoir deux spis, un petit et un grand, c'était très bien. On n'a pas fait de modifications conséquentes, car on voulait garder le bateau d'origine. Par contre, on a doublé des câbles, fait des épissures en plus... C'est bien d'assurer le coup là-dessus. On a fait une prise de ris renforcée sur la GV. On avait du matériel de rechange dont on ne s'est pas servi... Le plus important pour un défi comme ça, c'est de se préparer soi ; c'est vrai qu'on a navigué beaucoup avant, en "haute-mer", dans la baston... Même si on a découvert plein de choses malgré tout, car naviguer une heure par 30 noeuds dans la baie de Quiberon n'apporte pas la même chose que quand tu fais 40 heures dans quatre mètres de creux ! Là, on a découvert des choses assez drôles : la poutre arrière du Fox est très basse et on avait peur que cela mette de gros coups de raquette en touchant dans les vagues... En fait, pas du tout : quand on descendait la vague, la poutre arrière se posait sur l'eau et ça faisait un frein tout doux. Au lieu d'arriver à 20 noeuds en bas de la vague, on arrivait à 15 noeuds, ce qui nous a plutôt apporté en fait. Car le plus gros problème a effectivement était celui-là : comment freiner ce genre de bateau, sachant qu'on ne peut pas vraiment réduire la toile non plus car la vague, il faut aussi la remonter. Entre descendre la vague à 20 noeuds et la remonter à 10, il y avait de sacrés écarts de vitesse. Finalement, on a passé notre temps à mettre une jambe dans l'eau pour nous freiner... Je savais même pas qu'on pouvait faire un truc pareil ! A l'arrivée, on avait plus mal aux jambes qu'aux bras !

Dormir !! De nuit, Jérémie Lagarrigue ayant du mal à barrer dans les vagues, il a souvent préféré laisser faire son coéquipier. Mais pour ce qui est de dormir, ce n'était pas au programme de ces 53 heures de nav'. Photo © Antoine Beysens (Défi Terrésens) v&v.com : Vous avez souffert physiquement dans cette traversée ?
Y.B. :
Un petit peu, surtout à cause du sel dans les yeux. Mais physiquement, ça allait encore. Ce que j'ai trouvé vraiment difficile, c'est la concentration, le maintien de la vigilance alors que l'on était dans l'impossibilité de récupérer parce que si on se relâchait quelques secondes, on risquait vraiment le chavirage.

v&v.com : Vous n'avez jamais chaviré ?
Y.B. :
Non, non. On était préparés à cette éventualité, mais on voulait vraiment l'éviter. Surtout dans la nuit, par quatre mètres de creux, avec le risque de casser du matériel.

v&v.com : Vous avez pu dormir ?
Y.B. :
Très peu. Quelques flashes de quelques secondes. On a l'écoute dans la main, on essaie de récupérer un petit peu. Et c'est tout...

v&v.com : Ça mouille beaucoup...
Y.B. :
T'as vu les photos ! T'es sous l'eau en permanence. C'est le Kärcher. Quand je suis arrivé, j'étais quasiment aveugle ! On a essayé de mettre des masques de ski, mais ils sont très vite piqués par le sel. On en a amenés quatre chacun, mais ça n'a pas suffi. Il y a un moment où t'as tellement mal aux yeux que tu n'arrives plus à regarder devant. Moi, y'a des moments où je barrais en regardant derrière, en regardant le sillage et la vague pour essayer d'anticiper.

v&v.com : Entre la température de l'eau et le reste, cela n'implique-t-il pas qu'il y ait une saison pour ce record ?
Y.B. :
Oui, ce sera ouvert du 15 avril au 15 octobre ou quelque chose comme ça. On veut mettre un cadre de sécurité, notamment pour ce qui est du matériel. Nous, nous portions un gilet de sauvetage et un sac à dos sur mesure, avec tout dedans : balise de détresse, VHF, GPS... Si on tombait à l'eau, il fallait avoir tout prévu. Aujourd'hui, à la fois on peut prendre des risques sur ce genre de défi extrêmes, à la fois il n'est pas question de perdre un mec parce que l'on a été inconscient, négligeant d'embarquer tout ce qui se fait comme matériel de sécurité.

v&v.com : Vous parlez de l'équipement, des masques... Moi, j'ai vu des photos du départ où vous ne portiez pas de gants, ça m'a marquée.
Y.B. :
Oui, ça, c'est une petite anecdote : on a oublié nos gants, en fait. C'est assez drôle parce qu'une heure après le départ, on s'est regardés quasiment en même temps et on s'est dit <P..., on a oublié les gants !> Dans toute notre préparation, c'est le seul truc qu'on a oublié. Au moment de partir le matin.

v&v.com : Vous avez dû morfler, non ?
Y.B. :
Des mains, pas tant que ça. C'est surtout au niveau des fesses, du cou et du dos qu'on a pris cher.

v&v.com : Qu'aviez-vous comme combinaison ?
Y.B. :
Des combinaisons sèches, offshore, comme celles utilisées sur la Volvo et sur les trimarans. On était bien équipés et c'était nécessaire !

v&v.com : Vous avez eu des coups de stress ?
Y.B. :
Il y a eu des moments de tension... Quand le bateau se met à charger à l'avant, que l'eau rentre jusqu'au pied de mât, que tout est sous l'eau, est-ce qu'on va y aller, est-ce qu'on va pas y aller ? De nuit, surtout... Quand le bateau se retourne, tu peux rester sous le trampoline, machin... Mais jamais on n'a eu de moments de panique. On est toujours restés calmes, concentrés. On s'est relayés à la barre quand il fallait. On a pris des ris, renvoyé, pris des ris, tout ça sereinement.

v&v.com : Vous avez croisé beaucoup de ferries ?
Y.B. :
Non, pas grand monde, en fait, ce qui nous a pas mal surpris d'ailleurs ! Mais on a vu tortues, dauphins, baleines... Une belle queue de baleine, juste devant les étraves apparemment, m'a dit Jérémie qui s'est fait un peu peur, mais moi je ne l'ai pas vue.

Yvan Bourgnon En deux jours, les organismes ont eu le temps de morfler ! Fesses, dos et cous sont douloureux, mais Yvan Bourgnon se plaint surtout d'être arrivé à Carthage aveuglé par le sel. Photo © Antoine Beysens (Défi Terrésens) v&v.com : Vous avez fait des pauses ?
Y.B. :
La seule pause qu'on a eue, c'est lorsqu'on a plus eu de vent pendant quelques heures, le long de la côte de Sardaigne. Après la première journée où on avait pas mal morflé, c'était bien venu sur le plan physique. Mais en même temps, sur le plan intellectuel, on a dû rester très concentrés car on ne voulait pas perdre trop de temps, notamment pour ne pas rater le prochain créneau météo.

v&v.com : Jérémie Lagarrigue qui connaît bien ce genre de support était une bonne carte à jouer dans ce défi, non ?
Y.B. :
Oui, on était super complémentaires ! Lui est le spécialiste du cata de sport par excellence et moi, j'ai la connaissance du large. De nuit par exemple, je barrais beaucoup plus que lui car il avait du mal à voir les vagues. Globalement, lui était très réfléchi, très dans l'anticipation, alors que moi je suis un peu fougueux... Or dans cette traversée, il y a eu quelques moments où il fallait calmer le jeu, prendre un ris.

v&v.com : Vous dites que vous n'aviez pas d'assistance pendant la traversée, mais on a quand même vu des photos prises au large...
Y.B. :
On avait un bateau suiveur qui avait interdiction de nous aider en quoi que ce soit, mais qui avait par contre deux missions : faire des images de cata de sport en haute mer, qui n'existaient pas jusqu'alors, et assurer la sécurité en cas de danger majeur. C'était un 60 pieds puissant, avec de la toile, mais on ne les a vus que trois fois dans la traversée ! Car même avec toute la toile, ils avaient vraiment du mal à nous suivre !

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Et aussi

La photo à la Hune de l'arrivée à Carthage d'Yvan Bourgnon et Jérémie Lagarrigue, ici.
Le site dédié au Défi Terrésens, ici.

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Vos commentaires

    • Si je ne m'abuse, c'est Pascal Bidegorry qui détenait le record plutôt que Franck Cammas, non ?

      Ajouté par adavancens le 16/09/2010 - 11:05
    • Exact ! Pascal Bidégorry et son équipage de Banque Populaire V ont tapé le record de la Méditerranée en mai dernier : 14 heures, 20 minutes et 34 secondes ! Seul point de flottement : le chrono n'a pas encore été inscrit sur les tablettes du WSSRC (http://www.sailspeedrecords.com/wssrc-ratified-passage-records.html)... Le rôle du WSSRC ne semble décidément pas toujours facile à tenir. Mais en attendant, merci de ce commentaire ! / Manon

      Ajouté par mborsi le 16/09/2010 - 11:56