Actualité à la Hune

Championnat de France des croiseurs légers

Tous à Thonon sur le Léman !

Du 25 au 28 mai, le championnat de France des croiseurs légers de la FF Voile, organisé par la Société Nautique du Léman Français, se dispute sur le célèbre lac. Une centaine de bateaux sont attendus sur l’un des plus beaux plans d’eau intérieur d’Europe et dans des paysages à couper le souffle. Et il reste des places ! Les «petits Suisses» sont attendus de pied ferme…
  • Publié le : 14/05/2017 - 00:01

Championnat de France Intersérie des Croiseurs LégersAprès Aix-les-Bains en 2015 puis Cazaux en 2016, le championnat de France Intersérie des Croiseurs Légers a lieu cette année à Thonon-les-Bains.Photo @ FFVoile
Non le Léman n’est pas que Suisse avec ses Toucan et autres engins totalement fous qui volent dès le moindre zéphyr ! Il y a pléthore de petits croiseurs habitables symbolisant des décennies de plaisance. Et c’est justement sur la rive française du lac, et grâce à la Société Nautique du Léman français à Thonon-les-Bains que va se dérouler le championnat de France des croiseurs légers à la fin du mois de mai. Ce club, créé en 1921, est l’un des plus anciens de France. Quant à l’école de voile, elle date de mai 1968 et a accompagné l’essor du nautisme. La SNLF qui compte quelque 250 membres est basée sur le ravissant port de Rives et ses 800 anneaux.

Pour Richard Le Tyrant, le jeune président du club (il a 34 ans) et qui a débuté ici même en Optimist avant de passer sur Laser : «C’est à la fois une chance et un joli challenge d’organiser une telle épreuve. Rien que pour le club, cela va mobiliser une cinquantaine de bénévoles chaque jour durant le championnat. C’est une grosse logistique que l’on a commencé à mettre en place depuis maintenant quasiment un an. Toute l’équipe d’organisation veut donner le maximum pour accueillir au mieux les concurrents, et que ce championnat soit convivial et réussi.»

Richard Le TyranRichard Le Tyrant, président de la Société Nautique du Léman français créée en 1921. Photo @ SNLF
Si les équipages français viennent en nombre (ils sont déjà 80 inscrits à moins de trois semaines de l’événement), Richard Le Tyrant espère que les «voisins» suisses vont participer à la fête : «il y a un fort potentiel de bateaux et l’idée c’est d’en intéresser le plus grand nombre. Nous voulons promouvoir l’événement et inciter les gens à venir courir ce championnat de France», explique-t-il. Il faut savoir en effet que, sur la partie suisse du Léman, les courses se disputent selon la jauge SRS, quand, côté français, c’est en Osiris. Les deux formules ne sont pas si éloignées et les organisateurs sous la houlette de Jacques Pottier, le délégué régional, ont donc prévu des passerelles pour mettre tout le monde sous la jauge Osiris et sur le même pied d’égalité, sans que ce soit ni compliqué ni onéreux. Mais pour l’instant, les régatiers suisses se font un peu attendre.

Gilles Raymond, pilier du club depuis des années, est notamment en charge de la formation régate, à bord des fameux Surprise, toujours aussi fringants quarante ans après leur lancement. Il espère non seulement que les membres du club représenteront dignement leurs couleurs, mais que l’événement permettra de redynamiser un peu les petits croiseurs côtiers. «Comme l’activité nautique est très riche sur le Léman, nombre de régatiers ont eu tendance à délaisser les petits bateaux pour embarquer à bord de plus grosses unités, et ont aussi bien modifié leur bateau en les «boostant» pour le petit temps», explique-t-il. La caractéristique de ce championnat de France des croiseurs légers est de faire régater ensemble sur des parcours construits des bateaux de toutes générations et de tout type, à condition qu’ils mesurent entre 5 et 8,50 mètres. Edel 2, Longtze, 747, Surprise, J/22 et J/70, First 18, Express 600, Melges 24, Hélium, Neptune 650, Mach 650… vont donc croiser le fer quatre jours durant.

SNLFLa Société Nautique du Léman français (SNLF) prépare les jeunes à la régate en habitable sur croiseur léger. Photo @ SNLF
Et la météo dans tout ça ? Il y a grosso modo trois types de vent sur le lac à cette période de l’année : brise thermique, bise soufflant du Nord et vent d’Ouest. «Mais il n’y a jamais rien de figé et l’on peut avoir ces trois configurations sur quatre jours, précise Richard Le Tyrant. N’empêche : cela reste un plan d’eau plutôt exceptionnel. Il y a la Suisse en face, des conditions de vent variées, les montagnes en arrière-plan… et celles et ceux qui vont le découvrir ne devraient pas être déçus.» C’est dit !

Pour s’inscrire, c’est ici : http://evenements.ffvoile.fr/cfcl/documents-de-course/inscription-en-ligne.aspx