Photo à la Hune

Voiles et voiliers n° 564

L’histoire d’une photo

  • Publié le : 18/01/2018 - 10:03
françois gabart

Vincent Curutchet suit François Gabart et la construction de son monocoque Macif pour le Vendée Globe depuis sept ans. Il nous raconte la genèse de la photo prise à bord du trimaran Ultim que nous publions en couverture du numéro 564 de février : «Nous sommes en convoyage de Brest à Port-la-Forêt en septembre, et j’ai juste une petite journée pour réaliser la banque d’images avant que François ne débute son stand-by pour le record du tour du monde en solitaire. Lui se prête comme toujours avec bienveillance et professionnalisme à l’exercice consistant à le photographier en train de manœuvrer, à la barre, à la table à carte, se reposant, mangeant, bricolant… À un moment, François va à l’étrave de Macif pour vérifier un emmagasineur de voile d’avant. Je me tiens sur le filet juste derrière le bras avant. C’est la première fois depuis que nous sommes partis qu’il ne pose pas. Il ne s’occupe plus de moi et même si je ne l’ai pas vu venir, je l’observe et j’ai ce sentiment de pouvoir enfin le photographier librement sans lui prendre la tête ! Je suis au 80-200 et dans le viseur il y a ce bleu du bras au premier plan, les voiles, le ciel, la mer, et cette lumière dans ses cheveux. Je déclenche.» On a envie d’ajouter que l’un des meilleurs photographes de mer du moment – il est réputé pour ses portraits à bord – a fait l’an dernier en amont les photos d’Armel Le Cléac’h, triomphateur du Vendée Globe, de Thomas Coville et de Jean-Luc Nélias, vainqueurs de la Transat Jacques Vabre… et de François Gabart, nouveau recordman du tour du monde en solo. Hasard ? A priori non. Porte-bonheur ? A priori oui. À bon entendeur… D.R.